mercredi 24 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2301142 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP SAMMUT CROON JOURNÉ-LÉAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 mai 2023 Mme B C et M. D C, représentés par Me Callon, demandent au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Langres à leur verser la somme totale de 85 826,68 euros en réparation des préjudices qu'ils ont subis ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Langres la somme de 1 500,00 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le centre hospitalier de Langres a commis une faute de nature à engager sa responsabilité lors de la prise en charge de Mme C le 2 août 2012 dans le cadre de son accouchement ;
- cette faute a contribué à l'apparition de lésions neurologiques chez Mme A C, leur fille, à hauteur de 30 % ;
- cette faute leur a causé des préjudices propres qui doivent être évalués de la manière suivante :
' 40 000,00 euros au titre du préjudice d'affection de chacun d'entre eux ;
' 200 000,00 euros au titre de leurs préjudices extra-patrimoniaux exceptionnels distincts du préjudice d'affection ;
' 39 732,00 euros au titre de la perte de revenus de Mme C ;
' 6 356, 95 euros au titre de frais divers ;
- le centre hospitalier de Langres étant responsable à hauteur de 30% des préjudices subis et la somme totale de 12 000,00 euros leur ayant déjà été versée au titre du préjudice d'affection, la somme totale devant être mise à la charge de l'établissement s'élève à 85 826,68 euros.
Par des mémoires en intervention enregistrés les 28 juillet 2023 et le 20 juin 2024, la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de Langres à lui verser la somme de 1 732,09 euros, assortie des intérêts à compter du prononcé du jugement, au titre des débours qu'elle a exposés pour le compte de Mme A C.
Elle soutient que Mme A C a été victime d'un accident dont la responsabilité incombe au centre hospitalier de Langres à hauteur de 30%, que le montant des prestations qu'elle a versées en rapport avec les soins liés à cet accident s'élève à la somme de 46 407,62 euros et que la somme de 6 095,10 euros lui a déjà été versée par cet établissement.
Par des mémoires en défense enregistrés les 6 février et 21 juin 2024, le centre hospitalier de Langres, représenté par Me Journé-Léau, demande au tribunal de limiter sa condamnation à la somme de 609,30 euros s'agissant des demandes de Mme et M. C et à la somme de 1 732,09 euros s'agissant des demandes de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne.
Il fait valoir que :
- il n'est responsable des préjudices subis qu'à hauteur de 30% ;
- le préjudice d'affection de Mme et M. C a déjà été indemnisé ;
- le préjudice lié à des frais de crèche est établi à hauteur de 2 031,00 euros ;
- les autres préjudices ne sont pas établis.
La clôture de l'instruction a été fixée au 8 mars 2024 par une ordonnance du 20 février 2024.
En application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées :
- par un courrier du 14 juin 2024, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que la demande de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne tendant à ce que lui soient alloués, à compter de la date du jugement à intervenir, des intérêts au taux légal sur la somme que le centre hospitalier de Langres est susceptible d'être condamné à lui verser est dépourvue de tout objet et par suite irrecevable dès lors qu'en vertu de l'article 1231-7 du code civil et même en l'absence de demande en ce sens, tout jugement prononçant une condamnation à une indemnité fait courir les intérêts au taux légal au jour de son prononcé jusqu'à son exécution ;
- par un courrier du 28 juin 2024, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires tendant à obtenir réparation du préjudice d'affection, Mme et M. C ayant conclu avec l'assureur du centre hospitalier de Langres une transaction ayant pour objet la réparation de ce chef de préjudice.
Les parties n'ont pas produit d'observation en réponse à ces informations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Henriot,
- les conclusions de M. Friedrich, rapporteur public,
- et les observations de Me Journé-Léau, représentant le centre hospitalier de Langres.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a accouché au sein du centre hospitalier de Langres le 2 août 2012. Du fait de complications survenues lors de cet accouchement, Mme A C, la fille de Mme et M. C, a subi des lésions neurologiques qui lui ont causé un handicap sévère. À la suite de sa saisine par Mme et M. C, la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) de Champagne-Ardenne a, par un avis du 5 janvier 2015, estimé que le centre hospitalier de Langres avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité dans le cadre de l'accouchement du 2 août 2012 et qu'il était, de ce fait, responsable à hauteur de 30% des préjudices subis par Mme A C. Dans le cadre de transactions conclues le 8 juin 2016, la Société Hospitalière d'Assurances Mutuelles (SHAM), l'assureur du centre hospitalier de Langres, a indemnisé les souffrances endurées par Mme A C à hauteur de 2 310,00 euros et le préjudice moral de Mme et M. C à hauteur de 6 000,00 euros pour chaque parent. Par un avis du 17 mai 2022, la CCI de Champagne-Ardenne a estimé que l'ampleur des préjudices de Mme A C ne pouvait être évalué intégralement, en l'absence de consolidation de son état de santé, mais a invité la SHAM à lui adresser une offre d'indemnisation partielle. En septembre 2022, la SHAM a versé à Mme et M. C la somme de 50 000,00 euros à titre de provision en réparation des préjudices subis par Mme A C. Par un courrier du 16 mars 2023, Mme et M. C ont adressé au centre hospitalier de Langres une demande indemnitaire en vue de la réparation de leurs préjudices propres. Mme et M. C demandent au tribunal de condamner le centre hospitalier de Langres à leur verser la somme totale de 85 826,68 euros.
Sur la responsabilité du centre hospitalier de Langres :
2. Aux termes des dispositions de l'article L.1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".
3. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'avis de la CCI du 5 janvier 2015, que le 2 août 2012, lors de la prise en charge de Mme C au sein du centre hospitalier de Langres dans le cadre de son accouchement, le rythme cardiaque de l'enfant, Mme A C, a subitement ralenti de manière importante. Une telle bradycardie dans le contexte d'un accouchement constitue une anomalie majeure nécessitant l'intervention d'une équipe médicale élargie, comprenant notamment un médecin obstétricien et un anesthésiste. Dès lors, en ne mobilisant pas immédiatement l'ensemble du personnel médical adéquat, le médecin obstétricien étant intervenu seul, le centre hospitalier de Langres a commis un manquement constitué par un défaut d'organisation et de fonctionnement du service. Un tel manquement, qui n'est pas contesté par l'établissement, constitue une faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier de Langres.
Sur le lien de causalité :
4. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'avis de la CCI du 5 janvier 2015, que la faute commise par le centre hospitalier de Langres a eu pour conséquence de prolonger l'état d'hypoxie subi par Mme A C du fait de la bradycardie dont elle a été victime. Cette faute a contribué à la survenance des lésions cérébrales subies par Mme A C à hauteur de 30 %.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne le préjudice d'affection :
5. Aux termes des dispositions de l'article 2044 du code civil : " La transaction est un contrat par lequel les parties, par des concessions réciproques, terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître. () ". Aux termes de l'article 2052 du même code : " La transaction fait obstacle à l'introduction ou à la poursuite entre les parties d'une action en justice ayant le même objet ".
6. Il résulte de l'instruction que, par des transactions signées le 8 juin 2016, la SHAM, assureur du centre hospitalier de Langres, et Mme et M. C ont convenu du versement de la somme de 6 000,00 euros à chacun des parents en réparation du préjudice moral qu'ils ont subi du fait du handicap de leur enfant. Ces transactions précisent que l'indemnisation versée n'est pas provisionnelle et qu'elle vise à réparer intégralement le préjudice moral de Mme et de M. C. Il n'est pas contesté que la somme globale de 12 000,00 euros a effectivement été versée aux requérants. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que l'état de santé de Mme A C, qui était âgée de près de 4 ans en juin 2016, se soit aggravé depuis la conclusion des transactions, les lésions neurologiques dont elle a été victime et leurs conséquences ayant été décrites dans l'avis de la CCI du 5 janvier 2015. Par suite, Mme et M. C ne sont pas recevables à demander une indemnisation complémentaire de leur préjudice d'affection.
En ce qui concerne le préjudice d'accompagnement :
7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du 23 mars 2022 déposé devant la CCI, que Mme A C, dont l'état de santé n'est pas consolidé, est lourdement handicapée, les experts ayant estimé que son déficit fonctionnel permanent ne pourrait être inférieur à 80 %. Ainsi, elle présente un retard de développement important, nécessite une attention constante et éprouve des difficultés pour communiquer qui lui imposent notamment l'utilisation d'un classeur d'images. De plus, l'expertise a relevé un investissement important de Mme et M. C auprès de leur fille, Mme C, qui exerce le métier préparatrice en pharmacie, ayant notamment choisi, de ce fait, de réduire son activité professionnelle à 80 % d'un temps complet. Par conséquent, Mme et M. C ont subi, du fait du handicap de leur enfant, des troubles dans leurs conditions d'existence, un préjudice d'accompagnement ainsi qu'un préjudice d'incidence professionnelle, s'agissant de Mme C, distincts du préjudice d'affection, de la perte de revenus professionnels et du préjudice lié à la nécessité de recourir à l'assistance d'une tierce personne. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice pour la période du 2 août 2012 au 23 mars 2022 en l'évaluant de manière globale, s'agissant des deux parents, à la somme de 60 000,00 euros. Par suite, le centre hospitalier de Langres qui est responsable de ce chef de préjudice à hauteur de 30% devra verser aux requérants la somme globale de 18 000,00 euros à ce titre.
En ce qui concerne la perte de revenus de Mme C :
8. Il résulte de l'instruction que Mme C, qui exerce le métier de préparatrice en pharmacie a décidé de réduire son temps de travail de 35 heures à 28 heures hebdomadaires à compter du 3 décembre 2012 afin de s'occuper de sa fille qui nécessite l'assistance d'une tierce personne durant quatre heures par jour du fait de son handicap. Si le centre hospitalier de Langres fait valoir que le préjudice constitué par la perte de revenus de Mme C a déjà été indemnisé du fait de la réparation du préjudice lié au besoin de l'assistance d'une tierce personne de sa fille, il n'établit pas que la somme de 90 000,00 euros versée par son assureur à titre de provision, qui n'a donné lieu à la rédaction d'aucune transaction, aurait pour objet d'indemniser spécifiquement ce poste de préjudice. Dès lors, il incombe au centre hospitalier de Langres de réparer le préjudice subi par Mme C au titre de la perte de revenus à hauteur de 30%. Par suite, la perte de revenus nette subie par Mme C sur la période de 2013 à 2022 s'élevant à 39 732,72 euros, tel que cela résulte d'une attestation de l'employeur de la requérante corroborée par la production de fiches de paie et d'avis d'impôt sur le revenu, le centre hospitalier devra verser à celle-ci la somme de 11 919,82 euros en réparation de ce poste de préjudice.
En ce qui concerne les préjudices liés à divers frais :
9. En premier lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise du 23 mars 2022, que, du fait de son état de santé, Mme A C n'a pas pu être scolarisée à temps plein dès l'âge de trois ans. Mme et M. C établissent avoir exposé la somme de 2 031,00 euros afin qu'elle soit accueillie par la crèche municipale de la commune de Chaumont durant plusieurs heures par semaine jusqu'au 13 juillet 2018, ce qui n'est pas contesté par le centre hospitalier de Langres. Par suite, la somme de 609,30 euros sera versée par cet établissement, qui est responsable de ce préjudice à hauteur de 30 %, à Mme et M. C.
10. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que Mme et M. C ont eu recours aux services d'une formatrice afin d'apprendre à mieux appréhender le handicap de leur fille. Cette formatrice a suivi une formation relative au handicap et dispose d'une expérience professionnelle auprès d'enfants handicapés. Dès lors, les frais exposés par Mme et M. C dans ce cadre, d'un montant total de 1794,00 euros sont utiles et en lien avec le handicap de leur fille. Par suite, le centre hospitalier de Langres, qui est responsable de ce poste de préjudice à hauteur de 30 %, devra verser la somme de 538,20 euros à Mme et M. C.
11. En troisième lieu, si Mme A C a été scolarisée dans une école privée, ce qui a engendré des frais supplémentaires pour ses parents, il ne résulte pas de l'instruction que la scolarisation dans cette structure, qui n'est pas spécialisée dans le handicap, ait été rendue nécessaire par son état de santé. Par suite, le préjudice dont Mme et M. C demandent réparation à ce titre est sans lien avec la faute commises par le centre hospitalier de Langres.
Sur les droits de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne :
12. En premier lieu, la CPAM de la Haute-Marne a produit une note de débours ainsi qu'une attestation d'imputabilité selon laquelle elle a exposé la somme de 46 407,62 euros au titre des soins dispensés à Mme A C du fait des lésions cérébrales dont elle a été victime. Le centre hospitalier de Langres est responsable de la survenance de ces lésions à hauteur de 30 %, soit 7 827,19 euros. En outre, il est constant que l'établissement a déjà versé à la CPAM de la Haute-Marne la somme de 6 095,10 euros au titre de ce chef de préjudice. Par suite, le centre hospitalier de Langres devra verser à la CPAM de la Haute-Marne la somme complémentaire de 1 732,09 euros.
13. En second lieu, même en l'absence de demande tendant à l'allocation d'intérêts, tout jugement prononçant une condamnation à une indemnité fait courir les intérêts au taux légal au jour de son prononcé jusqu'à son exécution. La demande de la CPAM de la Haute-Marne tendant à ce que lui soient alloués, à compter de la date du jugement, des intérêts au taux légal sur la somme que le centre hospitalier de Langres est condamné à lui verser est donc dépourvue de tout objet et doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Langres, la somme globale de 1 500,00 euros au bénéfice de Mme et M. C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier de Langres est condamné à verser la somme globale de 19'147,50 euros à Mme et M. C.
Article 2 : Le centre hospitalier de Langres est condamné à verser la somme de 11 919,82 euros à Mme C.
Article 3 : Le centre hospitalier de Langres est condamné à verser la somme de 1 732,09 euros à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne.
Article 4 : Le centre hospitalier de Langres versera la somme globale de 1 500,00 euros à Mme et M. C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à M. D C, au centre hospitalier de Langres, à Relyens Mutual Insurance et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne.
Délibéré après l'audience du 3 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Deschamps, président,
Mme Alibert, première conseillère,
M. Henriot, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2024.
Le rapporteur,
signé
J. HENRIOTLe président,
signé
A. DESCHAMPSLe greffier,
signé
A. PICOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026