LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2301969

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2301969

vendredi 2 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2301969
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A de conclusions contestant des décisions de la caisse d'allocations familiales de l'Aube, notamment un trop-perçu de 40 000 euros et la suspension de ses droits. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. Il a d'abord jugé que les litiges relatifs aux prestations familiales (allocations, primes, etc.) relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. Ensuite, les conclusions à fin de suspension, fondées sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ont été rejetées car présentées sans requête distincte en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des mémoires et des pièces complémentaires, enregistrés les 26 août 2023, 5 septembre 2023, 11 septembre 2023, 27 septembre 2023, 3 octobre 2023, 5 octobre 2023, 6 octobre 2023, 8 octobre 2023, 10 octobre 2023, 17 octobre 2023, 18 octobre 2023, 19 octobre 2023, 26 octobre 2023, 1er novembre 2023, 26 décembre 2023, 30 avril 2024, 1er mai 2024, 6 mai 2024, 7 mai 2024 et 11 juillet 2024, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 25 août 2023 de la caisse d'allocations familiales de l'Aube ;

2°) d'annuler la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Aube lui réclamant un trop-perçu de 40 000 euros pour la période de 2018 à 2023 ;

3°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de l'Aube de lever la suspension de ses droits d'allocataires ;

4°) de lui rembourser les sommes résultant de trop-perçus pour la période de 2007 à 2023 ;

5°) de lui rembourser l'aide personnalisée au logement de 2019 à 2023, le revenu de solidarité active, l'allocation de soutien familial, les primes de naissance, l'allocation de base, les primes de rentrée scolaire au titre des années 2021, 2022 et 2023, des prestations familiales de 2021 à mars 2023 et août 2023, les arriérés de prestations de 2019 à 2023 ainsi que les chèques vacances de la caisse d'allocations familiales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole ; (). ". Aux termes de l'article L. 142-8 du même code : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : / 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 ; () ". Aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " Les prestations familiales comprennent : 1°) la prestation d'accueil du jeune enfant ; / 2°) les allocations familiales ; () / 6°) l'allocation de soutien familial ; / 7°) l'allocation de rentrée scolaire ; () ".

3. L'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale a institué une organisation du contentieux général de la sécurité sociale compétente pour régler les différends auxquels donne lieu l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole et qui ne relèvent pas, par leur nature, d'un autre contentieux. Les différends relatifs à des indus de prestations familiales énumérées à l'article L. 511-1 du code de la sécurité sociale, qui comprennent notamment la prestation d'accueil du jeune enfant (prime de naissance et allocation de base), les allocations familiales, l'allocation de soutien familial et l'allocation de rentrée scolaire, relèvent du contentieux général de la sécurité sociale défini à cet article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, dont il appartient à la juridiction judiciaire de connaître. La compétence de celle-ci s'étend aux litiges individuels se rapportant aux prestations que les organismes de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole sont appelés à servir à leurs assurés ou allocataires dans le cadre de l'action sanitaire et sociale. Par suite, les conclusions de la requête de Mme A relatives à des litiges afférents à la prestation d'accueil du jeune enfant, aux allocations familiales, à l'allocation de soutien familial, à l'allocation de rentrée scolaire et aux aides aux vacances de la caisse d'allocations familiales ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative et doivent être rejetées en application des dispositions du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ".

5. A supposer que Mme A ait entendu déposer une requête aux fins de suspension des décisions de la caisse d'allocations familiales de l'Aube sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'intéressée n'a pas introduit par ailleurs de requête distincte à fin d'annulation contre les décisions dont elle solliciterait la suspension. Ses conclusions en ce sens sont, dès lors, manifestement irrecevables.

6. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ".

7. Mme A, qui indique notamment contester la décision du 25 août 2023 de la caisse d'allocations familiales de l'Aube ainsi que la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Aube lui réclamant un trop-perçu de 40 000 euros pour la période de 2018 à 2023, n'a pas joint à sa requête les décisions ainsi attaquées. Elle a été invitée à régulariser sa requête par courrier du 27 octobre 2023, dont elle a accusé réception dans l'application " Télérecours citoyens " le 1er novembre 2023. Si l'intéressée a produit des copies écrans de son compte sur le site internet de la caisse d'allocations familiales ainsi que de nombreuses pièces, la requérante n'a pas produit, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti, les décisions dont elle demande l'annulation et n'a pas davantage justifié de l'impossibilité de les produire. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de ces décisions, qui ne satisfont pas aux exigences de l'article R. 412-1 du code de justice administrative et qui n'ont pas été régularisées, sont entachées d'une irrecevabilité manifeste.

8. Aux termes de l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire. ". Aux termes de l'article R. 825-1 du même code : " L'introduction d'un recours contentieux dirigé contre des décisions prises par un organisme payeur en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable prévue à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale constituée auprès du conseil d'administration de l'organisme auteur de la décision contestée. () ".

9. Mme A peut être regardée comme contestant des décisions par lesquelles la caisse d'allocations familiales de l'Aube lui a demandé le remboursement de sommes résultant de trop-perçus d'aide personnelle au logement et a procédé à des retenues. Mme A a été invitée, par courrier du 27 octobre 2023, dont elle a accusé réception dans l'application " Télérecours citoyens " le 1er novembre 2023, à justifier qu'elle avait exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions de l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation et à produire dans un délai de quinze jours la décision de rejet prise sur son recours préalable ou la preuve d'un tel recours. Faute de réponse, il y a lieu de considérer que Mme A n'a pas saisi la caisse d'allocations familiales de l'Aube préalablement à son recours contentieux.

10. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. () ".

11. Mme A peut être regardée comme contestant des décisions par lesquelles il lui a été demandé le remboursement de sommes résultant de trop-perçus de revenu de solidarité active et il a été procédé à des retenues. Mme A a été invitée, par courrier du 27 octobre 2023, dont elle a accusé réception dans l'application " Télérecours citoyens " le 1er novembre 2023, à justifier qu'elle avait exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et à produire dans un délai de quinze jours la décision de rejet prise sur son recours préalable ou la preuve d'un tel recours. Faute de réponse, il y a lieu de considérer que Mme A n'a pas saisi le président du conseil départemental de l'Aube préalablement à son recours contentieux.

12. Il résulte de tout ce qui précède que le surplus des conclusions de la requête de Mme A est manifestement irrecevable. Il y a lieu de le rejeter en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions de la requête de Mme A relatives à des litiges afférents à la prestation d'accueil du jeune enfant, aux allocations familiales, à l'allocation de soutien familial, à l'allocation de rentrée scolaire et aux aides aux vacances de la caisse d'allocations familiales sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 2 août 2024.

La présidente de la 1ère chambre

Signé

Anne-Sophie MACH

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions