LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2302307

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2302307

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2302307
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge unique - 1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, propriétaire bailleur, contestant le refus de remise de dette d'aide personnelle au logement (APL) de 1072 euros et demandant le versement de sommes par la CAF de la Haute-Marne. Le tribunal a jugé que la CAF avait correctement appliqué les articles R. 823-12, R. 824-1 et R. 824-20 du code de la construction et de l'habitation, car M. C n'avait pas demandé le versement direct de l'APL pour les mois d'impayés de loyer. Concernant la demande de remboursement de 212 euros, le tribunal s'est déclaré incompétent, ce litige relevant des relations entre personnes privées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 5 octobre 2023, M. A C demande au tribunal : 1°) d'annuler la décision du 25 septembre 2023 de la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Haute-Marne refusant de lui accorder une remise de sa dette d'aide personnelle au logement d'un montant de 1072 euros ; 2°) de condamner la CAF de la Haute-Marne à lui verser la somme de 783 euros ; 3°) de condamner la CAF de la Haute-Marne à lui verser la somme de 212 euros, qu'il a versée à tort à son locataire. Il soutient que : - les aides au logement perçues par son locataire les mois où il n'a pas payé l'intégralité de son loyer auraient dû lui revenir ; - il a reversé à tort la somme de 212 euros au mois de mars du fait d'une erreur administrative de la caisse d'allocations familiales. Par un mémoire en défense enregistré le 5 janvier 2024, la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Haute-Marne conclut au rejet de la requête et à la confirmation de la décision de la commission de recours amiables de la CAF de la Haute-Marne. Elle soutient que : - l'aide personnelle au logement correspondant aux mois où Mme B n'a pas payé l'entièreté de son loyer a été définitivement versée à la locataire, M. C n'ayant pas formulé de demande de versement direct pour cette période ; - la CAF n'a pas commis d'erreur administrative, le trop-perçu étant imputable à l'omission du requérant de déclarer le terme du bail locatif consenti à Mme B. Les parties ont été informées, par une lettre du 11 septembre 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence du juge administratif à connaître des conclusions tendant au paiement de la somme de 212 euros, ce litige mettant en cause les relations de deux personnes privées. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de la sécurité sociale ; - le code de la construction et de l'habitation ; - le code de justice administrative. Le rapporteur public a été dispensé, sur la proposition de la Présidente, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de Mme Mégret, présidente du tribunal, a été entendu au cours de l'audience publique. La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. M. C est propriétaire d'un logement situé à Lanques sur Rognon qu'il a mis en location à partir d'octobre 2018. Sa locataire n'ayant versé qu'une partie du loyer dû en septembre et octobre 2022, M. C a signalé ces impayés à la CAF de la Haute-Marne le 6 novembre 2022. Par courrier du 27 janvier 2023, la CAF de la Haute-Marne a notifié au requérant et à sa locataire le versement direct au propriétaire de l'aide personnalisée au logement à partir du mois de décembre 2022. Le 30 mars 2023, suite au signalement de changement d'adresse effectué par la locataire, la CAF de la Haute-Marne a constaté le paiement d'un indû d'APL à M. C pour la période allant de décembre 2022 à mars 2023 soit la somme totale de 1072 euros. Par un courrier du 23 mai 2023, M. C a sollicité de la commission des recours amiable une remise de sa dette, qui lui a été refusée par une décision du 25 septembre 2023. M. C demande au tribunal d'annuler cette décision et de concdamner la CAFà lui verser les sommes de 783 euros et 212 euros. 2. Aux termes de l'article R. 823-12 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement cessent d'être dues à partir du premier jour du mois civil au cours duquel les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies () ". aux termes de l'article R. 824-1 de ce code: " Dans le secteur locatif, lorsque l'aide personnelle au logement est versée au bénéficiaire, l'impayé de dépense de logement, comprenant le loyer et, le cas échéant, les charges locatives, est constitué quand le locataire est débiteur à l'égard du bailleur d'une somme au moins égale à deux fois le montant mensuel brut du loyer et des charges.Lorsque l'aide personnelle au logement est versée entre les mains du bailleur, l'impayé est constitué quand le locataire est débiteur à l'égard du bailleur d'une somme au moins égale à deux fois le montant mensuel net du loyer et des charges. (). " Selon l'article R. 824-5 de ce code, " L'organisme payeur se saisit de toute situation d'impayé définie à l'article R. 824-1 dont il a connaissance ". Aux termes de l'article R. 824-20 de ce code : " Dans le cas où un bénéficiaire qui perçoit directement l'aide personnalisée au logement se trouve dans la situation d'impayé définie à l'article R. 824-1, l'organisme payeur demande au bailleur de lui indiquer s'il souhaite en obtenir le versement entre ses mains, en lieu et place du bénéficiaire. " 3. Il résulte des dispositions précitées qu'en cas d'impayés, le bailleur peut percevoir directement le versement de l'APL en lieu et place du bénéficiaire en cas d'impayé du locataire pour l'avenir. 4. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aides personnelles au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige. 5. En premier lieu, d'une part, il résulte de l'instruction, que M. C a signalé le 6 novembre 2022 les impayés de loyers pour les mois de septembre et octobre 2022 à la CAF, que celle-ci a alors mis en place à compter du mois de décembre 2022 le paiement direct de l'APL au bailleur en lieu et place du locataire et que la locataire a perçu l'APL pour les mois de septembre et d'octobre 2022, le paiement direct au bailleur n'étant pas encore mis en place. D'autre part, suite à la réponse de M. C au courrier de demande d'informations envoyé par la CAF du 6 avril 2023, il résulte de l'instruction que la locataire avait quitté le logement qu'elle lui louait à la fin du mois d'octobre 2022. Il s'ensuit contrairement à ce que soutient le requérant, que la CAF était fondée à ne pas lui verser les APL pour les mois de septembre et d'octobre 2022. En outre, la locataire ayant quitté le logement fin octobre 2022 et la CAF ayant versé à M. C les mois de décembre 2022 à mars 2023, les aides au logement directement en lieu et place du locataire, c'est à bon droit que la CAF lui a notifié le trop-perçu de 1 072 euros en litige. Il s'ensuit que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 25 septembre 2023 et celles tendant à condamner la CAF à rembourser à M. C la somme de 783 euros doivent être rejetées. 6. En deuxième lieu, si M. C a à tort reversé à sa locataire la somme de 212 euros, ce litige ne met en cause que les relations de droit privé entre deux personnes privées. Il n'appartient qu'aux tribunaux de l'ordre judiciaire d'y statuer et à M. C, s'il s'y croit fondé à saisir le juge judiciaire des sommes qui lui sont dues par sa locataire. Il s'ensuit que ses conclusions tendant au remboursement de la somme de 212 euros doivent être rejetées. 7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée. D É C I D E : Article 1er : Les conclusions tendant à la condamnation de la Caisse d'allocations familiales de la Haute-Marne à verser la somme de 212 euros sont portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté. Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la caisse d'allocations familiales de la Haute-Marne. Copie sera adressée au département de la Haute-Marne. Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024. La Présidente-rapporteure,SignéS. MégretLa greffière,SignéF. Daroussi Djanfar La République mande et ordonne au ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 2N° 2302307

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions