Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A... d’une requête en annulation d’une décision de la CAF de l’Aube rejetant son recours gracieux contre un trop-perçu d’APL. En cours d’instance, la CAF a accordé une remise de dette du montant litigieux, non contestée par la requérante. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 janvier 2024, Mme C... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 11 janvier 2024 par laquelle la Caisse d’allocation familiales (CAF) de l’Aube a rejeté sa demande de recours gracieux à la suite d’un trop-perçu d’allocation personnalisée au logement (APL) réceptionnée le 18 novembre 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2024, la CAF de l’Aube informe le tribunal du reversement du trop-perçu et sans remet à la sagesse du juge.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».
2. La Caisse d’allocation familiales (CAF) de l’Aube ayant rejeté le 18 novembre 2023 le recours gracieux de Mme A... suite au trop-perçu d’allocation personnalisée au logement (APL) d’un montant de 479,93 euros, la requérante demande au tribunal d’annuler cette décision.
3. Par une lettre du 3 juillet 2024, postérieure à l’introduction de la requête, la CAF de l’Aube a accordé une remise de dette du même montant. Cette remise n’est pas contestée par la requérante. Il s’ensuit que la requête de Mme A... est, dès lors, devenue sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... et à la Caisse d’allocation familiales (CAF) de l’Aube.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 5 septembre 2024.
La présidente du Tribunal,
S. MEGRET
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.