LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2400323

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2400323

mercredi 30 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2400323
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge unique - 1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la demande de Mme B, qui contestait la décision de la CAF de l’Aube de ne lui accorder qu’une remise partielle de 25 % sur un indu d’allocation de logement familiale (ALF) de 1 017,91 euros, laissant à sa charge 763,43 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé que le bien-fondé de l’indu ne pouvait être contesté dans le cadre d’une demande de remise gracieuse. Sur le fond, il a appliqué les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise en cas de précarité et de bonne foi, sauf manœuvres frauduleuses. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la situation de précarité de Mme B, seule avec deux enfants, avait été correctement appréciée par la CAF, et que la remise partielle accordée était suffisante au regard des circonstances.

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 1er février 2024, Mme A B demande au tribunal : 1°) d'annuler la décision de la caisse d'allocations familiales (CAF) de l'Aube du 11 janvier 2024 ne lui accordant qu'une remise partielle de sa dette résultant d'un indu d'allocation de logement familiale (ALF) et laissant à sa charge la somme de 763,43 euros ; 2°) de lui accorder la remise totale de sa dette. Elle soutient que : - l'indu ne lui est pas imputable car elle a toujours fait ses déclarations en temps voulu ; - sa situation est précaire car elle est seule avec ses deux enfants. Par un mémoire en défense enregistré le 18 novembre 2024, la caisse d'allocations familiales (CAF) de l'Aube conclut au rejet de la requête. Elle soutient que : - la situation financière de la requérante a été correctement appréciée en lui accordant une remise de sa dette à hauteur de 25% ; - il ne lui reste à ce jour à régler que 151,44 euros ; - la requérante peut solliciter un échelonnement de sa dette. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de la construction et de l'habitation ; - le code de la sécurité sociale ; - le code de justice administrative. Le rapporteur public a été dispensé, sur la proposition de la Présidente, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de Mme Mégret, présidente du tribunal, a été entendu au cours de l'audience publique. La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. Mme B est bénéficiaire de l'allocation de logement familiale pour un logement situé à Rosières-près-Troyes. Dans sa déclaration de ressources annuelles auprès des services de la caisse d'allocations familiales (CAF) de l'Aube, elle a déclaré avoir perçu, au titre de l'année 2022, 400 euros de pension alimentaire. L'échange de la CAF avec les services de l'administration fiscale a permis de constater qu'elle avait déclaré pour la même année le montant de 4 740 euros de pension alimentaire. Cela a conduit les services de la CAF de l'Aube à recalculer ses droits aux prestations sociales. La CAF a alors notifié à Mme B, par une décision du 18 novembre 2023, un indu d'allocation de logement familiale d'un montant de 1017,91 euros pour la période du 1er janvier au 31 octobre 2023. Mme B a sollicité après réception de cette décision la remise gracieuse de sa dette. Par une décision du 11 janvier 2024, prise après avis de la commission de recours amiable, la directrice par intérim de la CAF de l'Aube lui a accordé une remise partielle de sa dette à hauteur de 25%. Mme B demande au tribunal d'annuler cette décision en tant qu'elle refuse de lui accorder une remise totale de sa dette et laisse à sa charge la somme de 763,43 euros. Sur le bien-fondé de l'indu : 2. Il résulte de l'instruction que Mme B, après réception de la décision du 18 novembre 2023, n'a sollicité auprès des services de la CAF que la remise gracieuse du trop-perçu d'allocation de logement familiale constaté. Elle ne peut donc utilement contester le bien-fondé, dans la présente instance. Le moyen doit donc être écarté comme inopérant.Sur la demande de remise gracieuse : 3. Aux termes de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés. ". Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale : " / () la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations. () ". 4. Aux termes de l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation : " Le directeur de l'organisme payeur statue, dans des conditions fixées par voie réglementaire, sur :() / 2° Les demandes de remise de dettes présentées à titre gracieux par les bénéficiaires des aides personnelles au logement. ". 5. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision. S'agissant d'un indu constaté au titre de l'allocation de logement familiale, il y a lieu de rechercher si la situation de précarité de l'intéressé et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire. 6. Il résulte de l'instruction que l'indu d'allocation de logement familiale mis à la charge de Mme B dont elle sollicite la remise totale, résulte d'une divergence dans les montants de pension alimentaires déclarés perçus par la requérante auprès de l'administration fiscale et de la CAF concernant l'année 2022. Mme B soutient que procéder au remboursement de l'indu qui lui est réclamé, la place dans une situation financière précaire car elle s'occupe seule de ses deux enfants et ne perçoit qu'un salaire modeste. Toutefois, Mme B n'a produit pour ce faire qu'une partie de ses ressources et charges fixes et ne justifie notamment pas de l'existence de son découvert. Dans ces conditions, la requérante, et alors même que sa bonne foi n'est pas remise en cause, ne justifie pas de la précarité de sa situation et n'est donc pas fondée à soutenir que c'est à tort que la direction de la caisse d'allocations familiales de l'Aube a limité la remise de sa dette à la somme de 254,48 euros. Elle n'est pas davantage fondée à demander la remise totale de sa dette. 7. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée. D É C I D E : Article 1er : La requête de Mme B est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales de l'Aube. Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2025. La Présidente-rapporteure,SignéS. MEGRETLa greffière,SignéA. DEFORGE La République mande et ordonne au ministre du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation et à la ministre du logement en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 2N° 2400323

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions