jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2000363 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS LCE - LES CONSEILS D'ENTREPRISES |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête et des mémoires enregistrés sous le n°2000359, le 10 février 2020, le 30 novembre 2020, le 26 août 2021, le 22 novembre 2021 et le 17 août 2022, la société Natixis lease immo, représentée par Me Rocaboy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge des rappels de cotisations foncière sur les propriétés bâties mis à sa charge au titre de l'année 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- c'est à tort que l'administration a qualifié l'établissement exploité par la société Frigo transports 54 à Gondreville d'industriel au sens des dispositions de l'article 1499 du code général des impôts, dès lors que les moyens techniques mis en œuvre ne sont ni importants, ni prépondérants ;
- les moyens techniques dont il convient de tenir compte pour apprécier la nature industrielle d'un établissement ne comprennent pas les installations foncières, mais sont limités aux installations techniques, matériels et outillages figurant au compte 215 du plan comptable général et visés au 11° de l'article 1382 du code général des impôts ;
- elle a pour activité le transport de marchandises sous température dirigée par la route et non le stockage, l'entreposage ou le conditionnement de marchandises ; sa plateforme logistique lui permet de réceptionner des marchandises transportées par ses propres camions, qui sont dégroupées puis regroupées en fonction de leur lieu de destination ; la marchandise ne reste sur place qu'entre quelques minutes et quelques heures ;
- la plateforme logistique n'est équipée que du matériel nécessaire à la climatisation, du matériel de manutention et de quelques meubles ; elle emploie entre 77 et 85 salariés dont 45 à 48 chauffeurs selon les années ;
- il n'y a pas lieu de tenir compte du matériel du garage où sont entretenus les véhicules de sa flotte et le matériel de bureau ; la valeur des installations techniques, matériels et outillages, comprenant les installations de production de froid nécessaires au maintien d'une température dirigée, s'établit entre 112 239 euros et 134 827 euros selon les exercices comptables et elle varie entre 290 000 euros et 300 000 euros lorsque l'on intègre les installations de production de froid, ce qui représente 6% des investissements totaux du site ;
- la présence des seuls transpalettes et de l'équipement de production de froid n'apparaît donc pas être un critère pertinent à même de qualifier une plateforme logistique d'établissement industriel ;
- elle ne dispose pour les besoins de son activité d'aucun système de tri et de stockage informatisé et automatisé, de matériel piloté par des logiciels d'entrepôt, de préparateurs de commandes asservis avec informatique embarquée, de cellules de stockage comportant des étagères de grande hauteur, de racks, de convoyeurs, de transtockeurs, de sorte que l'automatisation ne supplante pas le personnel qui dans l'activité de manutention conserve un rôle central ;
- la valeur des installations techniques, matériels et outillages est inférieure au seuil de 500 000 euros fixé par l'article 1500 du code général des impôts dans sa rédaction en vigueur à compter du 1er janvier 2020 en deçà duquel la qualification d'établissement industriel ne peut plus être retenue ;
- les moyens techniques mis en œuvre ne présentent pas de caractère prépondérant ; elle ne transporte que des produits frais et les marchandises ne font que transiter par la plateforme ; le contrôle de la température de la plateforme est nécessaire à son activité sans lui être indispensable ; la manipulation des marchandises est essentiellement manuelle et elle n'utilise pas d'équipements d'automatisation ; la surface de sa plateforme qu'elle exploite est réduite.
Par des mémoires en défense enregistrés le 22 avril 2020, le 12 janvier 2021, le 19 octobre 2021 et le 30 novembre 2021, le directeur en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre-Ouest conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II- Par une requête et des mémoires enregistrés sous le n°2000363, le 10 février 2020, le 30 novembre 2020 et le 17 août 2022, la société Natixis lease immo, représentée par Me Rocaboy, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des rappels de cotisations foncière sur les propriétés bâties mis à sa charge au titre de l'année 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- c'est à tort que l'administration a qualifié l'établissement exploité par la société Frigo transports 54 à Gondreville d'industriel au sens des dispositions de l'article 1499 du code général des impôts, dès lors que les moyens techniques mis en œuvre ne sont ni importants, ni prépondérants ;
- les moyens techniques dont il convient de tenir compte pour apprécier la nature industrielle d'un établissement ne comprennent pas les installations foncières, mais sont limités aux installations techniques, matériels et outillages figurant au compte 215 du plan comptable général et visés au 11° de l'article 1382 du code général des impôts ;
- elle a pour activité le transport de marchandises sous température dirigée par la route et non le stockage, l'entreposage ou le conditionnement de marchandises ; sa plateforme logistique lui permet de réceptionner des marchandises transportées par ses propres camions, qui sont dégroupées puis regroupées en fonction de leur lieu de destination ; la marchandise ne reste sur place qu'entre quelques minutes et quelques heures ;
- la plateforme logistique n'est équipée que du matériel nécessaire à la climatisation, du matériel de manutention et de quelques meubles ; elle emploie 84 salariés dont 52 en 2016 ;
- il n'y a pas lieu de tenir compte du matériel du garage où sont entretenus les véhicules de sa flotte et le matériel de bureau ; la valeur des installations techniques, matériels et outillages, comprenant les installations de production de froid nécessaires au maintien d'une température dirigée, s'établit à 146 201 euros en 2016 et à 315 000 euros lorsque l'on intègre les installations de production de froid, ce qui représente 6,5 % des investissements totaux du site ;
- la présence des seuls transpalettes et de l'équipement de production de froid n'apparaît donc pas être un critère pertinent à même de qualifier une plateforme logistique d'établissement industriel ;
- elle ne dispose pour les besoins de son activité d'aucun système de tri et de stockage informatisé et automatisé, de matériel piloté par des logiciels d'entrepôt, de préparateurs de commandes asservis avec informatique embarquée, de cellules de stockage comportant des étagères de grande hauteur, de racks, de convoyeurs, de transtockeurs, de sorte que l'automatisation ne supplante pas le personnel qui dans l'activité de manutention conserve un rôle central ;
- la valeur des installations techniques, matériels et outillages est inférieure au seuil de 500 000 euros fixé par l'article 1500 du code général des impôts dans sa rédaction en vigueur à compter du 1er janvier 2020 en deçà duquel la qualification d'établissement industriel ne peut plus être retenue ;
- les moyens techniques mis en œuvre ne présentent pas de caractère prépondérant ; elle ne transporte que des produits frais et les marchandises ne font que transiter par la plateforme ; le contrôle de la température de la plateforme est nécessaire à son activité sans lui être indispensable ; la manipulation des marchandises est essentiellement manuelle et elle n'utilise pas d'équipements d'automatisation ; la surface de sa plateforme qu'elle exploite est réduite.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2020, le directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Frédéric Durand, rapporteur,
- les conclusions de Mme Florence Milin-Rance, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Rocaboy, représentant la société Natixis lease immo.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°2000359, 2000363 présentent à juger des questions similaires. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a par suite lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. La SAS Frigo transports 54, dont le siège social est à Guidel (Morbihan), utilise des locaux situés sur le territoire de la commune de Gondreville (Meurthe-et-Moselle), qui sont, pour partie, pris à bail, dans le cadre d'un contrat de crédit-bail conclu le 29 décembre 2004 avec la société Natixis lease immo et qui sont, pour le reste, sa propriété. A la suite de la vérification de la comptabilité de la société du 1er juin au 11 juillet 2016, l'administration a qualifié l'établissement en cause d'établissement industriel au sens des dispositions de l'article 1499 du code général des impôts. Par lettre du 20 juillet 2016, l'administration a informé la société Natixis lease immo de ce qu'elle entendait rectifier la base d'imposition brute de la taxe foncière sur les propriétés bâties des années 2015 et 2016. Des suppléments d'imposition afférents aux années 2016 et 2017 ont été mis en recouvrement le 31 décembre 2017. Le 17 juillet 2018, la société Natixis lease immo a saisi l'administration d'une réclamation préalable, explicitement rejetée le 16 décembre 2019. Par ses requêtes qu'il convient de joindre, la société Natixis lease immo demande au tribunal de prononcer la décharge partielle des contributions de taxe foncière sur les propriétés bâties mises à sa charge au titre des années 2016 et 2017.
Sur le bien-fondé des impositions :
3. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Aux termes de l'article 1381 du même code : " Sont également soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties : / 1° Les installations destinées à abriter des personnes ou des biens ou à stocker des produits ainsi que les ouvrages en maçonnerie présentant le caractère de véritables constructions tels que, notamment, les cheminées d'usine, les réfrigérants atmosphériques, les formes de radoub, les ouvrages servant de support aux moyens matériels d'exploitation ; / () ".
4. Les règles suivant lesquelles est déterminée la valeur locative des biens passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties sont définies à l'article 1496 du code général des impôts pour ce qui est, jusqu'en 2016 " des locaux affectés à l'habitation ou servant à l'exercice d'une activité salariée à domicile, soit d'une activité non commerciale au sens du 1 de l'article 92 ", à compter de 2017 " des locaux affectés à l'habitation ou servant à l'exercice d'une activité salariée à domicile ", à l'article 1498 du même code pour " tous les biens autres que les locaux d'habitation ou à usage professionnel visés au I de l'article 1496 et que les établissements industriels visés à l'article 1499 " et à l'article 1499 pour les " immobilisations industrielles ". En vertu de l'article 1499 du code général des impôts : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt fixés par décret en Conseil d'Etat () ".
5. Revêtent un caractère industriel, au sens des dispositions précitées de l'article 1499 du code général des impôts, les établissements dont l'activité nécessite d'importants moyens techniques, non seulement lorsque cette activité consiste dans la fabrication ou la transformation de biens corporels mobiliers, mais aussi lorsque le rôle des installations techniques, matériels et outillages mis en œuvre, fût-ce pour les besoins d'une autre activité, est prépondérant.
6. L'administration a considéré que la plate-forme logistique exploitée par la société Frigo transports 54 à Gondreville, dont la valeur locative avait été précédemment fixée par application des règles figurant à l'article 1498 du code général des impôts, était un établissement industriel devant être évalué conformément aux dispositions de l'article 1499 du même code.
7. Il résulte de l'instruction que la société requérante exerce deux activités distinctes sur le site de Gondreville que sont le transport de marchandises et la logistique en secteur réfrigéré. Les locaux en litige en lien avec cette seconde activité, comprennent une plateforme de 2 705 m² dont 2 010 m² en froid, située sur un terrain de 15 587 m², dotée de 23 quais de chargement et déchargement des marchandises, d'une station de lavage, d'un local de charge des batteries des équipements de manutention, d'un local de stockage des palettes, d'un atelier de mécanique, de vestiaires et de bureaux. La plateforme logistique est dotée d'équipements frigorifiques en maintenant la température de 2° C., d'un prix de revient total de 186 180 euros, intégrant la plomberie, auquel il convient d'ajouter le montant des panneaux isothermes d'une valeur non contestée de 150 788 euros, la circonstance que les panneaux isothermes ne seraient pas dissociables de l'immeuble qui les abritent ne faisant pas obstacle à ce qu'ils soient regardés comme des moyens techniques. Les quais comprennent des équipements techniques d'un prix de revient estimé par les parties à un montant de 10 650 euros et des extensions de la plateforme froid d'une valeur estimée par la société à 77 000 euros. Par ailleurs, la société Frigo transports 54 utilise également du matériel et de l'outillage de manutention, dont le prix de revient est estimé par elle à 74 102 euros en 2016 et à 79 807 euros en 2017. Le poste équipement de bâtiment est quant à lui évalué à 23 733 euros au titre de ces différents exercices. Le prix de revient total des moyens techniques peut donc être estimé à un montant compris entre 498 720 euros et 504 425 euros selon les années. Les moyens techniques, en lien avec l'activité de logistique, qui permettent notamment de maintenir une température de quelques degrés au-dessus de zéro sur une surface de 1 508 m² sont importants au regard de leur consistance et de leur valeur.
8. Il résulte par ailleurs de l'instruction que les installations techniques permettent la conservation des denrées transportées durant leur transfert d'un camion à un autre, accroissent les capacités de manutention du personnel de quai, qui était composé durant les années en litige de 16 à 17 personnes pour 23 quais de chargement et déchargement, réduisent les durées de déchargement et chargement et, par suite, le temps de transport total des denrées périssables que sont les produits de la mer et accroissent les volumes pouvant être traités par cette plate-forme logistique. Si la société Frigo transports 54 soutient que la part des installations technique ne représente que 6% des investissements totaux sur le site il est constant que la société exerce deux activités économiquement distinctes que sont, d'une part, le transport et, d'autre part, la logistique. Il résulte des liasses fiscales produites que le montant total des actifs corporels de la société s'élève au jour de la clôture des exercices 2016 et 2017, respectivement, à 6 060 818 euros et 6 471 949 euros et que, parmi les actifs de la société, figurent du matériel de transport, pour une valeur de 3 637 963 euros et de 4 034 493 euros. Ces éléments de transport ne sont pas directement mis en œuvre dans le local litigieux et n'ont, par suite, pas à être pris en compte pour apprécier de la prépondérance des moyens techniques mis en œuvre. Soustraction faite du prix des terrains de 296 153 euros, les immobilisations correspondant aux moyens techniques mis en œuvre évoluent, selon les exercices entre 23% (pour 2016 : 498 720 / (6 060 818 - 3 637 963 - 296 153) et 23,5% (pour 2017 : 504 425 / (6 471 949 - 4 034 493 - 296 153)) des équipements matériels, outillages et autres immobilisations corporelles, selon les années. Le rôle des moyens techniques est essentiel à l'activité exercée sur le site, pour laquelle le maintien de la chaîne du froid est indispensable. Si la société requérante fait valoir que la société Frigo transports 54 n'exerce aucune activité de stockage des produits et ne recourt pas à un système global mécanisé autonome ou informatisé, l'activité exercée nécessite toutefois des moyens techniques importants pour la production de froid et le contrôle de la température dans l'entrepôt, ainsi que pour la manutention des produits transportés dont le rôle est prépondérant pour les besoins de l'activité exercé dans son établissement. Ainsi, l'établissement exploité par la SAS Frigo Transports 54 à Gondreville doit être regardé comme étant un établissement industriel au sens de l'article 1499 du code général des impôts. C'est donc à bon droit, au regard de la loi fiscale, que le service a mis en œuvre la méthode comptable pour procéder à son évaluation.
Sur les frais des instances :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code d justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans les présentes instances.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de la société Natixis lease immo sont rejetées
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Natixis lease immo, à la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre Ouest et au directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Marini, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
Le rapporteur,
F. Durand
Le président,
D. MartiLe greffier,
F. Richard
La République mande et ordonne au ministre de ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°2000359, 2000363
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026