mardi 23 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2001788 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | JEANNOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juillet 2020, M. C A, représenté par Me Jeannot, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juillet 2019 et de leur capitalisation ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son avocate, Me Jeannot, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Jeannot renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- en refusant de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, au mois de février 2018, alors que son dossier était complet, le préfet a méconnu les dispositions des articles R. 311-4 et R. 311-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration ;
- la décision de refus de séjour du 27 juillet 2018, entachée d'une illégalité constatée par le jugement du 31 décembre 2018, est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration ;
- en n'exécutant le jugement du 31 décembre 2018 que le 26 août 2019, le préfet a commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration ;
- il a subi un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, pour une somme globale de 50 000 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 juin 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- l'absence de délivrance d'un récépissé de titre de séjour n'a pas porté préjudice à M. A dès lors qu'il a été mis en possession d'une autorisation provisoire de séjour à compter du 17 septembre 2018 ;
- la décision de refus de séjour ne lui a pas porté préjudice dès lors qu'elle a été suspendue en référé, qu'il a été mis en possession d'une autorisation provisoire de séjour du 17 septembre au 16 décembre 2018 et que l'arrêté a été abrogé par une décision du 31 octobre 2018 ;
- le retard dans la délivrance d'un titre de séjour ne lui est pas imputable.
Par un courrier du 26 avril 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à la condamnation de l'Etat en raison de la faute qu'il aurait commise en s'abstenant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en l'absence de liaison préalable du contentieux relative à cette demande.
Par un mémoire enregistré le 3 mai 2022, M. A a répondu au moyen susceptible d'être relevé d'office.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 février 2020 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Sousa Pereira, rapporteure publique,
- et les observations de Me Jeannot, avocate de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 11 mai 2000, est entré en France au cours de l'année 2017. Par un jugement du 17 mai 2017, le juge des enfants du tribunal de grande instance de Nancy l'a confié aux services de l'aide sociale à l'enfance. Par un arrêté du 27 juillet 2018, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A. Les effets de cette décision ont été suspendus par une ordonnance n° 1802367 du juge des référés du tribunal administratif de Nancy du 6 septembre 2018. Puis, par un jugement n° 1802366 du 31 décembre 2018, le tribunal administratif de Nancy a annulé cette même décision et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à l'intéressé dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement. Par un courrier du 16 juillet 2019, M. A a demandé au préfet de Meurthe-et-Moselle de l'indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de la décision de refus de séjour et du retard dans la délivrance d'un titre. Par une décision du 29 juillet 2019, le préfet a rejeté sa demande. Par une nouvelle demande présentée le 27 avril 2022, M. A a demandé au préfet de l'indemniser du préjudice qu'il estime avoir subi du fait de l'absence de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour à compter du 8 février 2018. Cette demande a été implicitement rejetée. M. A demande au tribunal la condamnation de l'Etat à l'indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des fautes commises par le préfet de Meurthe-et-Moselle.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne les fautes :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date de dépôt de la demande de titre de séjour présentée par M. A : " Il est remis à tout étranger admis à souscrire une demande de première délivrance ou de renouvellement de titre de séjour un récépissé qui autorise la présence de l'intéressé sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce récépissé est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 311-10, de l'instruction de la demande ". Aux termes de l'article R. 311-6 du même code : " Le récépissé de la demande de première délivrance d'une carte de séjour prévue aux 1°, 2° bis, 4°, 6°, 8°, 9° et 10° de l'article L. 313-11 () autorisent son titulaire à travailler. / Il en est de même du récépissé de la demande de première délivrance d'une carte de séjour délivrée sur le fondement des 1° et 2° de l'article L. 313-10, de l'article L. 313-23, dès lors que son titulaire satisfait aux conditions mentionnées à l'article L. 5221-2 du code du travail () ".
3. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date de dépôt de la demande de titre de séjour présentée par M. A : " A titre exceptionnel et sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire prévue aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 portant la mention " salarié " ou la mention " travailleur temporaire " peut être délivrée, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, à l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le respect de la condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigé ". Aux termes de l'article L. 313-10 du même code : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : / 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salarié ". () 2° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou dans les cas prévus aux articles L. 1262-1 et L. 1262-2 du même code, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 dudit code. Cette carte est délivrée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement, dans la limite d'un an. Elle est renouvelée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement. Elle porte la mention " travailleur temporaire " ; () ". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ". Aux termes de l'article L. 5221-5 du code du travail, dans sa version en vigueur à la date de dépôt de la demande de titre de séjour présentée par M. A : " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2. / L'autorisation de travail est accordée de droit à l'étranger autorisé à séjourner en France pour la conclusion d'un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation à durée déterminée ".
4. D'une part, il résulte de l'instruction que M. A a présenté aux services de la préfecture une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du droit au séjour des étrangers et du droit d'asile, le 8 février 2018. Si le préfet conteste que M. A aurait présenté un dossier complet à cette date, il ressort des termes mêmes de la décision de refus de séjour qui lui a été opposée le 27 juillet 2018 que le préfet avait lui-même retenu cette date comme celle du dépôt de la demande. Dans ces conditions, et alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que ses services auraient demandé à M. A de produire des pièces complémentaires, le préfet de Meurthe-et-Moselle était tenu, en application des dispositions précitées, de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à compter du 8 février 2018. En s'abstenant de le faire, le préfet a commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
5. D'autre part, s'il résulte de la combinaison des dispositions citées au point 3 que le demandeur d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a droit à une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, c'est à la condition qu'il puisse obtenir une autorisation de travail de droit en raison de la conclusion d'un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. Il ne résulte pas de l'instruction, qu'à la date du dépôt de sa demande, M. A bénéficiait d'un tel contrat ou d'une promesse de contrat. En particulier, M. A justifie seulement qu'il disposait d'une promesse d'embauche en contrat d'apprentissage pour la période allant du 3 septembre 2018 au 2 septembre 2020. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait dû lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail.
6. Il en résulte que seule l'absence de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour est de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
7. En deuxième lieu, l'arrêté du 27 juillet 2018 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A a été annulé par le jugement précité n° 1802366 du 31 décembre 2018 au motif que le préfet avait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer au requérant un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L.313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. A est donc également fondé à soutenir que le refus illégal de délivrance de titre de séjour constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
8. En dernier lieu, par le jugement précité du 31 décembre 2018, dont le préfet ne conteste pas avoir reçu notification le même jour, le tribunal administratif de Nancy a enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à M. A un titre de séjour, dans le délai d'un mois. Il résulte toutefois de l'instruction qu'une carte de séjour temporaire n'a été délivrée à M. A que le 26 août 2019, soit avec près de sept mois de retard. Si le préfet fait valoir que ce retard serait imputable au délai de fabrication du titre par l'agence nationale des titres sécurisés, il n'apporte en tout état de cause aucun élément de nature à l'établir. M. A est donc fondé à soutenir que le retard dans l'exécution du jugement précité est lui aussi constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
En ce qui concerne les préjudices :
9. Si l'absence de délivrance d'un récépissé de titre de séjour a été de nature à causer un préjudice moral au requérant, il résulte en revanche de l'instruction qu'elle n'a pas eu d'incidence sur sa formation professionnelle dès lors qu'il a pu suivre sa scolarité en contrat d'apprentissage à compter du mois de septembre 2018 au cours duquel il a été mis en possession d'une autorisation provisoire de séjour en exécution du jugement du juge des référés du 6 septembre 2018. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de son préjudice moral en lui accordant à ce titre la somme de 500 euros.
10. Il résulte également de l'instruction que le refus de délivrance d'un titre de séjour puis le retard dans l'exécution de l'injonction prononcée par le tribunal a placé M. A dans une situation administrative précaire, l'a empêché de bénéficier des aides personnalisées au logement et de s'inscrire à l'examen du permis de conduire. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par M. A ainsi que des troubles dans ses conditions de l'existence en lui accordant à ce titre la somme de 2 000 euros.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
11. En premier lieu, M. A est fondé à demander la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 500 euros, correspondant au préjudice né de l'absence de délivrance du récépissé de titre de séjour, assortie des intérêts au taux légal à compter du 27 avril 2022, date de réception par l'administration de sa réclamation préalable. A la date du présent jugement, il ne pouvait donc être dû une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de rejeter la demande tendant à leur capitalisation.
12. En second lieu, M. A est fondé à demander, en raison des fautes liées au refus de titre et au retard dans la délivrance de celui-ci, la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juillet 2019, date de réception par l'administration de sa réclamation préalable. La capitalisation des intérêts a été demandée le 23 juillet 2020. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 16 juillet 2020, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de ces dates.
Sur les frais de l'instance :
13. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Jeannot, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Jeannot de la somme de 1 500 euros.
DÉCIDE :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à M. A la somme de 500 euros avec intérêts au taux légal à compter du 27 avril 2022.
Article 2 : L'Etat est condamné à verser à M. A la somme de 2 000 euros avec intérêts au taux légal à compter du 16 juillet 2019. Les intérêts échus à la date du 16 juillet 2020 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 3 : L'Etat versera à Me Jeannot une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que Me Jeannot renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Di Candia, président,
- M. Denizot, premier conseiller,
- Mme Cabecas, conseillère.
Rendu public après mise à disposition au greffe, le 23 août 2022.
La rapporteure,
L. BLe président,
O. Di Candia
Le greffier,
P. LepageLa République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2001788
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026