jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2101283 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SCP BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 3 mai 2021 et le 7 janvier 2022, Mme B A, représentée par Me Bernard, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Ramonchamp à lui verser la somme totale de 24 490,28 euros au titre du solde de ses congés et de ses heures de travail non rémunérées ainsi qu'en réparation des préjudices liés au non-respect de ses périodes d'arrêt maladie, à la méconnaissance du délai de prévenance et à l'absence de transmission des documents de fin de contrat ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Ramonchamp une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- aucune indemnité compensatrice de congés annuels ne lui a été versée alors qu'elle n'a pas pu bénéficier de congés annuels en 2019 ;
- ses congés payés ont été calculés sur une base erronée, sans tenir compte des heures complémentaires et supplémentaires effectuées et qui lui ont pourtant été payées ;
- elle aurait dû bénéficier de 21 jours de congés annuels et sollicite le versement d'une somme de 1 374,82 euros à titre d'indemnité compensatrice de congés ;
- la commune de Ramonchamp n'a pas respecté le contingent mensuel d'heures supplémentaires alors qu'elle exerçait ses fonctions à temps partiel et qu'elle ne pouvait au cours de l'exécution de son contrat de 20 heures effectuer plus de 14 heures 25 supplémentaires ; il lui sera alloué une somme de 2 000 euros à titre de dommages et intérêts ;
- certaines heures effectuées n'ayant pas été rémunérées, la commune de Ramonchamp doit être condamnée à lui verser la somme de 3 741,33 euros, outre 374,13 euros d'indemnité compensatrice de congés payés ;
- son employeur l'a sollicitée à plusieurs reprises pour qu'elle effectue l'accueil de personnes ayant loué une salle municipale ou l'état des lieux et le ménage après une manifestation alors qu'elle était placée en arrêt de travail du 6 juin au 31 décembre 2019 et qu'elle ne devait, durant cette période, accomplir aucune activité professionnelle ; son préjudice sera réparé par le versement d'une somme de 1 000 euros ;
- la commune de Ramonchamp ne l'a pas informée de son intention de ne pas renouveler son contrat dans les délais prescrits par l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 et n'a pas organisé d'entretien individuel ; elle s'est retrouvée subitement sans emploi et dans une situation extrêmement précaire ; compte tenu de son ancienneté et des difficultés rencontrées pour retrouver un nouvel emploi, il lui sera alloué une somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice ;
- la commune ne lui a transmis son certificat de travail que le 23 décembre 2020 ; eu égard au retard dans cette transmission, il lui sera alloué une somme de 1 000 euros en réparation de son préjudice.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 novembre 2021, la commune de Ramonchamp, représentée par Me Tadic, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 82-624 du 20 juillet 1982 ;
- le décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002 ;
- le décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gottlieb, rapporteur,
- les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique,
- les observations de Me Mortet, substituant Me Bernard, représentant Mme A,
- et les observations de Me Tadic, représentant la commune de Ramonchamp.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été recrutée par la commune de Ramonchamp en qualité d'agent d'entretien contractuelle à compter du 21 mars 2016 en vue d'assurer le remplacement d'un fonctionnaire indisponible sur le fondement de l'article 3-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale. La commune de Ramonchamp n'a pas renouvelé son dernier contrat à durée déterminée arrivé à expiration le 31 décembre 2019. Par un courrier du 28 octobre 2020, reçu par la commune de Ramonchamp le 4 novembre 2020, Mme A a sollicité le versement d'une somme totale de 24 490,28 euros au titre du solde de ses congés et de ses heures de travail non rémunérées ainsi qu'en réparation des préjudices liés au non-respect de ses périodes d'arrêt maladie, à la méconnaissance du délai de prévenance, et à l'absence de transmission des documents de fin de contrat. Cette demande ayant été implicitement rejetée, Mme A demande au tribunal de condamner la commune de Ramonchamp à lui verser la somme totale de 24 490,28 euros.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne les congés annuels :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 5 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " L'agent contractuel en activité a droit, dans les conditions prévues par le décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux, à un congé annuel dont la durée et les conditions d'attribution sont identiques à celles du congé annuel des fonctionnaires titulaires. () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux : " Tout fonctionnaire territorial en activité a droit, dans les conditions et sous les réserves précisées aux articles ci-après, pour une année de service accompli du 1er janvier au 31 décembre, à un congé annuel d'une durée égale à cinq fois ses obligations hebdomadaires de service. () ".
3. Il résulte de ces dispositions que seules sont prises en compte, pour le calcul de la durée du congé annuel auquel peut prétendre un agent contractuel de la fonction publique territoriale, ses obligations hebdomadaires de service à l'exclusion des heures supplémentaires qu'il a éventuellement effectuées. Par suite, Mme A n'est pas fondée à solliciter l'indemnisation de congés payés non pris et prétendument acquis du fait de l'accomplissement d'heures supplémentaires.
4. En second lieu, aux termes de l'article 5 du décret du 15 février 1988 susvisé, dans sa version applicable au litige : " () A la fin d'un contrat à durée déterminée ou en cas de licenciement n'intervenant pas à titre de sanction disciplinaire, l'agent qui, du fait de l'autorité territoriale, en raison notamment de la définition du calendrier des congés annuels, n'a pu bénéficier de tout ou partie de ses congés annuels a droit à une indemnité compensatrice. () ".
5. Mme A soutient qu'elle n'a pas pu bénéficier de congés annuels en 2019. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que la requérante, qui a été placée en congé de maladie ordinaire à compter du 6 juin 2019, a été empêchée du fait de l'administration de bénéficier de ses congés annuels avant l'expiration de son dernier contrat de travail le 31 décembre 2019. Par conséquent, elle n'est pas fondée à solliciter le versement d'une indemnité compensatrice au titre de ces congés payés non pris.
En ce qui concerne l'absence de rémunération d'heures travaillées :
6. Si Mme A soutient que certaines des heures de travail qu'elle a effectuées n'ont pas été rémunérées par la commune de Ramonchamp, elle se borne à produire des tableaux de ses heures de travail qu'elle a remplis elle-même. Toutefois, ces feuilles ne sont si signées, ni visées par son supérieur hiérarchique, ni étayées par d'autres éléments qui permettraient d'établir la réalité des heures qui auraient été effectuées et non payées à l'intéressée. Dans ces conditions, les conclusions de Mme A tendant au paiement de ces heures doivent être rejetées.
En ce qui concerne le dépassement du contingent d'heures supplémentaires :
7. Aux termes de l'article 21 du décret du 15 février 1988 susvisé : " L'agent contractuel peut bénéficier d'un service à temps partiel dans les conditions définies aux titres II, III et IV du décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 relatif à la mise en œuvre du temps partiel dans la fonction publique territoriale ". Aux termes de l'article 15 du décret du 29 juillet 2004 relatif à la mise en œuvre du temps partiel dans la fonction publique territoriale : " Les agents non titulaires bénéficiant d'un temps partiel sur autorisation ou de droit dans les conditions prévues aux articles 10,11,13 et 14 du présent décret peuvent percevoir des indemnités horaires pour travaux supplémentaires dans les mêmes conditions et suivant les mêmes modalités que celles prévues par les articles 2 à 9 du décret du 14 janvier 2002 susvisé et aux deuxième et troisième alinéas de l'article 3 du décret du 20 juillet 1982 susvisé. () ". Aux termes de l'article 3 du décret du 20 juillet 1982 fixant les modalités d'application pour les fonctionnaires de l'ordonnance n° 82-296 du 31 mars 1982 relative à l'exercice des fonctions à temps partiel : " Les fonctionnaires autorisés à travailler à temps partiel peuvent bénéficier du versement d'heures supplémentaires dans les conditions prévues par le décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002 relatif aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires. / () / Le contingent mensuel de ces heures supplémentaires ne peut excéder un pourcentage du contingent mensuel prévu à l'article 6 du décret du 14 janvier 2002 précité égal à la quotité de travail fixée à l'article 1er du présent décret effectuée par l'agent ". Aux termes de l'article 6 du décret du 14 janvier 2002 relatif aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires : " Le nombre des heures supplémentaires accomplies dans les conditions fixées par le présent décret ne peuvent dépasser un contingent mensuel de 25 heures. () ".
8. Mme A soutient que la commune de Ramonchamp n'a pas respecté le contingent mensuel d'heures supplémentaires prévu par ces dispositions. Elle fait valoir qu'elle exerçait ses fonctions à temps partiel et que rapporté à sa quotité de travail, le contingent mensuel d'heures supplémentaires qu'elle pouvait effectuer ne pouvait dépasser 14 heures et 25 minutes.
9. Il résulte de l'instruction que Mme A a exercé ses fonctions à temps non complet à raison de 20 heures par semaine du 21 mars 2016 au 30 avril 2016 inclus. Du 1er mai 2016 au 31 décembre 2017, elle a exercé ses fonctions sans que sa durée hebdomadaire de travail ne soit fixée par ses contrats d'engagement. Enfin, Mme A a exercé ses fonctions à temps non complet à raison de 25 heures par semaine du 1er janvier 2018 au 3 septembre 2018 puis à raison de 30 heures par semaine du 4 septembre 2018 au 31 décembre 2019. En revanche, il ne résulte pas de l'instruction que Mme A aurait été, au cours de ses engagements successifs, autorisée à travailler à temps partiel sur le fondement des dispositions précitées de l'article 21 du décret du 15 février 1988. Dans ces conditions, la requérante ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées de l'article 3 du décret du 20 juillet 1982 pour soutenir que la commune de Ramonchamp aurait méconnu le contingent d'heures supplémentaires rapporté à sa quotité de travail. En outre, l'intéressée n'établit pas, ni même ne soutient, que le nombre d'heures supplémentaires qu'elle aurait effectuées auraient dépassé le contingent mensuel de 25 heures prévu par les dispositions précitées de l'article 6 du décret du 14 janvier 2002. Par suite, Mme A n'établit pas que la commune de Ramonchamp aurait méconnu ses droits statutaires en matière d'heures supplémentaires.
En ce qui concerne l'exercice des fonctions pendant à la période d'arrêt de travail :
10. Il résulte de l'instruction que Mme A a été sollicitée le 29 juillet 2019 pour effectuer un état des lieux d'entrée du centre d'hébergement collectif " La roche jolie ", géré par la commune de Ramonchamp, ainsi que le 3 août 2019 pour effectuer un état des lieux de sortie de ce même centre, alors qu'elle était placée en congé de maladie ordinaire depuis le 6 juin 2019. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que la commune de Ramonchamp a commis une faute en lui demandant d'accomplir son service alors qu'elle était placée en congés de maladie.
11. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par Mme A en l'évaluant à la somme de 500 euros.
En ce qui concerne le non-respect du délai de prévenance et l'absence d'entretien préalable au non-renouvellement du contrat :
12. Aux termes de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 susvisé, dans sa version applicable au présent litige : " Lorsqu'un agent contractuel a été engagé pour une durée déterminée susceptible d'être renouvelée en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité territoriale lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : / () / - deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à deux ans ; / () / La notification de la décision finale doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus sur emploi permanent conformément à l' article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée est supérieure ou égale à trois ans. / () / Pour la détermination de la durée du délai de prévenance, les durées d'engagement mentionnées aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéas sont décomptées compte tenu de l'ensemble des contrats conclus avec l'agent, y compris ceux conclus avant une interruption de fonctions, sous réserve que cette interruption n'excède pas quatre mois et qu'elle ne soit pas due à une démission de l'agent. / () ".
13. En premier lieu, il ne résulte pas de l'instruction que Mme A, recrutée depuis plus de deux ans au sein de la commune de Ramonchamp par contrats à durée déterminée successifs, aurait été informée de l'intention de l'autorité territoriale de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée expirant le 31 décembre 2019 au moins deux mois avant le terme de cet engagement. A cet égard, si la commune de Ramonchamp fait valoir que l'attestation de l'employeur destinée à Pôle emploi a été notifiée à cet établissement le 20 octobre 2019, elle n'établit pas, en tout état de cause, que la requérante en aurait été rendue destinataire dans le délai de préavis de deux mois prévu par les dispositions précitées du décret du 15 février 1988. Par suite, Mme A est fondée à soutenir qu'en ne l'informant pas de son intention de ne pas procéder au renouvellement de son contrat à durée déterminée au moins deux mois avant le terme de son engagement, la commune de Ramonchamp a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
14. Mme A se prévaut de son ancienneté de service au sein de la commune de Ramonchamp, de la situation de précarité dans laquelle elle s'est trouvée et des difficultés qu'elle a rencontrées pour retrouver un nouvel emploi. Toutefois, la requérante ne se prévaut expressément d'aucun préjudice matériel qui serait né de la perte de chance sérieuse de trouver un autre emploi à la suite de l'expiration de sa relation de travail au sein de la commune de Ramonchamp. En revanche, il résulte de l'instruction que Mme A, qui justifie avoir engagé des démarches d'emploi à compter de mars 2020, n'a retrouvé un nouvel emploi qu'à compter du 17 juillet 2020. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par la requérante du fait des conditions dans lesquelles elle a été informée du non-renouvellement de son contrat en lui allouant à ce titre la somme de 1 000 euros.
15. En second lieu, il ne résulte pas de l'instruction que le contrat de Mme A était susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée, ni qu'elle aurait été recrutée sur le fondement de l'article 3-3 de la loi susvisée du 26 janvier 1984. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la commune de Ramonchamp aurait commis une faute en s'abstenant d'organiser un entretien avant de lui notifier la décision de ne pas renouveler son contrat de travail.
En ce qui concerne la transmission des documents de fin de contrat :
16. Aux termes de l'article 38 du décret du 15 février 1988 susvisé : " A l'expiration du contrat, l'autorité territoriale délivre à l'agent un certificat qui contient exclusivement les mentions suivantes : / 1° La date de recrutement de l'agent et celle de fin de contrat ; / 2° Les fonctions occupées par l'agent, la catégorie hiérarchique dont elles relèvent et la durée pendant laquelle elles ont été effectivement exercées ; / 3° Le cas échéant, les périodes de congés non assimilées à des périodes de travail effectif. () ".
17. Il résulte de l'instruction que l'attestation prévue par ces dispositions n'a été remise à Mme A que le 23 décembre 2020, soit près d'un an après l'expiration de son dernier contrat de travail. Contrairement à ce que soutient la commune de Ramonchamp, il lui incombait de remettre spontanément à Mme A cette attestation à l'expiration de son contrat de travail. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que la commune de Ramonchamp a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne lui délivrant pas ce certificat dès l'expiration de son contrat. Toutefois, la requérante n'établit pas que ce comportement fautif lui aurait causé un préjudice, dont elle ne précise au demeurant pas la nature. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander la condamnation de la commune de Ramonchamp à lui verser la somme de 1 500 euros.
Sur les frais d'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Ramonchamp demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Ramonchamp une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Ramonchamp est condamnée à verser à Mme A une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros.
Article 2 : La commune de Ramonchamp versera à Mme A une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Ramonchamp au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Ramonchamp.
Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
Le rapporteur,
R. Gottlieb Le président,
B. Coudert
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026