mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2101322 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SELAS CABINET DEVARENNE ASSOCIES GRAND EST |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 mai 2021 et des mémoires complémentaires enregistrés les 22 juillet et 29 décembre 2021, M. B C et Mme D Prud'homme épouse C, représentés par la SELAS Devarenne Associés Grand Est, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision du 8 mars 2021 par laquelle le maire de la commune d'Allondrelle-la-Malmaison a rejeté leur demande indemnitaire ;
2°) de condamner la commune d'Allondrelle-la-Malmaison à leur verser une somme de 84 650 euros en réparation de leurs préjudices, assortie des intérêts au taux légal à compter du 15 février 2021 ;
3°) d'enjoindre à la commune d'Allondrelle-la-Malmaison de procéder au déplacement de l'ouvrage litigieux, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de la commune d'Allondrelle-la-Malmaison la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la canalisation présente sur leurs parcelles est constitutive d'une emprise irrégulière en l'absence de servitude ;
- la présence irrégulière de cette canalisation leur cause des préjudices en raison de l'impossibilité de construire un nouveau bâtiment sur la parcelle X n° 248, ce qui représente une perte d'exploitation de 34 650 euros par an ;
- elle induit également une perte de valeur de leur maison d'habitation du fait de son implantation en fond de parcelle X n° 229, à hauteur de 45 000 euros ;
- la présence de cette canalisation leur cause un préjudice d'anxiété en raison de la présence de plomb, qui sera indemnisé à hauteur de 5 000 euros ;
- la présence de la canalisation leur cause une gêne lors de son entretien par des agents pénétrant sur leur propriété ;
- le remplacement de la canalisation occasionnera la destruction de la dalle en béton de la cour ;
- il y a lieu d'enjoindre à la commune de déplacer la canalisation litigieuse.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 29 juin et le 9 septembre 2021, la commune d'Allondrelle-la-Malmaison, représentée par Me Codazzi, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la créance est prescrite ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Milin-Rance, rapporteure,
- les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public,
- et les observations de Me Devarenne Odaert, représentant M. et Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C sont propriétaires de terrains et d'installations agricoles qu'ils exploitent sur le territoire de la commune d'Allondrelle-la-Malmaison. Par une ordonnance du 9 novembre 2016, le juge de l'expropriation près le tribunal de grande instance de Nancy a prononcé le transfert de propriété du terrain d'assiette dont ils étaient propriétaires, sur lequel est implanté un château d'eau alimentant le réseau d'eau potable de la commune. La canalisation d'adduction de l'eau potable reliant la station de pompage jusqu'au château d'eau traverse en leur tréfonds les parcelles cadastrées X nos 248, 132, 133, 187 et 229 de M. et Mme C. Par une réclamation du 12 février 2021, ils ont demandé à la commune de déplacer cette canalisation et de les indemniser des préjudices subis du fait de son implantation irrégulière. La commune ayant rejeté ces demandes le 8 mars 2021, M. et Mme C demandent l'annulation de cette décision, la condamnation de la commune à les indemniser de leurs préjudices à hauteur d'une somme totale de 84 650 euros et à ce qu'il lui soit enjoint sous astreinte de procéder au déplacement de la canalisation litigieuse en dehors de leur propriété.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et tendant au déplacement de la canalisation d'eau potable :
2. Lorsqu'il est saisi d'une demande tendant à ce que soit ordonnée la démolition d'un ouvrage public dont il est allégué qu'il est irrégulièrement implanté par un requérant qui estime subir un préjudice du fait de l'implantation de cet ouvrage et qui en a demandé sans succès la démolition à l'administration, il appartient au juge administratif, juge de plein contentieux, de déterminer, en fonction de la situation de droit et de fait existant à la date à laquelle il statue, si l'ouvrage est irrégulièrement implanté, puis, si tel est le cas, de rechercher, d'abord, si eu égard notamment à la nature de l'irrégularité, une régularisation appropriée est possible, puis, dans la négative, de prendre en considération, d'une part les inconvénients que la présence de l'ouvrage entraîne pour les divers intérêts publics ou privés en présence, notamment, le cas échéant, pour le propriétaire du terrain d'assiette de l'ouvrage, d'autre part, les conséquences de la démolition pour l'intérêt général et d'apprécier, en rapprochant ces éléments, si la démolition n'entraîne pas une atteinte excessive à l'intérêt général.
3. D'une part, la liste exhaustive des servitudes d'utilité publique est fixée par l'article L. 151-43 du code de l'urbanisme et son annexe, dont le b du C du II " servitudes relatives à l'utilisation de certaines ressources et équipements " concerne les " Servitudes pour l'établissement de canalisations publiques d'eau ou d'assainissement instituées en application des articles L. 152-1 et L. 152-2 du code rural et de la pêche maritime ". Aux termes de l'article L. 152-1 du code rural et de la pêche maritime, reprenant les termes de la loi n° 62-904 du 4 août 1962 abrogée en 1992 : " Il est institué au profit des collectivités publiques, des établissements publics ou des concessionnaires de services publics qui entreprennent des travaux d'établissement de canalisations d'eau potable ou d'évacuation d'eaux usées ou pluviales une servitude leur conférant le droit d'établir à demeure des canalisations souterraines dans les terrains privés non bâtis, excepté les cours et jardins attenant aux habitations. L'établissement de cette servitude ouvre droit à indemnité. Il fait l'objet d'une enquête publique réalisée selon les modalités prévues au livre Ier du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ". Et aux termes de l'article R. 152-1 du même code, issu du décret n° 64-158 du 15 février 1964 : " Les personnes publiques définies au premier alinéa de l'article L. 152-1 et leurs concessionnaires, à qui les propriétaires intéressés n'ont pas donné les facilités nécessaires à l'établissement, au fonctionnement ou à l'entretien des canalisations souterraines d'eau potable ou d'évacuation d'eaux usées ou pluviales, peuvent obtenir l'établissement de la servitude prévue audit article, dans les conditions déterminées aux articles R. 152-2 à R. 152-15 ".
4. D'autre part, l'article L. 152-7 du code de l'urbanisme prévoit que : " Après l'expiration d'un délai d'un an à compter, soit de l'approbation du plan local d'urbanisme soit, s'il s'agit d'une servitude d'utilité publique nouvelle définie à l'article L. 151-43, de son institution, seules les servitudes annexées au plan ou publiées sur le portail national de l'urbanisme prévu à l'article L. 133-1 peuvent être opposées aux demandes d'autorisation d'occupation du sol. Dans le cas où le plan a été approuvé ou la servitude, instituée avant la publication du décret établissant ou complétant la liste mentionnée à l'article L. 151-43, le délai d'un an court à compter de cette publication ". Et l'article L. 151-43 du même code prévoit que : " Les plans locaux d'urbanisme comportent en annexe les servitudes d'utilité publique affectant l'utilisation du sol et figurant sur une liste dressée par décret en Conseil d'Etat ".
5. Il résulte de ce qui précède que les servitudes d'utilité publique pour l'établissement de canalisations publiques d'eau ne peuvent être instituées qu'après enquête publique par déclaration d'utilité publique, par convention amiable ou par voie d'expropriation pour cause d'utilité publique.
6. Il est constant que la canalisation présente dans les tréfonds des parcelles cadastrées X nos 187, 132, 248 et 229, propriétés des requérants, a été installée en 1951 par la commune d'Allondrelle-la-Malmaison pour assurer l'acheminement de l'eau captée dans le bois de la Dame jusqu'au château d'eau assurant la distribution de l'eau potable sur la commune. La circonstance que les requérants et les anciens propriétaires aient eu connaissance de l'existence de cette canalisation ne vaut pas acceptation de l'emprise. Si le tracé de cette conduite figure sur le schéma du réseau d'eau potable annexé au plan local d'urbanisme, dans sa version approuvée le 13 octobre 2020, il ne résulte pas de l'instruction qu'une servitude d'utilité publique ait été instituée et déclarée d'utilité publique après enquête publique conformément aux dispositions précitées. Dès lors qu'aucune servitude ne grève le terrain d'assiette de la conduite en litige, et à défaut de convention amiable, la canalisation litigieuse ne peut être regardée comme ayant été implantée régulièrement sur les parcelles des requérants.
7. Ainsi qu'il est dit au point 2, il appartient au juge administratif, juge de plein contentieux, de déterminer, en fonction de la situation de droit et de fait existant à la date à laquelle il statue, lorsque l'ouvrage est irrégulièrement implanté, de rechercher, d'abord, si eu égard notamment à la nature de l'irrégularité, une régularisation appropriée est possible. Le juge ne peut déduire le caractère régularisable d'un ouvrage public irrégulièrement implanté, qui fait obstacle à ce que soit ordonnée sa démolition, de la seule possibilité pour son propriétaire, compte tenu de l'intérêt général qui s'attache à l'ouvrage en cause, de le faire déclarer d'utilité publique et d'obtenir ainsi la propriété de son terrain d'assiette par voie d'expropriation, mais est tenu de rechercher si une procédure d'expropriation avait été envisagée et était susceptible d'aboutir.
8. Il ne résulte pas de l'instruction et n'est pas même soutenu que la commune d'Allondrelle-la-Malmaison ait envisagé de recourir à une procédure d'expropriation dans les conditions de l'article L. 152-1 du code rural et de la pêche maritime, ni qu'elle ait proposé à M. et Mme C de conclure une convention en vue d'établir une servitude. Par suite, il ne résulte pas de l'instruction qu'une régularisation appropriée de l'implantation de la canalisation litigieuse soit possible.
9. Les requérants soutiennent que l'implantation irrégulière de la canalisation fait obstacle à ce qu'ils construisent un magasin et une cave sur la parcelle X 248, qu'elle a entrainé une perte de valeur de leur maison d'habitation, qui a dû être déplacée et rapprochée des hangars d'exploitation agricole, qu'elle génère un préjudice d'anxiété, du fait de la présence potentielle de plomb sur leur parcelle, qu'elle occasionne une gêne lors du passage des agents procédant à son entretien et que son déplacement nécessitera de détruire l'emprise foncière bétonnée située à son aplomb.
10. Toutefois, les requérants ne font état d'aucun inconvénient relatif à l'exploitation de leurs terres agricoles traversées par la conduite litigieuse. Alors que seules les servitudes instituées et annexées au plan local d'urbanisme sont opposables aux demandes d'autorisation d'occupation du sol, ils n'établissent pas qu'une demande de permis de construire leur aurait été refusée au motif de la présence de la canalisation litigieuse, ni qu'un projet de construction de magasin et d'une cave ne pourrait être réalisé sur un autre emplacement de leur parcelle. La canalisation litigieuse préexistant à la construction de la maison d'habitation autorisée par un permis de construire accordé le 20 août 1998, elle ne saurait être à l'origine, à la supposer établie, d'une perte de valeur de la maison du fait de son implantation. Les préjudices tirés de la présence potentielle de plomb dans la canalisation litigieuse et de la gêne occasionnée lors de son entretien, à les supposer établis, sont sans lien avec le caractère irrégulier de l'emprise. Quant au préjudice résultant de la destruction d'une emprise bétonnée située en aplomb, il ne revêt qu'un caractère éventuel.
11. La commune d'Allondrelle-la-Malmaison fait valoir que la canalisation litigieuse est la conduite principale desservant la commune en eau potable sur une longueur de 565 mètres, et que le coût total de son déplacement, y compris la remise en état du terrain et l'installation d'une nouvelle conduite en dehors de la propriété des requérants, s'élèverait à un montant de 423 040 euros toutes taxes comprises, ce qui serait prohibitif pour une commune comportant 650 habitants. Elle fait valoir, d'une part, qu'elle a entrepris une opération de remplacement complet et progressif des conduites du réseau secondaire d'eau en fonte et plomb au sein du hameau de la Malmaison et du cœur de village d'Allondrelle sur la période 2022-2026, pour y assurer la sécurité sanitaire, économiser l'eau et améliorer la défense incendie, et, d'autre part, qu'elle n'est pas en mesure de financer le déplacement de la conduite litigieuse avant la fin de la réalisation de ce programme.
12. Ainsi, au vu de l'ensemble de ces éléments, en tenant compte de l'écoulement du temps entre la construction de la maison d'habitation des requérants, qui avaient pleinement conscience de la présence et du tracé de cette canalisation, et leur demande d'injonction, et au regard des conséquences de travaux supplémentaires, dans un délai compatible avec l'exécution du présent jugement, pour une commune de moins de 1 000 habitants assurant en régie le service d'alimentation en eau potable, le déplacement sollicité doit être regardé comme portant une atteinte excessive à l'intérêt général.
13. Par suite, il n'y a pas lieu d'enjoindre à la commune d'Allondrelle-la-Malmaison de procéder au déplacement de la canalisation d'adduction d'eau potable et ces conclusions doivent, en conséquence, être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
14. L'implantation de la canalisation sur la propriété des requérants présente le caractère d'une emprise irrégulière. Dès lors, M. et Mme C sont fondés à solliciter la réparation des préjudices en lien direct avec la présence irrégulière de cet ouvrage.
15. Toutefois, ainsi qu'il a été exposé au point 10, si les requérants soutiennent que la présence de la canalisation ferait obstacle à la construction d'un magasin et d'une cave à vin, en l'absence de projet actuel un tel préjudice ne revêt en tout état de cause qu'un caractère éventuel à la date du présent jugement.
16. Si M. et Mme C soutiennent que leur maison d'habitation a dû être déplacée pour tenir compte de la présence de la canalisation, ils n'établissent pas, alors que cette construction a été autorisée en 1998 à proximité des installations agricoles pour les besoins de leur exploitation, qu'une telle implantation présenterait davantage d'inconvénients que l'emplacement initialement envisagé et qu'elle aurait ainsi occasionné une perte de valeur.
17. Les requérants se prévalent également des conclusions du rapport établi le 21 mai 2021 par M. A qui souligne le défaut de fiabilité du réseau d'acheminement de l'eau potable et une contamination possible du sol et de l'eau. Toutefois, ainsi qu'il a été exposé au point 10, un tel préjudice est sans lien avec le caractère irrégulier de l'emprise, et, en tout état de cause, alors que l'expert foncier sollicité par les requérants n'a pas eu accès aux données d'entretien de la canalisation litigieuse et n'a procédé à aucun relevé ni aucun sondage au droit des parcelles des requérants, ni ces conclusions, ni les extraits de bulletins municipaux produits ne permettent d'établir que la canalisation traversant la propriété des requérants serait dégradée, que des fuites auraient été observées ou qu'une présence de plomb aurait été mise à jour.
18. Enfin, les requérants, qui ne précisent pas la nature de la gêne occasionnée par l'entretien de la conduite litigieuse, n'établissent pas l'existence d'un préjudice en lien avec le caractère irrégulier de son emprise.
19. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner l'exception de prescription opposée en défense, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'indemnisation de leurs préjudices nés de l'implantation irrégulière de la conduite d'adduction d'eau dans les tréfonds de leur propriété.
Sur les frais d'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Allondrelle-la-Malmaison, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme C demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
21. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants la somme demandée par la commune d'Allondrelle-la-Malmaison sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune d'Allondrelle-la-Malmaison présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Mme D Prud'homme épouse C et à la commune d'Allondrelle-la-Malmaison.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Milin-Rance, première conseillère,
Mme Grandjean, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La rapporteure,
F. Milin-Rance
Le président,
B. Coudert
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026