jeudi 3 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2101567 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique (Chambre 1) |
| Avocat requérant | TASSIGNY |
Vu la procédure suivante :
Par une décision du 27 mai 2021, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté par M. B, a annulé le jugement du tribunal administratif de Nancy en date du 30 décembre 2019 et a renvoyé l'affaire devant le même tribunal.
Par une requête et des mémoires enregistrés les 6 novembre 2018, 14 novembre 2019 et 31 janvier 2022, M. C B, représenté par Me Tassigny, demande au tribunal :
1°) de condamner, au besoin solidairement, l'Agence nationale des titres sécurisées (ANTS) et l'Etat à lui verser la somme de 4 667,83 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des manquements de l'ANTS pour la délivrance du certificat d'immatriculation du véhicule dont il est propriétaire ;
2°) de mettre à la charge de l'ANTS et de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- en s'abstenant de suivre sa demande de certificat d'immatriculation régulièrement formée et en ne délivrant ce certificat que tardivement, malgré l'ensemble de ses diligences, l'ANTS a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- la somme de 4 667,83 euros doit lui être versée en réparation des préjudices qu'il a subis, dont 1 240 euros au titre de la perte sur la revente de son véhicule, 235 euros au titre des frais d'assurance, 1 131,83 euros au titre des frais d'entretien de son ancien véhicule, 60 euros au titre des frais de carte grise et 2 000 euros au titre de l'impossibilité d'utiliser son nouveau véhicule pendant 5 mois.
Par des mémoires en défense enregistrés les 8 novembre 2019 et 30 juin 2021, l'ANTS conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- elle est incompétente pour instruire et valider les demandes tendant à l'obtention d'un certificat d'immatriculation ;
- elle n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- l'administration n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité ;
- les préjudices invoqués par M. B sont sans lien avec la faute pour laquelle il demande réparation ;
- M. B n'apporte aucun élément de nature à justifier la somme qu'il demande.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2007-240 du 22 février 2007 ;
- l'arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d'immatriculation des véhicules ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Kohler, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Ayant acquis un véhicule d'occasion le 14 décembre 2017, M. B a adressé par la voie électronique, le 8 janvier 2018, une demande de certificat d'immatriculation à l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). L'accusé de réception qui lui a été retourné le 15 janvier 2018 mentionnait que sa demande avait été transmise pour traitement au service concerné. Après diverses démarches, M. B a constaté, le 19 avril 2018, que le site de l'ANTS sur lequel il avait enregistré sa demande mentionnait qu'aucune demande n'était en cours à son nom. Il a alors sollicité le certificat d'immatriculation par l'intermédiaire d'un professionnel habilité et l'a finalement obtenu le 7 mai 2018. Par sa requête, M. B demande la condamnation, au besoin solidaire, de l'ANTS et de l'Etat à lui verser la somme de 4 667,83 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des manquements de l'ANTS pour la délivrance du certificat d'immatriculation du véhicule dont il est propriétaire.
2. Il est constant que M. B a obtenu la délivrance de son certificat d'immatriculation le 7 mai 2018, soit 4 mois après en avoir fait la demande. Il résulte de l'instruction et notamment des diverses copies d'écran faisant mention des demandes de paiement émanant de l'ANTS et du courrier adressé par les services bancaires à M. B, que ce délai, qui n'est pas anormalement long, résulte de ce que le paiement par M. B de la taxe relative au certificat d'immatriculation sollicité a été bloqué par le système de réservation de sa banque le 9 avril 2018. Dans ces conditions, et faute pour l'intéressé de produire des éléments de nature à établir que l'absence de prise en compte de ce paiement serait imputable à l'ANTS ou à l'Etat, M. B, n'établit pas l'existence d'une faute de nature à engager leur responsabilité.
3. Il résulte de tout ce qui précède qu'aucune faute ne peut être retenue à l'encontre de l'Etat ou de l'ANTS et que les conclusions indemnitaires présentées par M. B doivent, en conséquence, être rejetées sans qu'il soit besoin d'en examiner la recevabilité. Dans ces conditions, les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au directeur de l'Agence national des titres sécurisés et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2022.
La magistrate désignée,
J. A
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026