LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2101768

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2101768

jeudi 21 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2101768
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantKRETZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 juin 2021 et des mémoires enregistrés le 14 avril 2023 et le 3 août 2023 et non communiqués, M. A B, représenté par Me Kretz, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les revenus auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2016 et des pénalités correspondantes ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- c'est à tort que le vérificateur a réintégré au calcul du bénéfice imposable de la société DMG les travaux non facturés au titre de l'exercice clos en 2016 et a considéré ces dépenses comme des revenus distribués à son profit ; la société DMG a réalité une décision de gestion en n'achetant que cinq lots de terrains à viabiliser sur les sept vendus par la commune d'Homécourt ; l'assiette imposable de la société DMG à l'impôt sur les sociétés ne saurait être déterminée comme si elle avait acheté les sept lots ;

- la preuve de l'élément matériel de l'acte anormal de gestion commis par la société DMG n'est pas rapportée dès lors que la viabilisation des deux lots qu'il a achetés a été effectuée par ce dernier et non par la société DMG ; la viabilisation a été effectuée avec les outils de son père et des chutes de chantier ; il a bénéficié d'un effet d'aubaine tenant au fait que les travaux de voirie réalisés par la société DMG passaient devant ses deux parcelles ; il a souhaité compenser cet effet en rachetant à la société trois lots viabilisés à un prix majoré de 17% ;

- la quote-part que la société aurait pu lui refacturer s'élève au maximum à 21 782 euros et non à 40 336 euros comme le soutient le service ; il convient par ailleurs de déduire la somme de 12 509 euros de cet avantage, correspondant à la majoration de prix des trop lots viabilisés acheté à la société DMG, si bien que le montant de l'avantage dont il a bénéficié ne saurait excéder la somme de 9 273 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2021, l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction spécialisée de contrôle fiscal Est, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Frédéric Durand, rapporteur,

- et les conclusions de Mme Céline Marini, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société DMG a pour objet l'acquisition de terrains pour les viabiliser et les revendre en lots. Elle a fait l'objet en 2018, d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices 2015, 2016 et 2017. A l'issue de ces opérations, le service a réintégré dans l'assiette imposable à l'impôt sur les sociétés le produit dont elle se serait privée en ne facturant pas à son dirigeant, M. B, les travaux de viabilisation réalisés sur des parcelles lui appartenant. M. B a fait l'objet d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle sur la période allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017 et une somme de 48 403 euros a été réintégrée dans son assiette imposable, au titre des revenus de capitaux mobiliers, sur le fondement du c) de l'article 111 du code général des impôts. M. B a saisi l'administration d'une réclamation préalable, partiellement rejetée, le 17 mai 2021.

Sur les conclusions aux fins de décharge :

2. Aux termes de l'article 111 du code général des impôts : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : () c. Les rémunérations et avantages occultes ; () ". Il appartient à l'administration d'établir l'existence et le montant de la distribution contestée par M. B.

3. Le 25 mars 2015, la commune d'Homécourt a vendu à la SCI DMG cinq parcelles à viabiliser du lotissement au lieudit " Bois de la Sarre ", cadastrées AC 323 à AC 330 et, le même jour, elle a cédé à M. B, dirigeant de la société DMG, deux autres parcelles référencées AC 321 et 322 au sein de ce même lotissement. Une convention de réalisation et de remise d'ouvrages électriques de distribution publique en vue d'un raccordement collectif a été signé entre la SCI DMG et ERDF le 28 avril 2015, prévoyant, notamment, la fourniture de sept panneaux X HN62-S compteur-disjoncteur et sept disjoncteurs. Par ailleurs, il est constant que la société DMG a exposé des travaux de viabilisation, d'un montant total de 63 530,15 euros et correspondant à des travaux de voirie provisoire et définitive, des travaux de réseaux secs, des travaux de connexion au réseau électrique et au réseau téléphonique.

4. D'une part, pour caractériser l'existence d'un avantage consenti par la société DMG à M. B, le service s'est fondé sur la circonstance que, par les éléments produits, ce dernier ne rapportait pas la preuve de ce qu'il avait personnellement effectué les travaux de viabilisation avec l'aide de son père et de ce que les dépenses engagées par la société DMG avaient bénéficié à son dirigeant. Si M. B soutient que la DMG soutient a effectué une décision de gestion en n'achetant que cinq des sept lots à viabiliser, cette circonstance est sans incidence sur l'existence des distributions contestées dès lors que ces dernières procèdent uniquement de la réintégration, dans l'assiette imposable de la société DMG, des produits dont elle s'est privée en ne facturant pas à M. B les travaux de viabilisation réalisés sur des parcelles lui appartenant. Il résulte de l'instruction que la société DMG a conclu avec les société ERDF et Orange des conventions de réalisation et de remise d'ouvrages électriques de distribution publique et de connexion au réseau téléphonique concernant sur le raccordement de l'ensemble des lots à viabiliser au sein du lotissement. M. B ne conteste pas par ailleurs que les dépenses de voirie provisoire et définitive exposées en totalité par la société DMG, lui ont bénéficié pour partie, sans que l'avantage ainsi consenti ne lui soit refacturé. S'il soutient que les travaux de raccordement aux réseaux d'induction d'eau potable et d'évacuation des eaux usées ont été réalisés, sur les deux lots litigieux, par lui-même et son père au moyen de chutes de chantier, il ne produit aucune facture de matériaux alors qu'il résulte des plans produits aux débats que de tels raccordement nécessitaient parfois jusqu'à vingt mètres de tuyaux. Par suite, l'administration doit être regardée comme rapportant la preuve que la société DMG s'est délibérément appauvrie à des fins étrangères à son intérêt et que cet appauvrissement constitue, pour M. B, un avantage occulte.

5. D'autre part, pour calculer le montant de l'avantage occulte dont M. B a bénéficié, le service a procédé par comparaison entre le prix de cession de ses deux parcelles et la valeur à laquelle la société DMG a revendu ses cinq parcelles, pour en déduire que le montant de l'avantage consenti à M. B s'élève à 40 336 euros. Une telle méthode est toutefois impropre à déterminer le montant de l'avantage consenti à M. B dès lors que le prix de cession d'un terrain viabilisé correspond au prix d'achat du terrain non viabilisé, majoré des frais de viabilisation mais aussi de la marge du lotisseur. Il résulte de l'instruction que la société DMG a exposé des frais de viabilisation pour un montant total de 63 530,15 euros, qui ont profité aux sept parcelles du lotissement situé au lieudit " Bois de la Sarre ". En l'absence de tout élément pertinent produit par les parties, ces dépenses doivent être considérées comme ayant été exposées dans des proportions identiques pour chacun des sept lots viabilisés. Si M. B soutient qu'il aurait partiellement compensé les avantages dont il a bénéficié en lui rachetant trois parcelles aménagées pour un montant majoré de 17%, il résulte des plans fournis par les parties que le prix de rachat convenu correspond à celui estimé dès avant le début des opérations de viabilisation. Par suite, l'administration est seulement fondée à considérer que l'avantage dont M. B a bénéficié s'élève à 2/7 de la somme de 63 530,15 euros, soit 18 152 euros.

6. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondée à demander la réduction de la cotisation d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2016 ainsi des pénalités et intérêts correspondants, en tant que l'avantage dont il a bénéficié doit être évalué à la somme de 18 152 euros.

Sur les frais de l'instance :

7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie principalement perdante une quelconque somme au titre des frais engagés par M. B et non comprise dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La cotisation d'impôt sur les revenus à laquelle M. B a été assujetti au titre de l'année 2016 ainsi que les pénalités et intérêts correspondants sont réduits selon les modalités prévues au point 6 du présent jugement.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction spécialisée de contrôle fiscal Est.

Délibéré après l'audience du 31 août 2023, à laquelle siégeaient :

M. Marti, président,

M. Durand, premier conseiller,

Mme Wolff, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2023.

Le rapporteur,

F. Durand

Le président,

D. MartiLe greffier,

F. Richard

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2101768

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions