lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2102995 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP GASSE - CARNEL - GASSE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance, en date du 8 mars 2022, le juge, statuant en référé, a, sur la requête n° 2102995 présentée par le département de Meurthe-et-Moselle, prescrit une expertise confiée à M. D E et portant sur les désordres affectant la médiathèque départementale de Laxou.
Par une requête, enregistrée le 1er juin 2022, le département de Meurthe-et-Moselle, représenté par Me Zimmer, demande au juge des référés d'étendre les opérations d'expertise à la société Le Bras Frères, à son assureur la compagnie Allianz Iard et au Bureau Veritas.
Elle soutient que la première réunion d'expertise, tenue le 14 avril 2022, a fait apparaître la nécessité d'attraire aux opérations d'expertise ces différentes sociétés.
Par un mémoire, enregistré le 3 juin 2022, la société MMA Iard, la société MMA Iard Assurances Mutuelles, venant aux droits de la société Covea Risks et la société Lefevre représentées par Me Canonica, demandent au juge des référés d'étendre les opérations d'expertise confiées à M. E à la société Le Bras Frères, à son assureur la compagnie Allianz Iard et au Bureau Veritas.
Par un mémoire, enregistré le 21 juillet 2022, la société Allianz Iard, représentée par Me Gasse, demande au juge de lui donner acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à la demande d'extension présentée par le département de Meurthe-et-Moselle, tous droits et moyens demeurant réservés.
Vu les pièces du dossier desquelles il ressort que la requête a été communiquée au Bureau Veritas pour lequel il n'a pas été présenté de mémoire dans le délai imparti.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Di Candia, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'extension :
1. L'article R. 532-3 du code de justice administrative prévoit que : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées () ". Le juge des référés peut appeler à l'expertise toute personne n'étant pas manifestement étrangère au litige susceptible d'être engagé devant le juge de l'action qui motive l'expertise.
2. Le département de Meurthe-et-Moselle, qui saisit le juge des référés dans les deux mois suivant la première réunion d'expertise, fait valoir qu'au cours de cette réunion, il est apparu nécessaire, y compris aux yeux de l'expert, de procéder à la mise en cause du bureau Veritas, en sa qualité de contrôleur technique, et de la société Le Bras Frères, en sa qualité de titulaire du lot n°4 " Isolation thermique extérieure-bardage acier ". Il y a également lieu de mettre en cause la société Allianz Iard, prise en sa qualité d'assureur Le Bras Frères. Dès lors que ces sociétés ne sont pas manifestement étrangères au litige susceptible de naître, il y a lieu de les attraire aux opérations d'expertise en cours.
Sur le report de la date de dépôt du rapport :
4. Il y a lieu de reporter la date de dépôt du rapport au 1er mars 2023.
ORDONNE :
Article 1er : La mission de l'expert désignée par l'ordonnance n° 2102995 du juge des référés du 8 mars 2022 est étendue à la société Le Bras Frères, à son assureur la société Allianz Iard et au Bureau Veritas.
Article 2 : La date limite du dépôt du rapport d'expertise est fixée au 1er mars 2023.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au département de Meurthe-et-Moselle, à la société Vannson, à la CAMBTP, à la société Lefevre, à la société MMA IARD, à la société MMA Iard assurances mutuelles, à M. F A, à M. C B, à la mutuelle des architectes français, à la société Sofib, à la société Le Bras Frères, à la société Allianz Iard, au Bureau Veritas et à l'expert M. D E.
Fait à Nancy, le 26 septembre 202Le juge des référés,
O. Di Candia
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2102995
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026