mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2200997 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | AARPI THEMIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 mars et 22 avril 2022, M. A B, représenté par Me Ciaudo, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures, d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'évaluer les conditions de sa prise en charge psychiatrique et psychologique par le centre hospitalier Saint-Charles de Toul et le centre psychothérapique de Nancy et d'évaluer les préjudices qu'il a subis.
Par un mémoire, enregistré le 31 mars 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de Meurthe-et-Moselle déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2022, le centre hospitalier Saint- Charles de Toul, représenté par Me Gasse, conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2023, le centre psychothérapique de Nancy, représenté par Me Chiffert, s'en remet à justice sur la mesure d'expertise sollicitée et sollicite la désignation d'un expert spécialisé en psychiatrie.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". L'octroi d'une telle mesure est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal, appréciée en tenant compte, notamment, de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir.
2. M. B, qui a été successivement incarcéré au centre de détention d'Ecrouves puis de Toul et présente des troubles psychiatriques, fait valoir qu'en raison de relations très conflictuelles avec le psychiatre qui le suivait, il n'a pas reçu les soins réguliers dont il avait besoin et envisage d'engager une action indemnitaire fondée sur la faute commise dans le cadre de sa prise en charge psychiatrique et psychologique. Toutefois, s'il résulte de l'instruction que M. B est atteint des troubles psychiatriques, les pièces produites par le requérant n'apportent pas d'éléments suffisants quant à la défaillance de sa prise en charge. Dès lors, et en l'état de l'instruction, la mesure d'expertise sollicitée ne peut être regardée comme utile dans la perspective d'une éventuelle action indemnitaire pour faute.
3. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander la désignation d'un expert sur le fondement des dispositions citées au point 1.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la caisse primaire d'assurance maladie de Meurthe-et-Moselle, au centre hospitalier Saint-Charles de Toul et au centre psychothérapique de Nancy.
Fait à Nancy, le 29 octobre 2024.
Le président, juge des référés,
S. Davesne
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026