jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201239 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | TRABELSI-CHOULI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 avril 2022, la société Klekoon, représentée par Me Trabelsi-Chouli, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Géry à lui régler la somme de 228 euros, majorée des intérêts de retard à compter du 11 décembre 2019, date de sa première demande de paiement, avec capitalisation des intérêts ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Géry la somme de 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa demande est recevable ;
- le contrat prévoyant une clause de tacite reconduction, en l'absence de résiliation dans les délais prévus, et alors que son obligation de délivrance des prestations commandées était exécutée, la commune lui était redevable de la somme de 228 euros correspondant à son abonnement pour la période du 12 juin 2021 au 11 juin 2022.
La requête de la société Klekoon a été communiquée à la commune de Géry qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Agnès Bourjol,
- les conclusions de Mme Laëtitia Cabecas, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un contrat signé le 12 juin 2019, la commune de Géry a souscrit un abonnement d'une durée de douze mois auprès de la société Klekoon pour la mise à disposition d'une plateforme de dématérialisation avec forfait illimité de marchés à dématérialiser, reconduit tacitement en 2020. Le 11 mai 2021, la société a adressé à la commune une facture d'un montant de 228 euros toutes taxes comprises pour la période d'abonnement du 12 juin 2021 au 11 juin 2022, en application d'une clause de tacite reconduction, faute pour la commune d'avoir dénoncé le contrat au moins deux mois avant son échéance. La société Klekoon, compte tenu du refus de la commune de lui verser le montant de 228 euros en dépit d'une mise en demeure adressée en ce sens, demande au tribunal de condamner la commune de Géry à lui verser la somme de 228 euros, majorée des intérêts de retard à compter du 11 décembre 2019 avec capitalisation des intérêts.
Sur la demande indemnitaire :
2. Il résulte des termes du contrat conclu le 12 juin 2019 entre la commune de Géry et la société Klekoon que celui-ci prévoyait une clause de reconduction tacite pour douze mois, à l'échéance des douze premiers mois, sauf résiliation par lettre recommandée avec accusé de réception au moins deux mois avant la date d'échéance.
3. A l'appui de sa requête, la société Klekoon soutient que la commune de Géry ne s'est pas acquittée de la facture datée du 11 mai 2021 et à échéance du 25 juin 2021, d'un montant de 228 euros toutes taxes comprises, pour la période d'abonnement courant du 12 juin 2021 au 11 juin 2022. Faute pour la commune, qui n'a pas produit de mémoire en défense, d'apporter des éléments de nature à mettre en cause la réalité de la prestation fournie par la société requérante ou à établir qu'elle aurait dénoncé le contrat en respectant le préavis de deux mois auquel elle s'est contractuellement engagée, la commune de Géry doit en conséquence entièrement assurer à la société Klekoon la contrepartie de la prestation fournie.
4. Il résulte de ce qui précède que la société Klekoon est fondée à demander la condamnation de la commune de Géry à lui verser la somme de 228 euros toutes taxes comprises.
Sur les intérêts moratoires et leur capitalisation :
5. D'une part, la société Klekoon a droit aux intérêts au taux légal de la somme due à compter du 28 décembre 2021, date de réception par la commune de Géry du courrier la mettant en demeure de payer la facture faisant l'objet de la présente instance.
6. D'autre part, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 26 avril 2022, date d'enregistrement de la requête. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter de la date du 28 décembre 2022, à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle suivante à compter de cette date.
Sur les frais de l'instance :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Géry le paiement de la somme de 300 euros au titre des frais exposés par la société Klekoon et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Géry est condamnée à verser à la société Klekoon la somme de 228 euros toutes taxes comprises avec intérêts au taux légal à compter du 28 décembre 2021. Les intérêts échus à la date du 28 décembre 2022 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : La commune de Géry versera à la société Klekoon une somme de 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Klekoon et à la commune de Géry.
Délibéré après l'audience publique du 14 novembre 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Samson-Dye, présidente,
Mme Bourjol, première conseillère,
M. Bastian, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.
La rapporteure,
A. BourjolLa présidente,
A. Samson-Dye
Le greffier
P. Lepage,
La République mande et ordonne au préfet de la Meuse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2201239
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026