vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2202194 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2022, M. C A demande au tribunal de prononcer la décharge d'une fraction des cotisations d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre de l'année 2020.
Il soutient qu'au titre de l'année 2020 il résidait avec son épouse et que la cohabitation avec cette dernière n'a cessé que le 29 janvier 2021, date de la cession de leur logement commun.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 octobre 2022, le directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les conditions d'une imposition distincte de M. A d'avec son épouse, prévues au 4 de l'article 6 du code général des impôts, sont remplies.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Frédéric Durand, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Céline Marini, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, marié sous le régime de la communauté légale, a fait l'objet d'une imposition distincte d'avec son épouse au titre de ses revenus de l'année 2020. Le 20 mai 2022, l'intéressé a sollicité la décharge d'une fraction des impositions en découlant, au motif qu'il devait faire l'objet d'une imposition commune avec sa conjointe. Cette réclamation préalable a été rejetée par le service des impôts, par décision du 9 juin 2022.
2. Aux termes de l'article 6 du code général des impôts : " () 4. Les époux font l'objet d'impositions distinctes : () c. Lorsqu'en cas d'abandon du domicile conjugal par l'un ou l'autre des époux, chacun dispose de revenus distincts () ".
3. Au titre des revenus de l'année 2020, M. A a souscrit une déclaration de revenus ne faisant mention que de ses revenus personnels et dans laquelle il a indiqué au service des impôts qu'il était " divorcé/séparé ". Pour remettre en cause le principe de son imposition distincte, l'intéressé soutient que la cohabitation avec cette dernière n'a cessé que le 29 janvier 2021, date de la cession de leur logement commun. Toutefois, il résulte de l'instruction que M. A et sa compagne ont souscrit une attestation sur l'honneur de séparation, le 28 janvier 2021, dans laquelle ils indiquent que leur séparation est intervenue le 7 août 2020. Par ailleurs, M. A a précisé dans l'assignation en divorce qu'il a fait délivrer à son épouse ne plus résider avec cette dernière depuis cette même date du 7 août 2020. Enfin, il est constant que la compagne du requérant a souscrit, au titre de l'année 2020, une déclaration personnelle de revenus au titre de ses propres revenus. L'administration était aussi fondée à rejeter la réclamation de M. A qui, au titre de l'année 2020, ne résidait plus avec sa compagne et disposait de revenus distincts de lui. Par suite, les conclusions aux fins de décharge doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Davesne, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Wolff, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2024.
Le rapporteur,
F. Durand
Le président,
S. DavesneLa greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°2202194
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026