jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2202677 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET JASPER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 septembre 2022, Mme B E, représentée par Me Olszowiak, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, aux fins de déterminer si les diagnostics et les soins prodigués au sein de la maternité régionale du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy ont été consciencieux et conformes aux données acquises de la science et d'évaluer ses préjudices ;
2°) de dire que l'expert pourra s'adjoindre tout spécialiste de son choix ;
3°) de dire que l'expert devra communiquer un pré-rapport aux parties en leur impartissant un délai d'un mois pour la production de leurs dires écrits ;
4°) de condamner le centre hospitalier régional universitaire de Nancy au paiement de la consignation des frais d'expertise ;
5°) de condamner le centre hospitalier régional universitaire de Nancy aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- le 23 septembre 2019, elle s'est rendue à la maternité du centre hospitalier régional universitaire de Nancy afin d'interrompre sa grossesse suite à la réalisation d'une échographie objectivant un syndrome de Bonnevie Ulrich ;
- cette interruption médicale de grossesse a été réalisée par voie basse sous péridurale ;
- au réveil le lendemain, elle a présenté un déficit moteur des membres inférieurs, ne pouvant plus se déplacer ;
- elle est restée alitée pendant une semaine et en l'absence d'amélioration, elle a consulté le SAU de Toul qui a diagnostiqué un déficit moteur pur avec abolition des ROT aux membres inférieurs sans troubles sphinctériens ;
- le 9 octobre 2019, un électroneuromyogramme (ENMG) a été réalisé et mis en exergue une neuropathie axono-démyélinisante sensitive-motrice des quatre membres symétriques prédominante aux membres inférieurs en faveur d'une polyradiculonévrite aigue avec atteinte axonale secondaire ;
- elle a été hospitalisée au service de neurologie du 10 au 28 octobre 2019 pour un bilan étiologique concluant à une suspicion, soit d'un syndrome de Guillain Barré, soit d'une polyradiculonévrite ayant décompensé dans le contexte de l'interruption médicale de grossesse ;
- à la suite de l'examen clinique réalisé le 11 octobre 2019, il resort un déficit distal aux membres inférieurs prédominant à gauche ; elle a bénéficié d'une cure d'immunoglobine IV ;
- elle a été hospitalisée du 28 octobre 2019 au 25 janvier 2020 pour une prise en charge rééducative et réadaptative ;
- elle est titulaire d'une carte d'invalidité ;
- elle entend engager la responsabilité du centre hospitalier régional universitaire de Nancy afin d'obtenir l'indemnisation de ses préjudices ;
- elle a, à ce titre, formulé une réclamation suite aux soins prodigués le 23 septembre 2019 auprès dudit centre hospitalier qui a opposé une fin de non-recevoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2022, le centre hospitalier régional universitaire de Nancy, représenté par Me Marrion déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée, mais formule les plus expresses réserves s'agissant de sa responsabilité.
Il demande au juge des référés :
- de désigner un collège d'experts composé d'un médecin spécialisé en gynécologie-obstétrique et d'un médecin spécialisé en neurologie ;
- que la mission des experts soit complétée selon les termes de son mémoire ;
- que l'organisme social de la requérante produise le relevé détaillé de ses débours ;
- de rejeter le surplus des demandes.
Par un mémoire, enregistré le 7 octobre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de Meurthe-et-Moselle déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 janvier 2023, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Saumon, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée.
Il demande au juge des référés :
- de lui donner acte de ses protestations et réserves tant sur le bien-fondé de sa mise en cause devant la présente juridiction que sur la mesure d'expertise sollicitée ;
- d'étendre la mission d'expertise selon ses observations ;
- de déposer un pré-rapport afin de permettre aux parties de faire valoir contradictoirement leurs observations préalablement au dépôt du rapport définitif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Marti, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". L'octroi d'une telle mesure est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal, appréciée en tenant compte, notamment, de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir.
2. La mesure d'expertise demandée par Mme E entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et présente un caractère utile. Il y a lieu, dès lors, d'y faire droit et de confier la mission d'expertise à un collège d'experts comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur le concours d'un sapiteur :
3. Il résulte des dispositions de l'article R. 621-2 alinéa 2 du code de justice administrative qu'il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité de faire appel à un sapiteur et que l'autorisation d'y recourir relève de la compétence du seul président du tribunal et non de celle du juge des référés. Par suite, les conclusions de Mme E tendant à ce que l'expert puisse s'adjoindre tout spécialiste de son choix ne peuvent qu'être rejetées.
Sur le dépôt d'un pré-rapport :
4. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport en vue de recueillir leurs éventuelles observations, ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir, à charge pour les parties de le lui demander. Il suit de là que les conclusions de Mme E et de l'Oniam tendant à ce que les experts dressent un pré-rapport soumis aux dires des parties ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à la production du relevé des frais et débours par la caisse primaire d'assurance maladie de Meurthe-et-Moselle :
5. Il résulte de l'instruction qu'à ce stade de la procédure, la production du relevé détaillé des débours et frais médicaux de la caisse primaire d'assurance maladie de Meurthe-et-Moselle ne présente pas un caractère d'utilité eu égard à la mission des experts telle qu'elle est fixée par la présente ordonnance. Il appartiendra aux experts de solliciter, s'ils l'estiment nécessaire, la communication du relevé détaillé des débours et frais médicaux en lien avec la prise en charge de Mme E. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions du centre hospitalier régional universitaire de Nancy tendant à la communication de ce relevé.
Sur les conclusions relatives aux frais d'expertise et dépens :
6. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " () le président du tribunal () fixe les frais et honoraires par une ordonnance (). Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires (). Dans le cas où les frais d'expertise () sont compris dans les dépens d'une instance principale, la formation de jugement statuant sur cette instance peut décider que la charge définitive de ces frais incombe à une autre partie que celle qui a été désignée par l'ordonnance mentionnée à l'alinéa précédent () " et aux termes de l'article R. 761-1 du même code : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ".
7. Ces dispositions font obstacle à ce que le juge des référés, au stade de la désignation de l'expert, mette les frais d'expertise ou les dépens à la charge de l'une ou l'autre des parties. Ainsi, les conclusions formées en ce sens par Mme E doivent être rejetées.
8. Au surplus, aucune disposition du code de justice administrative ne prévoit la consignation au greffe d'une provision à titre d'avance sur les honoraires d'expertise et en tout état de cause, l'article R. 621-12 du code de justice administrative prévoit que : " Le président de la juridiction () peut, soit au début de l'expertise, si la durée ou l'importance des opérations paraît le comporter, soit au cours de l'expertise ou après le dépôt du rapport et jusqu'à l'intervention du jugement sur le fond, accorder aux experts et aux sapiteurs, sur leur demande, une allocation provisionnelle à valoir sur le montant de leurs honoraires et débours. Il précise la ou les parties qui devront verser ces allocations () ",
9. Il s'ensuit que les conclusions de Mme E visant à ce que les frais de consignation soient mis à la charge du centre hospitalier régional universitaire de Nancy doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il sera procédé, en présence des parties à l'instance, à une expertise, confiée à un collège de deux médecins composé de :
- M. le Docteur C A, Gynécologue-Obstétricien, demeurant 5 Quai Koch à Strasbourg (67000) Tél. 03.88.35.40.86,
- M. le Docteur F D, neurologue, exerçant au CHG de Colmar - Service de Neurologie - Hôpital Pasteur - 39 avenue de la Liberté à Colmar (68000) Tél. 03.89.12.41.50,
qui aura pour mission de :
1°) se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme E et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins, et aux diagnostics pratiqués sur elle lors de sa prise en charge par le service de la maternité du centre hospitalier régional universitaire de Nancy dans le contexte de son interruption de grossesse à compter du 23 septembre 2019 ; procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de Mme E ainsi qu'éventuellement à son examen clinique ;
2°) décrire l'histoire médicale de Mme E avant son entrée au centre hospitalier régional universitaire de Nancy et notamment le déroulement de sa grossesse et les prescriptions, examens et soins qui lui ont été prodigués dans ce cadre et les conditions dans lesquelles elle a été prise en charge lors de son admission le 23 septembre 2019 audit centre hospitalier ainsi que les soins et actes médicaux et chirurgicaux dont elle a fait l'objet au sein de cet établissement ;
3°) préciser l'état actuel de Mme E et se prononcer sur l'origine de cet état, en cas de pluralité de causes, indiquer les conséquences de chacune et, le cas échéant, proposer au tribunal un partage en termes de pourcentages ;
4°) rechercher si les diagnostics établis et les traitements, interventions et soins prodigués et leur suivi ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux règles de l'art et aux données acquises de la science et s'ils étaient adaptés à l'état de Mme E et aux symptômes qu'elle présentait ou si, au contraire, des erreurs fautes, maladresses ou négligences ont été commises par les services du centre hospitalier régional universitaire de Nancy ; indiquer si les manquements éventuellement constatés ont fait perdre à Mme E une chance sérieuse de se soustraire aux complications survenues ; dans l'affirmative, déterminer l'ampleur de la chance perdue ;
5°) donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté présente un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement imputable à l'établissement, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec l'état de santé de Mme E lors de sa prise en charge par le centre hospitalier régional universitaire de Nancy et son évolution prévisible ou avec toute autre cause étrangère à la prise en charge de Mme E par l'établissement ; indiquer si le dommage résulte d'un accident médical non fautif, d'une affection iatrogène ou d'une infection nosocomiale et, dans ce dernier cas, donner tous éléments permettant de déterminer si l'infection a une cause étrangère à la prise en charge par l'établissement ; dans le cas d'une pluralité de causes à l'origine du dommage, indiquer la part imputable à chacune d'elles ;
6°) rechercher toutes informations en vue de déterminer si les traitements de toute nature prodigués à Mme H les services du centre hospitalier régional universitaire de Nancy révèlent un mauvais fonctionnement ou une mauvaise organisation du service, une administration défectueuse des soins non médicaux, ou une mauvaise exécution des soins médicaux, et donner son avis sur ces points ;
7°) indiquer si le dommage subi par Mme E a un rapport avec son état initial, ou l'évolution prévisible de cet état ;
8°) préciser si le dommage constitue une conséquence anormale d'un acte de prévention, de diagnostic ou de soins, pratiqué sur la personne de Mme E au regard de son état initial ou de l'évolution prévisible de cet état ; indiquer si l'acte présentait un risque connu auquel elle était particulièrement exposée ; dire, dans l'affirmative, quelle était l'importance de ce risque ;
9°) indiquer à quelle date l'état de Mme E peut être considéré comme consolidé ; préciser s'il subsiste une incapacité permanente, partielle et, dans l'affirmative, en fixer le taux, en distinguant la part imputable au(x) manquement(s) éventuellement constaté(s) de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ; dans le cas où cet état ne serait pas encore consolidé, indiquer si, dès à présent, une incapacité permanente partielle est prévisible et en évaluer l'importance ;
10°) dire si l'état de Mme E est susceptible de modification en aggravation ou amélioration. Dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, son degré de probabilité ;
11°) dire si l'état de Mme E a justifié ou justifie la présence d'une tierce personne ; fixer les modalités, la qualification et la durée de cette intervention ;
12°) donner son avis sur la répercussion de l'incapacité médicalement constatée sur la vie personnelle et l'activité professionnelle de Mme E ;
13°) déterminer les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux et notamment donner son avis sur l'existence éventuelle de préjudices personnels (souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, préjudice psychologique entre autres) et le cas échéant, en évaluer l'importance, en distinguant la part respective imputable au manquement éventuellement et/ou à l'infection nosocomiale éventuellement constatés de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée.
Les experts disposeront des pouvoirs d'investigations les plus étendus. Ils pourront entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de leur mission et éclairer le tribunal.
Article 2 : Après avoir prêté serment, les experts accompliront la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Ils ne pourront recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : L'expertise aura lieu en présence de Mme E, de la caisse primaire d'assurance maladie de Meurthe-et-Moselle, du centre hospitalier régional universitaire de Nancy et de l'ONIAM.
Article 4 : Les experts déposeront leur rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par les experts aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. Ils n'établiront un pré-rapport que s'ils l'estiment indispensable à une meilleure connaissance du dossier.
Article 5 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 6 : Le surplus des conclusions de Mme E et du centre hospitalier régional universitaire de Nancy est rejeté.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme I née G, à la caisse primaire d'assurance maladie de Meurthe-et-Moselle, au centre hospitalier régional universitaire de Nancy, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), à M. le Docteur C A et M. le Docteur F D, experts.
Fait à Nancy, le 12 janvier 2023.
Le juge des référés,
D. Marti
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026