mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2203265 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique (Chambre 1) |
| Avocat requérant | STOCCO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 novembre 2022, M. B C, représenté par Me C, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a rejeté sa demande indemnitaire ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 240 euros en réparation de son préjudice ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que le préfet de Meurthe-et-Moselle a engagé la responsabilité de l'Etat en refusant de prêter son concours à l'exécution du jugement du tribunal judiciaire de Nancy du 23 juillet 2021 prononçant l'expulsion de M. D.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 décembre 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut, à titre principal, au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, à titre subsidiaire, à ce que la condamnation prononcée soit subordonnée à la subrogation de l'Etat à concurrence des droits détenus par M. C à l'encontre de M. D et en tout état de cause à la mise à la charge de M. C des dépens.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 13 novembre 2024, M. C demande au tribunal de lui donner acte de son désistement de la procédure initiée à l'encontre de la décision implicite de refus d'indemnisation du préfet de Meurthe-et-Moselle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Coudert, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Coudert a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C est propriétaire d'un appartement sis 56 rue Gambetta à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) qu'il loue à M. A D depuis le 1er février 2010. Par un jugement du 23 juillet 2021, le tribunal judiciaire de Nancy a ordonné l'expulsion de M. D de cet appartement. Par décision du 18 octobre 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle a accordé le concours de la force publique afin de procéder à l'exécution de ce jugement. Toutefois, par courrier du 21 octobre 2021, le préfet a décidé de reporter l'exécution du concours de la force publique à une date ultérieure. Par la présente requête, M. C demande la condamnation de l'Etat à l'indemniser des préjudices subis à raison du maintien de M. D dans l'appartement en cause jusqu'au 24 février 2022.
Sur les conclusions de la requête de M. C :
2. Par son mémoire enregistré le 13 novembre 2024, M. C s'est désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais du litige :
3. D'une part, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le préfet de Meurthe-et-Moselle, qui ne justifie pas avoir exposé des frais à ce titre.
4. D'autre part, la présente instance ne comporte aucuns dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par le préfet de Meurthe-et-Moselle doivent, en tout état de cause, être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. C.
Article 2 : Les conclusions présentées par le préfet de Meurthe-et-Moselle sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles relatives aux dépens sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise, pour information, à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.
Le rapporteur,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2203265
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026