jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2203768 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 19 décembre 2022, le président du tribunal administratif de Strasbourg a, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 761-5 du code de justice administrative, renvoyé au tribunal administratif de Nancy la requête présentée par Mme B A.
Par une requête enregistrée le 13 septembre 2022 au greffe du tribunal administratif de Strasbourg, Mme B A demande au tribunal de réformer l'ordonnance n° 2005295 du 7 septembre 2022 par laquelle la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Strasbourg a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expertise confiée à M. C D à la somme de 800 euros TTC.
Elle soutient que le montant de l'expertise est trop élevé et que sa situation financière et personnelle ne lui permet pas de payer une telle somme.
Par un mémoire enregistré le 26 janvier 2023, M. D, expert, a donné son accord pour réduire la taxation à la somme de 300 euros, à titre compassionnel.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties, régulièrement averties du jour de l'audience, n'étaient ni présentes ni représentées.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Samson-Dye, présidente-rapporteure,
- et les conclusions de Mme Cabecas, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement avant-dire droit du 14 décembre 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a ordonné une expertise aux fins de préciser si les arrêts de travail de Mme A, pour la période allant du 21 novembre 2019 au 20 mai 2020, relèvent de la maladie ordinaire ou sont imputables à l'accident de service du 4 octobre 2018 et s'ils constituent une rechute de son premier accident. Par une ordonnance du 7 septembre 2022, les frais et honoraires de l'expert ont été liquidés et taxés à la somme de 800 euros. Par la présente requête, Mme A demande la réformation de cette ordonnance de taxation.
2. D'une part, aux termes de l'article R. 621-11 du code de justice administrative : " Les experts et sapiteurs mentionnés à l'article R. 612-2 ont droit à des honoraires, sans préjudice du remboursement des frais et débours. Chacun d'eux joint au rapport un état de ses vacations, frais et débours. Dans les honoraires sont comprises toutes sommes allouées pour étude du dossier, frais de mise au net du rapport, dépôt du rapport et, d'une manière générale, tout travail personnellement fourni par l'expert ou le sapiteur et toute démarche faite par lui en vue de l'accomplissement de sa mission. Le président de la juridiction, après consultation du président de la formation de jugement, ou, au Conseil d'Etat, le président de la section du contentieux fixe par ordonnance, conformément aux dispositions de l'article R. 761-4, les honoraires en tenant compte des difficultés des opérations, de l'importance, de l'utilité et de la nature du travail fourni par l'expert ou le sapiteur et des diligences mises en œuvre pour respecter le délai mentionné à l'article R. 621-2. Il arrête sur justificatifs le montant des frais et débours qui seront remboursés à l'expert ". Aux termes de l'article R. 761-4 de ce code : " La liquidation des dépens, y compris celle des frais et honoraires d'expertise définis à l'article R. 621-11, est faite par ordonnance du président de la juridiction, après consultation du président de la formation de jugement ou, en cas de référé ou de constat, du magistrat délégué ". Enfin, l'article R. 761-5 dispose : " Les parties, l'Etat lorsque les frais d'expertise sont avancés au titre de l'aide juridictionnelle ainsi que, le cas échéant, l'expert, peuvent contester l'ordonnance mentionnée à l'article R. 761-4 () ".
3. D'autre part, la détermination du montant des honoraires est fixée en tenant compte des difficultés de l'expertise, de l'importance, de l'utilité et de la nature du travail fourni par l'expert. Il appartient ainsi à la juridiction saisie de réduire le montant des honoraires, frais et débours qui lui paraissent excessifs.
4. Les frais de l'expertise, ordonnée avant dire droit dans le cadre du recours introduit par Mme A, ont été taxés et liquidés à la somme de 800 euros. Mme A ayant soutenu que le montant de l'expertise était trop élevé et que sa situation financière et personnelle ne lui permettait pas de payer une telle somme, l'expert, M. D, a accepté à titre compassionnel de réduire le montant de ses frais d'honoraires à la somme de 300 euros. Par suite, il y a lieu de réduire la somme mise à la charge de Mme A à hauteur de 500 euros et de fixer les frais et honoraires d'expertise à un montant de 300 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Les frais et honoraires d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 800 euros toutes taxes comprises par l'ordonnance du 7 septembre 2022 de la magistrate désignée par le président du tribunal de Strasbourg, sont ramenés à la somme de 300 euros toutes taxes comprises.
Article 2 : L'ordonnance n° 2005295 du 7 septembre 2022 de la magistrate désignée par le président du tribunal de Strasbourg est réformée en ce qu'elle a de contraire au présent jugement.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à M. C D, expert, au tribunal administratif de Strasbourg, au garde des sceaux, ministre de la justice et aux hôpitaux civils de Colmar.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Samson-Dye, présidente,
- M. Bastian, conseiller,
- Mme Philis, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 décembre 2024.
La présidente-rapporteure,
A. Samson-DyeL'assesseur le plus ancien,
P. Bastian
Le greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2203768
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026