jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2300316 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique (Chambre 2) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 27 janvier et le 9 mars 2023, l'établissement public Voies Navigables de France (VNF) demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner la société B au paiement, au titre de l'action publique, d'une amende de 3 000 euros en application de l'article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, à la suite du procès-verbal de contravention de grande voirie dressé le 5 octobre 2022 pour le stationnement de plusieurs véhicules et le dépôt de stères de bois sur le domaine public fluvial.
Il soutient que :
- il a été constaté, par un procès-verbal dressé le 5 octobre 2022, que des véhicules appartenant à la société B stationnaient sans titre sur les dépendances du domaine public fluvial et des stères de bois y étaient entreposés à hauteur du 11 rue d'Alsace, à Vincey ;
- ces faits sont constitutifs d'une contravention de grande voirie en application des dispositions des articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 février 2023, la société B, représentée par son gérant, M. A B conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 1er décembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 janvier 2024.
Vu :
- le procès-verbal de grande voirie dressé le 5 octobre 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Marti, président de la 2ème chambre, en application des dispositions de l'article L. 774-1 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Marti, magistrat désigné ;
- et les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. VNF demande au tribunal de condamner la société B, à payer une amende de 3 000 euros, en application des articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques du fait d'une part, du stationnement sans titre de véhicules dont elle est la propriétaire, et d'autre part, du dépôt de stères de bois sur le domaine public fluvial à hauteur du 11 rue d'Alsace, sur la commune de Vincey.
2. Aux termes de l'article de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous. / () ". Aux termes de l'article L. 2132-27 du même code : " Les contraventions définies par les textes mentionnés à l'article L. 2132-2, qui sanctionnent les occupants sans titre d'une dépendance du domaine public, se commettent chaque journée et peuvent donner lieu au prononcé d'une amende pour chaque jour où l'occupation est constatée, lorsque cette occupation sans titre compromet l'accès à cette dépendance, son exploitation ou sa sécurité ". Enfin, aux termes de l'article L. 2132-9 de ce code : " Les riverains, les mariniers et autres personnes sont tenus de faire enlever les pierres, terres, bois, pieux, débris de bateaux et autres empêchements qui, de leur fait ou du fait de personnes ou de choses à leur charge, se trouveraient sur le domaine public fluvial. Le contrevenant est passible d'une amende de 150 à 12 000 euros, de la confiscation de l'objet constituant l'obstacle et du remboursement des frais d'enlèvement d'office par l'autorité administrative compétente ".
3. Le procès-verbal dressé le 5 octobre 2022 à 10h00 à l'encontre de la société B, a constaté que des véhicules à l'état d'abandon et des stères de bois dont est propriétaire la société étaient entreposés sans autorisation sur le domaine public fluvial. Dans ces circonstances qui entrent dans les prévisions des dispositions précitées, et alors que la matérialité de l'atteinte au domaine public est établie et n'est au demeurant pas contestée, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de fixer le montant de l'amende à la somme de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La société B est condamnée à payer une amende de 1 500 euros.
Article 2 : Le présent jugement sera adressé à l'établissement public Voies Navigables de France et à la société B dans les conditions prévues à l'article L. 774-6 du code de justice administrative et à la direction départementale des finances publiques des Vosges.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.
Le magistrat désigné,
D. Marti
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026