vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2303170 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire enregistrés le 3 mars 2023 et le 7 mars 2024 sous le n° 2300097, la société Immobilière Carrefour, représentée par Me James du Pasquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge partielle des cotisations de taxes foncières, de taxes spéciales et de frais de gestion auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2020 à raison de son établissement situé 33 rue du Saut Le Cerf à Jeuxey (88) à concurrence de la différence entre les quotités mises en recouvrement et celles qui seraient résultées d'un calcul correct du dispositif de planchonnement, étant précisé que ce montant est estimé à 7 280 euros.
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son bénéfice, de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés le 2 février 2024, le 12 avril 2024 et le 12 septembre 2024, le directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer.
II. Par une requête et un mémoire enregistrés le 1er novembre 2023 et le 7 mars 2024 sus le n° 2303170, la société Immobilière Carrefour, représentée par Me James du Pasquier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge partielle des cotisations de taxes foncières, de taxes spéciales et de frais de gestion auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2021 à raison de son établissement situé 33 rue du Saut Le Cerf à Jeuxey (88) à concurrence de la différence entre les quotités mises en recouvrement et celles qui seraient résultées d'un calcul correct du dispositif de planchonnement, étant précisé que ce montant est estimé à 7 490 euros.
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son bénéfice, de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés le 2 février 2024, le 12 avril 2024 et le 12 septembre 2024, le directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. Durand, premier conseiller, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () "
2. Il résulte de l'instruction que, le 12 septembre 2024, postérieurement à l'introduction des requêtes, le directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle a dégrevé la SAS immobilière carrefour de l'ensemble des sommes en litige. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de décharge qui sont devenues sans objet.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de décharge présentées par la société Immobilière Carrefour.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Immobilière Carrefour et au directeur départemental des finances publiques de Meurthe-et-Moselle.
Fait à Nancy, le 6 décembre 2024.
Le magistrat désigné,
F. Durand
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2300097 et 2303170
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026