LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2303621

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2303621

mardi 21 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2303621
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 1
Avocat requérantSEBAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de réévaluer leur prime de transition énergétique. Les requérants soutenaient que leurs revenus de l’année 2021 devaient être pris en compte, et non ceux de 2022, car l’avis d’imposition correspondant n’était pas encore accessible. Le tribunal a jugé que, conformément à l’arrêté du 24 mai 2013, l’Anah était fondée à utiliser l’avis de situation déclarative des revenus 2022, dès lors qu’il était disponible à la date de la demande. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de l’Anah.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 décembre 2023, M. et Mme B... C... contestent la décision par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (A...) a rejeté leur recours administratif formé contre la décision du 31 juillet 2023 leur accordant une prime de transition énergétique d’un montant de 4 000 euros.

Ils soutiennent que A... aurait dû apprécier leur demande de prime de transition énergétique au regard des avis d’imposition 2022/revenus 2021 et non des documents concernant les revenus de l’année 2022, qui n’étaient pas encore accessibles sur leur espace particulier impôts.gouv.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 mai 2025, A..., représentée par Me Aderno, conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. et Mme C... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- l’arrêté du 24 mai 2013 relatif aux plafonds de ressources applicables à certains bénéficiaires des subventions de l'Agence nationale de l'habitat ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Coudert,
- et les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

M. et Mme C... ont demandé le 25 juillet 2023 à l’Agence nationale de l’habitat (A...) à bénéficier de la prime de transition énergétique pour procéder à des travaux d’installation d’une pompe à chaleur géothermique dans un logement sis 3 rue du château à Aubréville (Meuse). Par décision du 31 juillet 2023, la directrice générale de A... les a informés qu’une prime estimée à 4 000 euros leur était accordée. Les époux C... ont formé le 25 août 2023 un recours administratif préalable obligatoire contre la décision du 31 juillet 2023 puis, à la suite du rejet de ce recours administratif, ont saisi le tribunal administratif de la présente requête.

Aux termes de l’article 3 de l’arrêté du 24 mai 2013 susvisé, dans sa rédaction applicable à l’espèce : « Pour apprécier la situation de chaque ménage requérant au regard des plafonds de ressources définis aux articles 1er et 2 ci-dessus, le montant des ressources à prendre en considération au cours d'une année donnée est égal à la somme des revenus fiscaux de référence de chaque personne composant le ménage au sens du 1° du IV de l'article 1417 du code général des impôts, au titre de la dernière année précédant celle de la demande de subvention si les documents ou informations prévus à l'article 4 du présent arrêté sont disponibles, pour l'ensemble du ménage, à la date de la demande. Dans le cas contraire, les ressources s'apprécient, dans les mêmes conditions, sur la base des ressources de l'avant-dernière année précédant celle de la demande de subvention ». Aux termes de l’article 4 de ce même arrêté : « Les ressources des personnes composant le ménage sont justifiées, dans les conditions définies à l'article 3 du présent arrêté, sur la base de l'avis d'impôt sur le revenu ou de l'avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu. / Les personnes non imposables à l'impôt sur le revenu doivent produire un avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu pour l'année considérée ».

Il résulte des dispositions précitées de l’arrêté du 24 mai 2013 que la condition de ressources du demandeur est appréciée par référence au revenu fiscal du foyer figurant sur l’avis d’impôt sur le revenu ou l'avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu au titre de la dernière année précédant celle de la demande de subvention, dès lors que l’un de ces documents est disponible à la date de la demande. Par suite, et contrairement à ce que soutiennent M. et Mme C..., A... était fondée à prendre en compte, pour apprécier leur situation, l’avis de situation déclarative établi à la suite de la déclaration des revenus 2022, qui était disponible à la date de leur demande de subvention. Dès lors, M. et Mme C..., qui ne contestent pas le calcul du montant de la prime de transition énergétique déterminé par A... au regard des revenus 2022 du ménage, ne sont pas fondés à demander l’annulation de la décision rejetant leur recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 31 juillet 2023 leur accordant une prime de transition énergétique d’un montant de 4 000 euros.

Il résulte de ce qui précède la requête de M. et Mme C... doit être rejetée.



D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. et Mme C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... C..., à Mme D... C... et à l’Agence nationale de l’habitat.


Délibéré après l’audience publique du 30 septembre 2025 à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Siebert, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2025.



Le président-rapporteur,





B. CoudertL’assesseure la plus ancienne,





G. Grandjean

La greffière,





I. Varlet

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions