jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400997 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELAS TAMBURINI-BONNEFOY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 avril 2024, M. A B, représenté par Me Dole, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les conditions dans lesquelles il a été pris en charge le 8 mars 2015 au centre hospitalier Emile Durkheim d'Epinal et les conséquences de l'intervention chirurgicale par triple vissage percutané qu'il a subie à la suite de sa chute à vélo ;
2°) de statuer sur les frais d'expertise ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier d'Epinal la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'expert désigné par la CRCI a refusé de vérifier certains documents tels que les images de scanner et d'IRM, de sorte que ses conclusions ne peuvent être prises en compte et ne permettent pas d'éclairer le juge sur les responsabilités encourues, et qu'une nouvelle expertise permettra de déterminer les conditions dans lesquelles l'intervention s'est déroulée et les fautes qui ont été commises tant au niveau des soins que de l'organisation et du fonctionnement du service public hospitalier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2024, le centre hospitalier Emile Durkheim d'Epinal, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'une expertise soit ordonnée, et qu'en tout état de cause les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soient rejetées.
Il soutient que la mesure demandée est inutile car le rapport d'expertise déposé le 20 novembre 2023 par l'expert mandaté par la CRCI suite à la demande de M. B comporte tous les renseignements nécessaires pour permettre à une juridiction saisie au fond d'apprécier la demande d'indemnisation du requérant.
La demande de désignation d'un nouvel expert dans les termes formulés, s'analyse comme une demande de contre-expertise, qui se heurte à une contestation sérieuse et relève de la compétence du juge du fond.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Marti, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. M. B demande au juge des référés d'ordonner une mesure d'expertise concernant sa prise en charge à compter du 8 mars 2015 au centre hospitalier Emile Durkheim d'Epinal à la suite d'une chute à vélo. Il résulte toutefois de l'instruction qu'une expertise a déjà été réalisée par un expert à la demande de la CRCI de Lorraine et qu'un rapport d'expertise a été déposé le 20 novembre 2023. Le requérant n'apporte aucun élément sérieux pour remettre en cause la précédente expertise. Par suite, M. B ne démontre pas l'utilité de la mesure d'expertise sollicitée et sa requête ne peut qu'être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Vosges et au centre hospitalier Emile Durkheim d'Epinal.
Fait à Nancy le 13 juin 2024.
Le juge des référés,
D. Marti
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026