Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge d'une amende pour non-divulgation d'un compte bancaire détenu à l'étranger. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit au soutien des conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le magistrat désigné a prononcé le rejet par ordonnance, sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 septembre 2024, M. B... A... demande au tribunal de prononcer la décharge de l’amende prononcée à son encontre, en raison de la non divulgation d’un compte bancaire détenu à l’étranger.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. Durand, premier conseiller, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». L’article 411-1 du code de justice administrative précise : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juges. (…) ».
En vertu des dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative susvisé, les requêtes doivent comporter l’énoncé des conclusions et des moyens. M. A... n’invoque aucun moyen de nature à venir au soutien de ses conclusions aux fins de décharge. Par suite, sa requête doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nancy, le 13 décembre 2024.
Le magistrat désigné,
F. Durand
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.