LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2402799

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2402799

lundi 15 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2402799
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSCP EVODROIT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A... pour contester le rejet implicite de son recours contre le retrait d'une prime de transition énergétique de 2 000 euros accordée par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). En cours d'instance, l'ANAH a fait droit au recours de la requérante en lui accordant à nouveau cette prime par une décision rectificative. Le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l'ANAH à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 septembre 2024, Mme B... A..., représentée par la SCP d’avocats interbarreaux Evodroit, agissant par Me Auchet, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la décision du 2 mai 2024 portant retrait de la prime de transition énergétique qui lui avait été accordée ;

2°) d’enjoindre à l’ANAH de lui verser la prime de 2 000 euros qui lui avait été accordée, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’ANAH le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 août 2025, l’ANAH conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que le recours administratif préalable obligatoire de la requérante a été examiné dans un sens favorable et qu’un dossier de régularisation a été créée ; qu’une prime d’un montant de 2 000 euros lui a été accordée par décision rectificative ; que ce montant sera versé à la requérante lorsqu’elle déposera une demande de solde.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Mme A... a demandé à l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) le bénéfice de la prime de transition énergétique pour procéder à des travaux dans un logement sis 23 route de Charmois à Damelevières (Meurthe-et-Moselle). Le 28 novembre 2023, la directrice générale de l’ANAH lui a adressé une notification d’octroi précisant qu’une prime estimée à 2 000 euros lui était réservée jusqu’au 28 novembre 2025. Par courrier du 1er décembre 2023, l’ANAH l’a informée du retrait total de cette décision, confirmé par courrier du 2 mai 2024. Le 7 mai 2024, la requérante a formé un recours administratif préalable obligatoire contre la décision du 2 mai 2024, qui a été implicitement rejeté le 23 juillet 2024. Par la requête susvisée, Mme A... demande l’annulation de la décision implicite par laquelle la directrice générale de l’ANAH a rejeté son recours administratif préalable obligatoire tendant au retrait de la décision du 2 mai 2024.

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761‑1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

D’une part, il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 11 juillet 2025, le recours administratif préalable de Mme A... a été agréé et que, par une décision du 29 juillet 2025, postérieure à l’introduction de la requête, une prime de transition énergétique de 2 000 euros, soit un montant identique à celui qui lui avait été accordé par décision du 28 novembre 2023, lui a été alloué. Par suite, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de Mme A... sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, pas lieu d’y statuer.

D’autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’ANAH, sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le versement à Mme A... d’une somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A... aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’ANAH versera à Mme A... la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à l’Agence nationale de l’habitat.


Fait à Nancy, le 15 septembre 2025.



Le président de la 1ère chambre,





B. Coudert


La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.











Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions