Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... contestant un indu d’aide au logement de 96 euros réclamé par la caisse d’allocations familiales. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré deux demandes de régularisation, le requérant n’a pas produit la décision attaquée ni justifié de l’exercice préalable d’un recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable, conformément à l’article R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation. La magistrate déléguée a prononcé le rejet sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 avril 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle la caisse d’allocations familiales lui a réclamé un indu d’un montant de 96 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Grandjean, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative et pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du même code.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222‑1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation ». Aux termes de l’article R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation : « L'introduction d'un recours contentieux dirigé contre des décisions prises par un organisme payeur en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable prévue à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale constituée auprès du conseil d'administration de l'organisme auteur de la décision contestée ».
3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffe le 30 avril 2025, puis le 11 juin 2025 et dont l’accusé de réception postal a été signé le 14 juin 2021, M. A... n’a produit, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, ni la décision administrative qu’il entend contester, ni la demande de remise gracieuse qu’il aurait préalablement adressée aux services de la caisse d’allocations familiales. Par suite, la présente requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nancy, le 10 novembre 2025.
La magistrate déléguée,
G. Grandjean
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.