lundi 7 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2501913 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | LEBON-MAMOUDY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 juin 2025, M. A B, représenté par Me Lebon-Mamoudy, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui restituer son titre de séjour périmé et son permis de conduire en original dans un délai de dix jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou subsidiairement d'enjoindre au préfet territorialement compétent de transférer son dossier à la préfecture de la Moselle, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite ; en l'absence de présentation du titre de séjour périmé, il ne peut ni faire renouveler son titre de séjour, ni effectuer son changement d'adresse ; il bénéficie actuellement d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour qui autorise sa présence en France jusqu'au 20 juin 2025, qui l'autorise à franchir les frontières de l'espace Schengen mais ne lui permet pas de voyager en dehors de cet espace ;
- la mesure sollicitée présente un caractère d'utilité, s'agissant de la restitution de son titre de séjour périmé, afin de lui permettre de renouveler son titre de séjour ; la restitution de son permis de conduire est également utile, alors qu'il n'est pas démontré que ce document serait un faux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Samson-Dye, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire () ". Aux termes de l'article L. 521-3 de ce code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Il résulte de l'instruction que M. B a été placé au centre de rétention administrative de Metz, le 26 février 2024. Lors de sa libération, faisant suite à l'annulation de la mesure d'éloignement dont il faisait l'objet, par un jugement du 5 mars 2024 du magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Nancy, les documents qu'il y avait déposés ne lui ont pas été restitués. S'il a pu récupérer sa carte Vitale, en revanche, il n'a pas pu obtenir son permis de conduire, qui a été remis aux services de la fraude documentaire au motif qu'il s'agirait d'un faux, ni son titre de séjour, qui était périmé depuis le 20 octobre 2023.
3. Si les démarches accomplies par le requérant pour obtenir la restitution de ces documents sont restées vaines, il n'en demeure pas moins qu'il est privé de ces derniers depuis mars 2024. Si le requérant fait valoir que son titre de séjour périmé serait indispensable pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour et pour modifier son adresse, les documents qu'il produit ne l'établissent pas, alors au demeurant qu'un courriel de la préfecture de la Moselle du 24 mai 2024 indique que la préfecture de Seine-Saint-Denis, qui avait délivré le titre de séjour périmé, a rédigé une attestation préfectorale, dont la production était annoncée en pièce jointe. S'il évoque des contraintes en termes de sortie de l'espace Schengen, cette mention n'est assortie d'aucune allégation sur la nécessité de voyager, en tout état de cause. Aucune circonstance tenant à l'urgence de récupérer le permis de conduire n'est par ailleurs avancée.
4. Dans ces circonstances, la condition d'urgence ne peut être regardée comme satisfaite. Il suit de là que la requête de M. B peut être rejetée, dans toutes ses conclusions, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Nancy, le 7 juillet 2025.
La juge des référés,
A. Samson-Dye
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026