mardi 16 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2501940 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juin 2025, M. A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle le ministre de la justice a annulé l’épreuve unique de l’examen professionnel pour l’accès au grade de secrétaire administratif de deuxième grade d’avril 2025 et imposé une nouvelle épreuve pour la session 2026 ;
2°) de valider l’épreuve du 1er avril 2025 et d’admettre tous les candidats ayant effectivement composé.
Il soutient que la décision porte atteinte au principe de sécurité juridique, viole le principe d’égalité, lui cause un préjudice direct, concret, moral et organisationnel et crée une injustice manifeste.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
M. A... demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle le service concours du secrétariat général du ministère de la justice a annulé l’épreuve de l’examen professionnel pour l’accès au grade de secrétaire administratif de deuxième grade au titre de l’année 2025.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».
En premier lieu, le requérant soutient que l’annulation de l’épreuve porte atteinte au principe de sécurité juridique puisqu’aucun candidat n’a été informé d’un problème affectant la validité de l’épreuve passée le 1er avril 2025, avant le 4 juin 2025. La circonstance dont se prévaut le requérant, tenant à la tardiveté de l’information des candidats, est toutefois sans incidence sur la légalité de la décision annulant le concours et le reportant à 2026. Ce moyen est donc inopérant.
En deuxième lieu, M. A... considère que la décision attaquée viole le principe d’égalité en ce qu’elle traite de manière identique les candidats qui ont composé et ceux qui ne se sont pas présentés à l’épreuve. Ce moyen n’est toutefois, en tout état de cause, pas assorti des précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé.
En troisième lieu, M. A... soutient que cette décision lui cause un préjudice direct, concret, moral et organisationnel puisque, d’une part, l’annulation de l’épreuve a des conséquences sur sa vie personnelle et familiale en l’obligeant à réviser de nouveau et, d’autre part, il ne pourra pas s’inscrire au concours de secrétaire administratif de 3ème grade puisque la convocation à la nouvelle épreuve de deuxième grade est prévue après la clôture des inscriptions. Le juge de l’excès de pouvoir n’est cependant tenu de se prononcer que sur la légalité de l’acte attaqué. Ainsi, le moyen tiré de l’existence d’un préjudice causé par la décision attaquée est inopérant.
En dernier lieu, le requérant soutient que la décision attaquée crée une injustice manifeste en imputant aux candidats les dysfonctionnements logistiques internes à l’administration. Toutefois, le moyen, tel qu’il est articulé, est inopérant.
Il suit de là que la requête de M. A... ne comporte que des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Elle doit donc être rejetée, dans toutes ses conclusions, sur le fondement des dispositions citées au point 2.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A....
Fait à Nancy, le 16 septembre 2025.
La présidente de la 3ème chambre,
Samson-Dye
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026