LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2502854

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2502854

jeudi 25 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2502854
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAARPI THEMIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., détenu, qui contestait une mesure de "gestion accompagnée" l’astreignant à être systématiquement accompagné de surveillants lors de ses sorties de cellule. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant d’établir l’existence de la décision contestée, l’administration pénitentiaire niant l’application d’un tel régime distinct des portes fermées. En l’absence de preuve, la décision attaquée a été regardée comme inexistante, rendant la demande de suspension sans objet. La solution s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 septembre 2025, M. B... A..., représenté par la SCP Themis Avocats et associés, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre l’exécution de la décision par laquelle le directeur de la maison d’arrêt de Nancy a ordonné qu’il fasse l’objet d’une gestion accompagnée ;

3°) d’enjoindre au directeur de la maison d’arrêt de Nancy de lever cette mesure, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 500 euros, au profit de son conseil, en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
- la mesure dont la suspension est sollicitée constitue un acte faisant grief, dès lors qu’elle porte atteinte à ses droits fondamentaux, en particulier à sa dignité, et le prive de toute sociabilité en détention, dès lors qu’il ne peut matériellement adresser la parole à aucun autre détenu compte tenu de la présence permanente à ses côtés de plusieurs surveillants à chaque sortie de cellule ;
- la condition d’urgence est satisfaite, au regard de l’atteinte portée à ses droits fondamentaux ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse dès lors que cette décision est entachée d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de vice de procédure pour méconnaissance du principe du contradictoire, d’erreur d’appréciation et d’erreur de fait.


Par un mémoire en défense enregistré le 22 septembre 2025, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requête est irrecevable en raison de l’inexistence de la mesure litigieuse, dès lors que le requérant, qui est en maison d’arrêt et sous le régime des portes fermées, ne fait pas l’objet d’une gestion en mouvement accompagné.
.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête de M. A..., enregistrée le 4 septembre 2025 sous le no 2502855, tendant à l’annulation de la décision dont la suspension est demandée.

Vu :
- le code pénitentiaire ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Samson-Dye, vice-présidente, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties, régulièrement averties du jour de l’audience, fixée au 23 septembre 2025 à 10 heures, n’étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique du 23 septembre 2025 à 10 heures 05.


Considérant ce qui suit :

M. A..., incarcéré à la maison d’arrêt de Nancy-Maxéville depuis le 18 avril 2025, demande la suspension de la décision par laquelle le directeur de cet établissement l’aurait soumis à une gestion individualisée, impliquant qu’il soit systématiquement accompagné de plusieurs surveillants lors de toute sortie de cellule.

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ».

Si le requérant allègue faire l’objet d’une gestion accompagnée, impliquant qu’il soit systématiquement accompagné par des surveillants dès qu’il quitte sa cellule, l’administration pénitentiaire conteste l’application de telles mesures. En l’absence de documents de nature à établir l’application d’un tel régime, qui se distingue des mesures appliquées au titre du régime dit des portes fermées, la décision attaquée doit être regardée comme inexistante.

Il suit de là que la requête de M. A... est irrecevable. Elle ne peut donc qu’être rejetée, dans toutes ses conclusions, sans qu’il y ait lieu d’admettre l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à la SCP Themis Avocats et associés et au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice.

Copie en sera adressée au directeur de la maison d’arrêt de Nancy-Maxéville.


Fait à Nancy, le 25 septembre 2025.


La juge des référés,




A. Samson-Dye



La République mande et ordonne au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions