mercredi 28 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-1905046 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | juge unique (7) |
| Avocat requérant | BELLAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 16 juin 2019, le 21 juillet 2019 et le 27 janvier 2020, M. A C, représenté par Me Bellal, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 avril 2019 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a rejeté sa réclamation et " toutes majorations accessoires " ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est fondé à se prévaloir des dispositions du I de l'article 1389 du code général des impôts ;
- le logement situé 8 rue de Strasbourg à Tourcoing est vacant depuis son acquisition, le 14 avril 2017, pour des raisons indépendantes de sa volonté ; cet immeuble, en état de délabrement, est inhabitable et impossible à louer avant la réalisation d'importants travaux de réhabilitation ;
- les travaux ont effectivement débuté ; le contribuable, qui ne dispose que de faibles ressources en vue de la réhabilitation de l'immeuble en litige, est contraint de réaliser lui-même une partie de ces lourds travaux.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 décembre 2019 et le 24 juillet 2020, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'immeuble en litige a été acheté par le requérant en vue de créer une extension à son habitation principale située en mitoyenneté de ce bien ou de proposer ce dernier à la location ;
- le requérant ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, que l'immeuble en litige aurait été normalement destiné à la location au cours de la période du 14 avril 2017 au 31 décembre 2018 ;
- le requérant n'établit pas qu'il aurait effectué les démarches nécessaires afin de mettre un terme à la vacance de l'immeuble dont il est propriétaire et que cette vacance était indépendante de sa volonté.
Par ordonnance du 12 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er septembre 2022 à 12h.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 16 septembre 2022 :
- le rapport de M. Paganel, magistrat désigné.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C a été assujetti à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de l'année 2018 en sa qualité de propriétaire d'un immeuble à usage d'habitation situé 8 rue de Strasbourg à Tourcoing (59200). Par une réclamation adressée au centre des finances publiques de Tourcoing le 27 décembre 2018, le contribuable a sollicité le bénéfice du dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties prévu par les dispositions du I de l'article 1389 du code général des impôts. Par une décision du 24 avril 2019, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a rejeté cette réclamation. M. C doit être regardé comme demandant la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2018 à raison de cet immeuble d'habitation.
2. Aux termes de l'article 1415 du code général des impôts : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition. " Aux termes l'article 1389 du même code : " I. Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas de vacance d'une maison normalement destinée à la location ou d'inexploitation d'un immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel, à partir du premier jour du mois suivant celui du début de la vacance ou de l'inexploitation jusqu'au dernier jour du mois au cours duquel la vacance ou l'inexploitation a pris fin. Le dégrèvement est subordonné à la triple condition que la vacance ou l'inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu'elle ait une durée de trois mois au moins et qu'elle affecte soit la totalité de l'immeuble, soit une partie susceptible de location ou d'inexploitation séparée. ".
3. Les dispositions précitées du code général des impôts subordonnent le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties à la condition, notamment, que la vacance de l'immeuble normalement destiné à la location ou l'inexploitation de l'immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel soit indépendante de la volonté du propriétaire. Le caractère involontaire de la vacance s'apprécie eu égard aux circonstances dans lesquelles cette vacance est intervenue et aux démarches accomplies par le propriétaire, selon les possibilités qui lui étaient offertes, en fait comme en droit, pour la prévenir ou y mettre fin.
4. En sollicitant la décharge de l'imposition en litige en raison de l'état de vétusté de l'immeuble dont il est propriétaire et de la réalisation de travaux de réhabilitation en vue de proposer ce bien à la location, le requérant, qui a acquis ces locaux en toute connaissance de leur état de délabrement, n'établit pas que leur vacance résulterait d'une circonstance indépendante de sa volonté. Le contribuable ne saurait se prévaloir du caractère élevé des travaux de rénovation nécessaires à la mise en location de ce bien acquis dans un état de délabrement important afin d'établir le caractère involontaire de cette vacance. Ainsi, M. C, qui ne remplit pas les conditions prévues au I de l'article 1389 du code général des impôts, n'est pas fondé à solliciter la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti.
5. Par suite, les conclusions à fin de décharge et, étant partie perdante dans la présente instance, celles présentées par M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au directeur régional des Hauts-de-France et du département du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
M. B La greffière,
Signé
A. BEGUE
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026