LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-1909701

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-1909701

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-1909701
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantCABINET LANDOT & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 novembre 2019, la commune de Valenciennes, représentée par Me Landot, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 366 153,45 euros, en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait d'erreurs dans les bases d'imposition à la taxe d'habitation sur son territoire au titre de l'année 2017 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle est fondée à engager la responsabilité de l'Etat en indemnisation de son préjudice constitué d'un écart de 366 153,45 euros entre le produit prévisionnel des bases d'imposition à la taxe d'habitation et le produit définitif de ces bases au titre de l'année 2017 résultant de la faute commise par les services fiscaux et correspondant à une perte de recettes ;

- le produit des bases prévisionnelles d'imposition à la taxe d'habitation au titre de l'année 2017 résultant de l'état 1259 était cohérent avec les éléments en la possession de la commune et aucun élément en sa possession ni communiqué par l'administration fiscale n'explique l'écart constaté avec le produit définitif alors que la population résidente de Valenciennes est restée stable par rapport à 2016, que la commune n'a mis en œuvre aucun projet de destruction massive de logements, que le nombre d'articles exonérés est sensiblement le même en 2016 (3111) et 2017 (3 210), que l'administration fiscale n'a pas communiqué à la commune, malgré ses demandes, le fichier des logements vacants de 2016, qu'aucun autre document fiscal ou statistique détenu par la commune, tel que l'état 1204 D4 relatif aux bases foncières définitives ne permet de caractériser une évolution significative affectant l'assiette de l'imposition ou le nombre de contribuables pouvant bénéficier des abattements ou exonérations pratiqués sur le territoire de la commune ;

- les éléments détenus par la commune de Valenciennes, notamment l'augmentation du nombre d'habitants de la commune et des constructions de nouveaux logements, tendraient au contraire à constater une augmentation du produit de taxe d'habitation au titre de l'année 2017 par rapport à l'année 2016 ;

- il en résulte que la baisse du nombre d'articles au rôle, qui est passé de 26 596 en 2016 à 25 591 en 2017, reste injustifiée et résulte d'une faute des services fiscaux engageant la responsabilité de l'Etat en l'absence de preuve contraire de l'administration fiscale par la production d'éléments qu'elle est seule à détenir ;

- elle est fondée à demander l'indemnisation de son préjudice constitué par la perte de recettes fiscales correspondant à la différence entre les recettes prévisionnelles et les recettes effectivement perçues au titre de la taxe d'habitation pour l'année 2017, soit une somme de

366 153,45 euros, sans que la circonstance que la commune aurait pu compenser en tout ou partie cette perte n'ait d'incidence sur la réparation de son préjudice.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 juin 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la différence entre les bases prévisionnelles de taxe d'habitation au titre de l'année 2017 et les bases définitives issues du rôle général ne caractérise pas une faute de l'administration fiscale de nature à engager la responsabilité de l'Etat en ce que, d'une part, l'Etat n'est tenu qu'au versement du montant de l'impôt réellement dû aux collectivités locales, d'autre part, la détermination des bases définitives de taxe d'habitation issues du rôle général repose sur le respect par les contribuables de leurs obligations déclaratives, enfin, l'administration fiscale a procédé, dans le délai de reprise prévu par l'article L. 173 du livre des procédures fiscales, à l'émission de plus de quatre cents articles de rôles supplémentaires de taxe d'habitation au titre de l'année 2017, permettant de réduire de 609 323 euros à 354 904 euros l'écart entre le produit prévisionnel et le produit définitif de taxe ;

- la commune de Valenciennes ne démontre pas l'existence d'une faute des services fiscaux par la production d'éléments non déterminants pour l'établissement de la taxe d'habitation et alors qu'elle a refusé que l'administration fiscale applique à l'encontre des propriétaires de biens n'ayant pas répondu aux relances le régime de responsabilité solidaire pour le recouvrement de certains impôts directs dus par les locataires, prévu par les articles 1686 et 1687 du code général des impôts ;

- elle n'est pas fondée à demander l'indemnisation d'un préjudice évalué à la somme de 366 154 euros alors que l'émission de rôles supplémentaires a permis de porter le produit fiscal définitif à 254 419 euros soit un écart subsistant avec le produit prévisionnel de 354 904 euros au lieu de 366 154 euros ;

- elle n'est pas fondée à invoquer une perte de recettes fiscales de 354 904 euros dès lors qu'elle admet qu'il puisse exister une différence entre les bases prévisionnelles et les bases définitives d'imposition.

Un mémoire, présenté pour la commune de Valenciennes, a été enregistré le

27 juillet 2022.

Par une ordonnance du 7 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au

29 juillet 2022.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Quint, rapporteur public,

- les observations de Me Fouace, avocat représentant la commune de Valenciennes ;

- le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique n'étant ni présent ni représenté.

Une note en délibéré, enregistrée le 1er décembre 2022, a été présentée par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Considérant ce qui suit :

1. La commune de Valenciennes a reçu l'état 1259 du 23 mars 2017 des bases prévisionnelles d'imposition faisant apparaître un produit annoncé pour la taxe d'habitation au titre de l'année 2017 d'un montant de 15 520 215 euros. L'état 1386 bis TH présentant les renseignements extraits du rôle général 2017 du 22 novembre 2017 fixait la somme définitive à verser à la commune au titre de cette même imposition à hauteur de 14 910 892 euros. Estimant qu'un écart de 366 153,45 euros subsistait après notification de rôles supplémentaires, entre le montant du produit prévisionnel de taxe d'habitation au titre de l'année 2017 de l'état 1259 et celui, définitif, de l'état 1386 bis TH, la commune de Valenciennes a demandé au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, par une lettre du 15 juillet 2019, de l'indemniser de son préjudice correspondant au produit d'imposition non perçu et qu'elle impute à une faute des services fiscaux. En l'absence de réponse à sa demande, la collectivité territoriale demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 366 153,45 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait d'erreurs dans les bases d'imposition à la taxe d'habitation sur son territoire au titre de l'année 2017.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Une faute commise par l'administration lors de l'exécution d'opérations se rattachant aux procédures d'établissement et de recouvrement de l'impôt est de nature à engager la responsabilité de l'Etat à l'égard d'une collectivité territoriale ou de toute autre personne publique si elle leur a directement causé un préjudice. Un tel préjudice peut être constitué des conséquences matérielles des décisions prises par l'administration et notamment du fait de ne pas avoir perçu des impôts ou taxes qui auraient dû être mis en recouvrement.

3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'état 1259 du 23 mars 2017 des bases prévisionnelles d'imposition fait apparaître un produit annoncé pour la taxe d'habitation au titre de l'année 2017 de 15 520 215 euros alors que l'état 1386 bis TH présentant les renseignements extraits du rôle général 2017 du 22 novembre 2017 fixe la somme à verser à la commune à

14 910 892 euros. Par courriel du 8 janvier 2018, alertée sur cette situation par la commune de Valenciennes, l'administration fiscale reconnaissait que l'écart total ainsi constaté n'était pas justifié par l'évolution des exonérations des personnes de conditions modestes en application de l'article 1414 du code général des impôts et constatait une diminution du nombre d'articles du rôle général de la taxe d'habitation au titre de 2017, passant de 26 596 à 25 591 soit une diminution de plus de 1 000 articles avec des bases brutes en baisse de 1 066 199 euros entre 2016 et 2017 en indiquant interroger le service en charge de la gestion de la taxe d'habitation à défaut d'information sur cette baisse. Par courriel du 29 mars 2018, elle précisait avoir revu " complètement [ses] méthodes de travail ". N'ayant pas obtenu d'explications sur le montant du produit fiscal définitif de taxe d'habitation au titre de l'année 2017, malgré deux réunions avec l'administration fiscale organisées les 20 septembre et 10 octobre 2018 et une demande par lettre datée du 5 novembre 2018, la commune de Valenciennes demandait, par courrier électronique du 23 janvier 2019 la communication du fichier recensant les logements vacants sur le territoire de la commune de Valenciennes en 2016 pour l'établissement de la taxe d'habitation 2017, demande refusée par courrier électronique du 25 janvier suivant. La commune de Valenciennes a demandé, par un premier courrier du 14 février 2019, des informations complémentaires sur l'établissement des rôles relatifs à la taxe d'habitation 2017, en particulier sur la situation fiscale de certains logements qui ne figuraient pas sur les rôles 2017 alors qu'ils étaient régulièrement taxés auparavant ainsi que sur les démarches entreprises par l'administration fiscale et les éventuelles justifications de vacance. Par un second courrier daté du même jour, la commune demandait la communication de différents documents communicables selon la réglementation en vigueur ainsi que le fichier recensant les logements vacants sur le territoire de la commune de Valenciennes en 2016 pour l'établissement de la taxe d'habitation 2017. Par une lettre du

1er avril 2019, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord refusait de communiquer le fichier des locaux vacants en 2016.

La commune a alors saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), le

29 mai 2019, laquelle, le 19 décembre 2019, a rendu un avis favorable à la communication de ce document. Saisi d'une requête enregistrée sous le n° 2004250, le tribunal administratif de Lille a annulé la décision implicite par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département Nord avait refusé de communiquer à la commune de Valenciennes le fichier recensant les logements vacants sur le territoire de la commune de Valenciennes en 2016 pour l'établissement de la taxe d'habitation 2017 et lui enjoignait de communiquer à la commune, dans un délai d'un mois à compter de sa notification, ledit fichier.

Malgré une demande de la commune tendant à obtenir l'exécution de ce jugement enregistrée le 27 juillet 2022 et d'une lettre du tribunal adressée à l'administration fiscale le 23 août 2022, l'administration fiscale n'a pas communiqué, à la date du présent jugement, à la commune de Valenciennes le fichier recensant les logements vacants sur le territoire de la commune de Valenciennes en 2016 pour l'établissement de la taxe d'habitation 2017.

4. Alors que la commune requérante justifie de la stabilité du nombre de résidents de 2016 à 2017, de l'augmentation du nombre de compteurs d'eau actifs sur son territoire entre 2015 et 2018, se prévaut d'une augmentation du nombre de permis de construire entre 2016 et 2017 et de l'absence de mise en œuvre de projet de destruction massive de logements durant cette période, affirme n'avoir pas mis en place d'abattements ou d'exonérations autres que ceux rendus obligatoires par la loi, a identifié un certain nombre de contribuables normalement soumis à la taxe d'habitation qui n'ont pas été assujettis au titre de l'année 2017, fait valoir une augmentation limitée du montant des exonérations entre 2016 et 2017 de 241 048 euros, insuffisante à expliquer la diminution à hauteur de 1 066 199 euros des bases d'imposition entre 2016 et 2017 et qu'elle n'a pu avoir communication, dans les circonstances rappelées ci-dessus, du fichier recensant les logements vacants sur son territoire en 2016 pour l'établissement de la taxe d'habitation 2017, l'administration fiscale n'apporte pas d'éléments probants propres à justifier l'écart constaté avec le produit prévisionnel de taxe d'habitation. Dans ces conditions, la commune de Valenciennes est fondée à soutenir que la baisse anormalement importante du montant des bases d'imposition définitives et, par voie de conséquence, du produit de taxe d'habitation effectivement perçu par la commune au titre de 2017, est due à une erreur fautive de l'administration fiscale dans la détermination des bases d'imposition définitives, et qui engage la responsabilité de l'Etat.

5. En second lieu, la commune de Valenciennes demande, au titre de la réparation de son préjudice financier, le versement de la somme de 366 153,45 euros tenant compte des sommes perçues par voie de rôles supplémentaires émis en 2018 à hauteur de 242 895 euros et en 2019 à hauteur de 274 euros. Toutefois, l'administration fiscale démontre par un tableau détaillé qu'un montant total de 254 419 euros de taxe d'habitation au titre de l'année 2017 a été perçu par voie de rôles supplémentaires. Il convient, dès lors, de condamner l'Etat à verser à la commune de Valenciennes la somme de 354 904 euros correspondant à une exacte appréciation du produit de taxe d'habitation non perçu par la commune au titre de 2017 du fait de la faute commise par l'administration fiscale.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'Etat versera à la commune de Valenciennes la somme de 354 904 euros.

Article 2 : L'Etat versera à la commune de Valenciennes une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Valenciennes, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Paganel, président de la formation de jugement,

- M. Lemaire, président,

- Mme Lançon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.

La rapporteure,

Signé

L-J. A

Le président,

Signé

M. B

La greffière,

Signé

S. RANWEZ

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 1909701

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions