LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2001867

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2001867

mardi 4 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2001867
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSCP BILLEBEAU - MARINACCE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 mars 2020, 16 avril 2021 et 30 mai 2022, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, la société anonyme Gaz réseau distribution de France (GRDF), représentée par Me Buffetaud, demande au tribunal :

1°) de condamner la société anonyme SADE compagnie générale de travaux d'hydraulique à lui verser la somme de 18 241,72 euros avec intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure reçue le 1er décembre 2017, en réparation du préjudice subi consécutivement au dommage survenu le 12 avril 2017 sur un réseau de gaz situé 628 avenue Loubet à Dunkerque et lui appartenant ;

2°) de mettre à la charge de la société anonyme SADE compagnie générale de travaux d'hydraulique la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité de la société SADE est engagée à raison du dommage causé le 12 avril 2017 à la canalisation de gaz lui appartenant située 628 avenue Loubet à Dunkerque ;

- elle n'a commis aucune faute susceptible d'atténuer la responsabilité de la société SADE.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 5 février 2021 et le 2 mai 2022, la société SADE, représentée par Me Billebeau, conclut :

1°) à ce qu'il soit enjoint à la société GRDF de communiquer le plan de vannage de la zone concernée par le dommage faisant figurer la localisation de l'ensemble des organes de coupure de la zone d'incident ;

2°) à défaut de production dudit document à ce que la société GRDF soit tenue entièrement responsable du sinistre ;

3°) à ce que la société GRDF lui verse la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la société GRDF a commis une faute de nature à l'exonérer de sa responsabilité dès lors qu'elle faisait figurer sur les plans fournis à la société SADE une profondeur d'1,20 mètre du réseau MPB PE 63 endommagé, alors que celui-ci était enterré à une profondeur de seulement 60 cm et non signalé par un grillage avertisseur, et qu'elle ne lui a pas communiqué en réponse à sa déclaration d'intention de commencement de travaux les informations relatives à la localisation des points de coupure de distribution du réseau. Elle soutient enfin que les conséquences dommageables du sinistre dont elle se prévaut lui apparaissent manifestement disproportionnées.

La clôture d'instruction a été fixée au 31 mai 2022 par ordonnance du 4 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Even, rapporteur public,

- et les observations de Me Iturra, avocat de GRDF, substituant Me Buffetaud.

Considérant ce qui suit :

1. Le 12 avril 2017, lors d'une opération de terrassement mécanique entrepris par la société Sade, un réseau de gaz a été endommagé au 628 de l'avenue Loubet, ce qui a engendré une fuite de gaz, l'intervention de GRDF, concessionnaire du service public de distribution du gaz sur le territoire métropolitain et une coupure de la distribution de gaz aux riverains. Après plusieurs échanges de courriers à compter du 19 avril 2017 concernant l'indemnisation des coûts de remise en état du réseau et de remise en service aux usagers, GRDF a adressé une dernière mise en demeure de paiement à la société Sade le 19 avril 2018. La société SADE lui a signifié le 26 avril 2018 son refus d'indemniser un préjudice dont l'estimation lui semblait injustifiée. Par la présente requête, la société GRDF demande au tribunal de condamner la société SADE à lui verser la somme de 18 241,72 euros en réparation du préjudice causé au réseau qu'elle exploite.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage présente un caractère accidentel.

En ce qui concerne la détermination de l'auteur des dommages :

3. Il résulte de l'instruction que la société SADE a informé la société GRDF, par une déclaration en date du 3 mars 2017, de son intention d'exécuter des travaux boulevard François Mitterrand à Dunkerque, une partie de ces travaux devant être effectuée dans l'avenue Loubet qui la traverse. En réponse à cette déclaration, la société GRDF a adressé à la société SADE, le 6 mars 2017, un récépissé qui mentionnait la présence de réseaux de gaz de moyenne pression ainsi que des plans de localisation de ses réseaux enfouis sous la chaussée. Le 12 avril 2017, lorsque la canalisation de gaz appartenant à la société GRDF a été endommagée par un engin de terrassement mécanique, un constat de dommage a été établi et signé le jour même par un agent de la société requérante et un agent de la société SADE. Compte tenu de la densité urbaine de la zone de travaux, la société GRDF a procédé à la coupure de distribution du réseau MPB puis du robinet ROR0046 situé en amont, au motif qu'il n'était pas possible techniquement d'isoler le seul tronçon endommagé, privant d'alimentation en gaz de 1 200 usagers.

4. Il résulte de l'instruction, et n'est d'ailleurs pas contesté, que l'opération de travaux publics réalisée par la société SADE est à l'origine de l'endommagement de la canalisation de gaz appartenant à GRDF.

En ce qui concerne les fautes de la victime :

5. En premier lieu, la société SADE soutient que la société requérante a commis une faute, en ne faisant pas figurer, en annexe du récépissé de la déclaration d'intention de commencement de travaux, les organes de coupure d'alimentation manquant ainsi à l'obligation d'information pesant sur elle en sa qualité d'exploitant du réseau de gaz.

6. Il résulte des articles R. 554-20 et R. 554-21 du code de l'environnement que le responsable de projet qui envisage la réalisation de travaux doit vérifier au préalable s'il existe dans ou à proximité de l'emprise des travaux un ou plusieurs ouvrages souterrains en service, en consultant le guichet unique prévu par les articles R. 554-1 à R. 554-9, et adresser une déclaration de projet de travaux à chacun des exploitants des ouvrages de cette nature dont la zone d'implantation est touchée par l'emprise des travaux. Aux termes de l'article R. 554-22 du même code : " I. - Les exploitants sont tenus de répondre, sous leur responsabilité, dans le délai de neuf jours, jours fériés non compris, après la date de réception de la déclaration de projet de travaux dûment remplie. () La réponse, sous forme d'un récépissé, est adressée au déclarant. Elle lui apporte toutes informations utiles pour que les travaux soient exécutés dans les meilleures conditions de sécurité, notamment celles relatives à la localisation des ouvrages existants considérés et celles relatives aux précautions spécifiques à prendre selon la nature des opérations prévues et selon la nature, les caractéristiques et la configuration de ces ouvrages (). / VI. - Un arrêté du ministre chargé de la sécurité des réseaux de transport et de distribution fixe le modèle du formulaire du récépissé de la déclaration de projet de travaux ainsi que sa notice d'emploi, les règles relatives, le cas échéant, à la dématérialisation de l'envoi du récépissé, les règles relatives à la précision minimale des informations accompagnant le récépissé et les cas où un rendez-vous sur site à la demande de l'exploitant pour préciser la localisation de son ouvrage est obligatoire () ". Aux termes de l'article R. 554-30 de ce code " Avant de répondre aux déclarations d'intention de commencement de travaux, les exploitants d'ouvrages en service sensibles pour la sécurité évaluent, lorsque l'ouvrage ne comporte pas de dispositif automatique ou manœuvrable à distance de mise en sécurité, la stratégie de mise en sécurité de l'ouvrage qu'il faudrait appliquer en cas d'incident et :/ identifient les organes de coupure susceptibles d'être manœuvrés en cas d'incident ; ces organes sont mentionnés dans la réponse à la déclaration d'intention de commencement de travaux dès lors qu'ils sont situés dans l'emprise des travaux prévus ; toutefois, seules les personnes dûment autorisées par les exploitants d'ouvrages peuvent manœuvrer ces organes ; / prennent, le cas échéant, des dispositions complémentaires visant à permettre une mise en sécurité plus efficace et rapide, en fonction de la configuration du chantier ou des risques d'atteinte aux intérêts mentionnés à l'article R. 554-2, et selon des critères qu'ils tiennent à la disposition des agents mentionnés à l'article R. 554-36. ". Ces dispositions font peser sur l'exploitant du réseau souterrain une obligation d'information précise sur ses réseaux à destination des entrepreneurs qui l'ont informé de leur intention de commencer des travaux publics. Il appartient toutefois aux entrepreneurs de solliciter avant de commencer leurs travaux, s'ils estiment la réponse à leur déclaration insuffisamment précise, des informations complémentaires pour identifier le réseau et, s'il y a lieu, un repérage effectué avec l'un des agents de l'exploitant du réseau.

7. Il résulte de l'instruction qu'en réponse à la déclaration d'intention de commencement de travaux de la société SADE, la société GRDF lui a adressé le 6 mars 2017 un récépissé mentionnant la présence d'ouvrages du réseau de distribution de gaz à proximité de la zone de travaux et précisant la localisation des canalisations sur des documents cartographiques joints au récépissé ainsi que les organes de coupures, le robinet d'alimentation ressortant en rouge dans le plan de zonage fourni. Il ne résulte pas de l'instruction que la société SADE aurait demandé la communication d'informations complémentaires en amont de la réalisation des travaux. Dès lors, et contrairement à ce qu'elle soutient, la société SADE disposait avant l'incident, conformément aux dispositions citées au point 6, de toutes les informations utiles pour que les travaux soient exécutés dans les meilleures conditions de sécurité.

8. En second lieu, la société SADE soutient que la société GRDF a également commis une faute exonératoire de responsabilité, d'une part, en lui transmettant des plans inexacts, du fait de l'écart entre la position réelle du tuyau et celle portée sur le plan puis celle du marquage piquetage et, d'autre part, du fait de l'absence de grillage avertisseur signalant l'ouvrage.

9. Pour autant, il résulte de l'instruction que la société SADE s'est méprise sur les indications du plan, la profondeur du réseau d'1,20 mètre retenue dans la conduite des travaux étant celle du réseau voisin MPB PE 63 2004 et non celle du MPB PE 63 2005 qui a été endommagé. En l'absence de profondeur explicitement indiquée sur le plan, le récépissé de la déclaration d'intention de commencement de travaux rappelait que les conducteurs de travaux doivent anticiper une profondeur de 80 cm pour les réseaux posés sous chaussées dont la pression est inférieure ou égale à quatre bars, et de 60 cm pour ces mêmes réseaux posés sous trottoir et accotements. Il est constant que le réseau MPB PE 63 a été endommagé sous chaussée mais le tracé sur le plan montre qu'il se trouve en grande partie sous trottoir et que la profondeur de 60 cm aurait dû être anticipée par une lecture correcte des plans fournis. Il ressort également des recommandations techniques jointes au récépissé de la déclaration d'intention de commencement de travaux que GRDF attirait l'attention de la société SADE sur le fait que certains ouvrages, même récents lorsqu'il s'agit d'ouvrages tubés ou posés par des techniques de travaux sans tranchée, peuvent ne pas être signalés par un dispositif avertisseur. Ainsi, la société SADE n'est pas fondée à soutenir que la société GRDF aurait manqué à son obligation d'information et ainsi commis une faute de nature à l'exonérer, en tout ou en partie, de sa responsabilité.

10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 9, et sans qu'il soit besoin de faire droit aux conclusions à fins d'injonction présentées par la société SADE, que la responsabilité de cette dernière est engagée à l'égard de la société GRDF pour les dommages subis par celle-ci à l'occasion de l'exécution des travaux menés avenue Loubet à Dunkerque.

Sur le préjudice :

11. Il résulte de l'instruction que le préjudice, évalué par la société GRDF à la somme de 18 241,72 euros, correspond au coût des travaux de réparation de l'ouvrage endommagé, au coût de la main d'œuvre que la requérante a dû mobiliser au moment de l'incident ainsi que, de façon marginale, au coût de certains matériaux employés par ses préposés à cette occasion. La société GRDF produit des justificatifs de ces dépenses qui ne sont pas sérieusement remis en cause par la société SADE. Eu égard aux circonstances de l'espèce, et notamment au fait que la canalisation de gaz endommagée, figurant dans la catégorie moyenne pression, pouvant atteindre 4 bars, se situait sur le bloc principal dont dépend le robinet ROR0046 qui a été coupé, la société SADE n'est pas fondée à contester le principe d'une coupure de la distribution par la société GRDF. La requérante est par suite fondée à demander la condamnation de la société SADE à lui verser 18 241,72 euros en réparation du préjudice subi.

Sur les intérêts :

12. La société GRDF établit avoir adressé à la société SADE une mise en demeure de payer la somme précitée reçue le 7 décembre 2017. Par suite, elle a droit à compter de cette date seulement au paiement des intérêts au taux légal sur la somme de 18 241,72 euros.

13. Il résulte de tout ce qui précède que la société SADE doit être condamnée à verser à la société GRDF la somme de 18 241,72 euros, assortie des intérêts au taux légal courant à compter du 7 décembre 2017.

Sur les frais liés au litige :

14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société SADE le versement à la société GRDF de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, les dispositions de cet article font obstacle à ce que soit mis à la charge de la société GRDF, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement à la société SADE de la somme que celle-ci demande sur le même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : La société anonyme SADE compagnie générale de travaux d'hydraulique est condamnée à verser à la société anonyme Gaz réseau distribution de France (GRDF) la somme de 18 241,72 euros (dix-huit mille deux cent quarante et un euros et soixante-douze centimes) assortie des intérêts au taux légal à compter du 7 décembre 2017.

Article 2 : La société anonyme SADE compagnie générale de travaux d'hydraulique versera à la société anonyme Gaz réseau distribution de France (GRDF) la somme de 2 000 (deux mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la société SADE est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société anonyme Gaz réseau distribution de France (GRDF) et à la société anonyme SADE compagnie générale de travaux d'hydraulique.

Délibéré après l'audience du 14 mars 2023 à laquelle siégeaient :

M. Fabre, président,

Mme Monteil, première conseillère,

Mme Piou, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.

Le président,

Signé

X. FABRELe rapporteur,

Signé

A.-L. A

La greffière,

Signé

M. B

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

5

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions