LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2002202

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2002202

jeudi 21 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2002202
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSCP TRUSSANT-DOMINGUEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 12 mars 2020, 6 août 2020 et 25 septembre 2020, M. A D'Oliveira-Rezende, initialement représenté par Me Dominguez, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de prononcer la restitution de la somme de 72 368,88 euros correspondant au montant d'impôt sur le revenu prélevé à la source par son employeur sur le bulletin de paie d'octobre 2019 ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'administration fiscale, qui possédait l'ensemble des éléments permettant d'établir et de lisser sur soixante-et-un mois le calcul de l'impôt sur le revenu de la somme de 179 520,49 euros qu'il a perçue au mois d'octobre 2019, correspondant à des rappels de salaire au titre de la période d'août 2014 à septembre 2019, a, en appliquant le taux de prélèvement à la source de 43 %, privé sa décision de base légale et commis une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'acte administratif individuel qui lui a été notifié n'est pas motivé ;

- alors que son taux de prélèvement à la source était de 0 % au mois de juillet 2019, son employeur n'était pas compétent pour modifier ce taux et pour appliquer le taux de 43 % à la somme de 179 520,49 euros qu'il lui a versée au mois d'octobre 2019, au titre des rappels de salaires pour la période d'août 2014 à septembre 2019 ;

- l'administration fiscale, en appliquant un taux de prélèvement à la source de 43 %, ramené à 29,80 %, a méconnu les règles de calcul de ce taux prévues au I de l'article 204 H du code général des impôts, dès lors qu'il n'était pas imposable au titre de l'avant-dernière année et de l'année précédente ;

- l'administration fiscale a également méconnu les dispositions du II de l'article 204 H du code général des impôts dès lors qu'il remplit les conditions qui y sont prévues pour se voir appliquer un taux de prélèvement à la source nul ;

- c'est à tort que l'administration fiscale l'impose sur une somme perçue en octobre 2019 mais qui correspond aux salaires qu'il aurait dû percevoir au titre d'années antérieures sur une période de soixante-et-un mois ; il entend se prévaloir des énonciations du paragraphe n° 195 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-BIC-RICI-10-150-20 et de la circulaire interministérielle du 19 décembre 2017 relative au calcul du plafond de la sécurité sociale et du fait générateur des cotisations et contributions de sécurité sociale ;

- s'il avait perçu les salaires versés en octobre 2019 lors des années auxquelles ils se rattachent, il n'aurait pas été imposé dans les proportions que l'administration lui réclame ; l'administration a, en l'imposant de la sorte, méconnu les principes de sécurité juridique et d'égalité devant les charges publiques.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2020, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la liquidation définitive de l'impôt sur le revenu dû au titre de l'année 2019 a conduit à la restitution à M. D'Oliveira-Rezende de la somme de 21 402 euros ;

- les moyens soulevés par M. D'Oliveira-Rezende ne sont pas fondés.

Un mémoire, présenté par M. D'Oliveira-Rezende, a été enregistré le 13 octobre 2020.

Par une ordonnance en date du 30 octobre 2020, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 janvier 2021.

Un mémoire a été présenté par M. D'Oliveira-Rezende le 14 juin 2022, après la clôture de l'instruction.

Les parties ont été informées, par application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la restitution de la somme de 21 402 euros postérieurement à l'introduction de la requête a eu pour effet de priver d'objet, à due concurrence, les conclusions à fin de restitution présentées par M. D'Oliveira-Rezende.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Quint, rapporteur public,

- et les observations de M. D'Oliveira Rezende.

Considérant ce qui suit :

1. M. D'Oliveira-Rezende a été licencié par la société Bombarbier le 26 mai 2014. Par un arrêt du 27 septembre 2019, la Cour d'appel de Douai a jugé ce licenciement nul et a condamné la société Bombarbier à verser à l'intéressé la somme de 179 520,49 euros au titre des rappels de salaire pour la période d'août 2014 à septembre 2019. Cette somme a été payée en octobre 2019. L'employeur ayant appliqué un taux de prélèvement à la source de 43 %, la somme de 72 368,88 euros a été prélevée au titre de l'impôt sur le revenu. Par une réclamation en date du 17 novembre 2019, M. D'Oliveira-Rezende a contesté ce prélèvement et a demandé la restitution de cette somme. Le 13 janvier 2020, l'administration fiscale a rejeté cette demande. M. D'Oliveira-Rezende doit être regardé comme demandant au tribunal de prononcer la restitution de la somme de 72 368,88 euros.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement au prélèvement à la source de la somme de 72 368,88 euros en octobre 2019, l'administration fiscale a procédé à la liquidation définitive de l'impôt sur le revenu dû par M. D'Oliveira-Rezende au titre de l'année 2019. Il résulte des mentions de l'avis d'imposition adressé au requérant que la somme de 21 402 euros correspondant à la différence entre la somme prélevée à la source et la cotisation primitive d'impôt sur le revenu effectivement due au titre de l'année 2019 a été reversée à l'intéressé par virement bancaire le 7 août 2020, postérieurement à l'enregistrement de la requête. Les conclusions de la requête de M. D'Oliveira-Rezende à fin de restitution de la somme de 72 368,88 euros sont dès lors, dans cette mesure, devenues sans objet en cours d'instance.

Sur le surplus des conclusions à fin de restitution :

En ce qui concerne l'application de la loi fiscale :

3. Aux termes de l'article 12 du code général des impôts : " L'impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année ". Aux termes de l'article 156 de ce code : " L'impôt sur le revenu est établi d'après le montant total du revenu net annuel dont dispose chaque foyer fiscal. () ". Aux termes de l'article 79 du même code : " Les traitements, indemnités, émoluments, salaires, () concourent à la formation du revenu global servant de base à l'impôt sur le revenu. / () ". Aux termes de l'article 204 A du code général des impôts, applicable aux revenus perçus ou réalisés à compter du 1er janvier 2019 : " 1. Les revenus imposables à l'impôt sur le revenu suivant les règles applicables aux salaires () donnent lieu, l'année au cours de laquelle le contribuable en a la disposition ou de leur réalisation, à un prélèvement. / 2. Le prélèvement prend la forme : / 1° Pour les revenus mentionnés à l'article 204 B, d'une retenue à la source effectuée par le débiteur lors du paiement de ces revenus ; / () / 3. Le prélèvement effectué par le débiteur ou acquitté par le contribuable s'impute sur l'impôt sur le revenu dû par ce dernier au titre de l'année au cours de laquelle il a été effectué. S'il excède l'impôt dû, l'excédent est restitué ". Aux termes de l'article 204 B de ce code : " () donnent lieu à l'application de la retenue à la source prévue au 1° du 2 de l'article 204 A les revenus soumis à l'impôt sur le revenu suivant les règles applicables aux salaires () ".

4. Aux termes de l'article 46 F de l'annexe III au code général des impôts : " L'administration fiscale met chaque mois à la disposition de la personne tenue d'effectuer la retenue à la source un compte rendu comportant notamment : / () / 2° Pour chaque bénéficiaire de revenu : / () / b) Le taux du prélèvement à la source applicable, sauf lorsque s'applique le taux prévu au III de l'article 204 H du code général des impôts ; / () ". Aux termes de l'article 1671 de ce code : " 1. La retenue à la source prévue au 1° du 2 de l'article 204 A est effectuée par le débiteur lors du paiement des sommes et avantages (). / () / 2. Le débiteur de la retenue à la source prévue au 1° du 2 de l'article 204 A applique le taux calculé par l'administration fiscale, au plus tard le deuxième mois suivant sa transmission par l'administration. A défaut de taux transmis par l'administration, le débiteur applique le taux mentionné au III de l'article 204 H. / () ". Aux termes de l'article 204 H du même code : " I. - 1. L'administration fiscale calcule pour chaque foyer fiscal le taux prévu à l'article 204 E. Il est égal au rapport entre le montant de l'impôt sur le revenu du foyer fiscal afférent aux revenus mentionnés au 1 de l'article 204 A, sous déduction des crédits d'impôt correspondant à ces revenus prévus par les conventions fiscales internationales, et ces mêmes revenus pour leurs montants déterminés dans les conditions mentionnées à l'article 204 F et à l'article 204 G, à l'exception des 6° et 7° du 2 et du 4 du même article 204 G. / Pour le calcul du premier terme du numérateur, l'impôt sur le revenu résultant de l'application des règles prévues aux 1 à 4 du I de l'article 197 ou, le cas échéant, à l'article 197 A est multiplié par le rapport entre les montants nets imposables des revenus mentionnés au 1 de l'article 204 A, les déficits étant retenus pour une valeur nulle, et le revenu net imposable au barème progressif de l'impôt sur le revenu, hors déficits, charges et abattements déductibles du revenu global. / 2. L'impôt sur le revenu et les revenus pris en compte mentionnés au 1 sont ceux de l'avant-dernière année pour le calcul du taux relatif aux versements de l'acompte acquittés et aux retenues à la source effectuées entre le 1er janvier et le 31 août de l'année au cours de laquelle le contribuable dispose des revenus ou réalise les bénéfices, et ceux de l'année précédente pour le calcul du taux relatif aux versements de l'acompte acquittés et aux retenues à la source effectuées entre le 1er septembre et le 31 décembre. / Toutefois, dans le cas où l'impôt sur le revenu de l'avant-dernière année ou de la dernière année n'a pu être établi, l'impôt sur le revenu et les revenus pris en compte pour le calcul du taux sont ceux de la dernière année pour laquelle l'impôt a été établi à la date du calcul de l'acompte par l'administration ou de la transmission du taux au débiteur des revenus en application du 4, sans que cette année ne puisse être antérieure à l'antépénultième année par rapport à l'année de prélèvement. / () / II. - Par dérogation au I, le taux prévu à l'article 204 E est nul pour les contribuables qui remplissent cumulativement les deux conditions suivantes : / 1° L'impôt sur le revenu, avant imputation du prélèvement prévu à l'article 204 A, mis en recouvrement au titre des revenus des deux dernières années d'imposition connues est nul ; / 2° Le montant des revenus, au sens du 1° du IV de l'article 1417, de la dernière année d'imposition connue est inférieur à 25 000 euros par part de quotient familial. / () / III. - 1. Lorsque le débiteur ne dispose pas d'un taux calculé par l'administration fiscale ou lorsque l'année dont les revenus ont servi de base au calcul du taux est antérieure à l'antépénultième année par rapport à l'année de prélèvement, il est appliqué un taux proportionnel fixé dans les conditions suivantes : / a) Pour les contribuables autres que ceux mentionnés aux b et c du présent 1 : / () / base mensuelle de prélèvement supérieure ou égale à 47 717 euros : 43 % / () ".

5. En premier lieu, il est constant que la société Bombardier, débitrice de M. D'Oliveira-Rezende, ne disposait pas, au mois d'octobre 2019, d'un taux de retenue à la source calculé par l'administration fiscale à appliquer à la somme versée au requérant au titre de ce mois. Par suite, c'est à bon droit que, par défaut, en application des dispositions précitées du III de l'article 204 H du code général des impôts, cette société a appliqué le taux de 43 % prévu par ces dispositions, eu égard au montant de la somme perçue. Dans ces conditions, M. D'Oliveira-Rezende n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que son employeur a appliqué ce taux et a prélevé, au titre de l'impôt sur le revenu de l'année 2019, la somme correspondante de 72 368,88 euros.

6. En deuxième lieu, le taux de prélèvement à la source appliqué par l'employeur de M. D'Oliveira-Rezende ayant été légalement déterminé en application des dispositions du III de l'article 204 H du code général des impôts, le requérant ne peut utilement soutenir que l'administration fiscale a méconnu les dispositions du I et du II de cet article.

7. En troisième lieu, il résulte des dispositions précitées de l'article 12 du code général des impôts que l'impôt sur le revenu est dû chaque année à raison des revenus dont le contribuable a disposé au cours de la même année. Dès lors, c'est à bon droit que l'administration fiscale a déterminé l'impôt sur le revenu dû par M. D'Oliveira-Rezende au titre de l'année 2019 en retenant la somme de 179 520,49 euros perçue au mois d'octobre de cette même année, alors même qu'elle correspond à des rappels de salaires pour les mois d'août 2014 à septembre 2019.

8. En dernier lieu, la retenue à la source en litige ayant été opérée et la cotisation d'impôt sur le revenu établie au titre de l'année 2019 ayant été établie conformément à la loi, M. D'Oliveira-Rezende ne peut utilement soutenir que l'administration fiscale a méconnu le principe de sécurité juridique et le principe d'égalité devant les charges publiques.

En ce qui concerne l'interprétation administrative de la loi fiscale :

9. La décision refusant de restituer une somme retenue à la source au titre de l'impôt sur le revenu ne constituant ni un rehaussement, ni un rehaussement d'imposition, M. D'Oliveira-Rezende ne saurait se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, ni des énonciations du paragraphe n° 195 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-BIC-RICI-10-150-20, ni de la circulaire interministérielle n° DSS/5B/5D/2017/351 du 19 décembre 2017, qui concernent au demeurant le calcul du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi et le calcul du plafond de la sécurité sociale et le fait générateur des cotisations et contributions de sécurité sociale.

10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 9 que le surplus des conclusions à fin de restitution présentées par M. D'Oliveira-Rezende doit être rejeté.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que M. D'Oliveira-Rezende demande au titre des frais qu'il a exposés.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. D'Oliveira-Rezende est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D'Oliveira-Rezende et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Lemaire, président,

- Mme Bonhomme, première conseillère,

- Mme Caldoncelli-Vidal, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.

La rapporteure,

Signé

F. BLe président,

Signé

O. LEMAIRE

La greffière,

Signé

S. RANWEZ

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions