jeudi 7 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2002603 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SCP WABLE TRUNECEK TACHON AUBRON |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n°2002603 le 25 mars 2020 et les 24 février, 28 octobre et 2 novembre 2022, la SELARL WRA - Wiart C. et Rouhier P-F, agissant en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL ABCISS Architectes, représentée par Me Frédéric Renaudin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle l'office public de l'habitat (OPH) Habitat du Littoral a rejeté son mémoire en réclamation ;
2°) de condamner l'OPH Habitat du Littoral à lui verser la somme de 91 845 euros hors taxes (HT), assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre des prestations qu'elle a réalisées ;
3°) de mettre à la charge de l'OPH Habitat du Littoral la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ; elle a adressé au maître d'ouvrage un mémoire en réclamation qui a eu pour effet de lier le contentieux ; les délais de recours ne lui sont pas opposables, à défaut de réception d'un accusé-réception de son mémoire en réclamation l'informant des voies et délais de recours ; elle a saisi le comité consultatif interrégional de règlement des litiges relatif aux marchés publics de Nancy, conformément aux stipulations de l'article 16.4 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) ;
- sa créance n'est pas prescrite ;
- l'allongement de la durée du chantier dont elle a assuré la maîtrise d'œuvre a induit la réalisation, de sa part, de diligences indispensables à la réalisation des ouvrages selon les règles de l'art ou consécutives à des sujétions imprévues qui ont eu pour effet de bouleverser l'économie de son contrat ;
- elle est fondée à demander le paiement, à ce titre, de la somme de 91 845 euros HT, calculée au prorata de l'allongement de la durée du chantier en phases DET et OPC.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2021, l'office public de l'habitat (OPH) Habitat du littoral, représenté par Me Raphaël Tachon, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société ABCISS Architectes la somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, la société requérante n'ayant pas saisi le comité consultatif de règlement des litiges préalablement à la saisine du tribunal administratif, en méconnaissance des stipulations de l'article 16.4 du CCAP ;
- il n'a décidé aucune modification du programme des travaux à réaliser ; la société ABCISS Architectes n'a fait face à aucune sujétion imprévue ayant eu pour effet de bouleverser l'économie de son contrat.
Par une ordonnance du 2 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 novembre 2022 à 14 heures.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n°2103672 les 11 mai, 27 septembre et 29 décembre 2021 et les 28 octobre et 2 novembre 2022, la SELARL WRA - Wiart C. et Rouhier P-F, agissant en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL ABCISS Architectes, représentée par Me Frédéric Renaudin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle l'OPH Habitat du Littoral a rejeté son mémoire en réclamation ;
2°) de condamner l'OPH Habitat du Littoral à lui verser la somme de 91 845 euros HT, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre des prestations qu'elle a réalisées ;
3°) de mettre à la charge de l'OPH Habitat du Littoral la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ; elle a adressé au maître d'ouvrage un mémoire en réclamation qui a eu pour effet de lier le contentieux ; les délais de recours ne lui sont pas opposables, à défaut de réception d'un accusé-réception de son mémoire en réclamation l'informant des voies et délais de recours ; elle a saisi le comité consultatif interrégional de règlement des litiges relatif aux marchés publics de Nancy, conformément aux stipulations de l'article 16.4 du CCAP ;
- sa créance n'est pas prescrite ;
- l'allongement de la durée du chantier dont elle a assuré la maîtrise d'œuvre a induit la réalisation, de sa part, de diligences indispensables à la réalisation des ouvrages selon les règles de l'art ou consécutives à des sujétions imprévues qui ont eu pour effet de bouleverser l'économie de son contrat ;
- elle est fondée à demander le paiement, à ce titre, de la somme de 91 845 euros HT, calculée au prorata de l'allongement de la durée du chantier en phases DET et OPC.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juin 2021, l'office public de l'habitat Habitat du littoral, représenté par Me Raphaël Tachon, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société ABCISS Architectes la somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, la société requérante n'ayant pas saisi le comité consultatif de règlement des litiges préalablement à la saisine du tribunal administratif, en méconnaissance des stipulations de l'article 16.4 du CCAP ;
- il n'a décidé aucune modification du programme des travaux à réaliser ; la société ABCISS Architectes n'a fait face à aucune sujétion imprévue ayant eu pour effet de bouleverser l'économie de son contrat.
Par une ordonnance du 2 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 novembre 2022 à 14 heures.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 ;
- le décret n° 93-1268 du 29 novembre 1993 ;
- le décret n°78-1306 du 26 décembre 1978 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Caustier,
- les conclusions de M. Christian, rapporteur public,
- les observations de Me Barthalais, représentant la SELARL WRA.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte d'engagement conclu le 5 octobre 2012, l'office public de l'habitat (OPH) de Boulogne-sur-Mer, dénommé Habitat du Littoral, a attribué à un groupement d'entreprises composé de la SARL ABCISS Architectes, mandataire, et de la SAS Hexa Ingénierie, suivant un forfait provisoire de rémunération de 298 960 euros hors taxes (HT), soit 357 556,16 euros toutes taxes comprises (TTC), la maîtrise d'œuvre de son projet de construction d'environ cinquante logements locatifs sociaux neufs, dont l'enveloppe prévisionnelle de travaux s'élevait à hauteur de 3 320 000 euros HT. Par un ordre de service n°1 daté du 8 juillet 2015, la mise en chantier a été ordonnée à compter du 24 août 2015 en vue de la construction de trente-neuf logements dans un délai de dix-sept mois. Par cinq avenants successifs, la durée du chantier a été prolongée jusqu'au 15 janvier 2019. Par un courrier de son conseil en date du 6 janvier 2020, notifié le lendemain, la société ABCISS Architectes a adressé à l'OPH Habitat du Littoral un mémoire en réclamation tendant au versement, à son profit, de la somme de 91 845 euros HT au titre des " diligences " accomplies du fait de l'allongement de la durée du chantier. Par un courrier du 12 mars 2020, le maître d'ouvrage a rejeté la réclamation de son cocontractant. Par un courrier du 12 avril 2021, reçu le 20 avril suivant, la société ABCISS Architectes a soumis au comité consultatif interrégional de règlement amiable des litiges relatifs aux marchés publics de Nancy sa demande de paiement de la somme précitée de 91 845 euros. Par un avis du 30 septembre 2022, celui-ci s'est déclaré favorable au versement, au profit du constructeur, de la somme de 20 000 euros. Par un jugement du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer en date du 2 juin 2022, la société ABCISS Architectes a été placée en liquidation judiciaire et la SELARL WRA - C. et ROUHIER P-F a été désignée en qualité de liquidateur judiciaire.
2. Par les présentes requêtes, la SELARL WRA - C. et ROUHIER P-F, agissant en sa qualité de liquidateur judiciaire de la société ABCISS Architectes, doit être regardée comme demandant au tribunal, d'une part, d'annuler la décision précitée du 12 mars 2020 portant rejet de son mémoire en réclamation et, d'autre part, de condamner l'OPH Habitat du Littoral à lui verser la somme de 91 845 euros HT, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts.
3. Les requêtes n°s 2002603 et 2103672, toutes deux présentées pour la SELARL WRA - Wiart C. et Rouhier P-F, agissant en qualité de liquidateur judiciaire de la SARL ABCISS Architectes, ont un objet identique et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. La décision portant rejet du mémoire en réclamation présenté par la société ABCISS Architectes a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de sa demande qui, en formulant des conclusions indemnitaires, a donné à l'ensemble de ses requêtes le caractère d'un recours de plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressée à percevoir la somme qu'elle réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux est sans incidence sur la solution du litige. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 12 mars 2020 ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires
5. Il résulte des dispositions des articles 9 de la loi du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée et 30 du décret du 29 décembre 1993 relatif aux missions de maîtrise d'œuvre confiées par des maîtres d'ouvrage publics à des prestataires de droit privé que le titulaire d'un contrat de maîtrise d'œuvre est rémunéré par un prix forfaitaire couvrant l'ensemble de ses charges et missions, ainsi que le bénéfice qu'il en escompte, et que seule une modification de programme ou une modification de prestations décidées par le maître de l'ouvrage peut donner lieu à une adaptation et, le cas échéant, à une augmentation de sa rémunération. Ainsi, la prolongation de sa mission n'est de nature à justifier une rémunération supplémentaire du maître d'œuvre que si elle a donné lieu à des modifications de programme ou de prestations décidées par le maître d'ouvrage. En outre, le maître d'œuvre ayant effectué des missions ou prestations non prévues au marché de maîtrise d'œuvre et qui n'ont pas été décidées par le maître d'ouvrage a droit à être rémunéré de ces missions ou prestations, nonobstant le caractère forfaitaire du prix fixé par le marché, si elles ont été indispensables à la réalisation de l'ouvrage selon les règles de l'art, ou si le maître d'œuvre a été confronté dans l'exécution du marché à des sujétions imprévues présentant un caractère exceptionnel et imprévisible, dont la cause est extérieure aux parties et qui ont pour effet de bouleverser l'économie du contrat.
6. En l'espèce, il est constant que les travaux de construction de trente-neuf logements locatifs sociaux neufs, " compris réhabilitations éventuelles, démolitions, aménagement des VRD et des espaces verts ", ont été achevés en un peu plus de quarante mois au lieu des dix-sept mois initialement prévus, prolongeant d'autant la durée des missions de direction de l'exécution des travaux (DET) et d'ordonnancement-pilotage-coordination (OPC) confiées au groupement d'entreprise dont la société ABCISS Architectes était le mandataire.
7. Toutefois, et d'une part, il ne résulte pas de l'instruction que cet allongement de la durée du chantier ait été la conséquence de modifications de programme ou de prestations décidées par le maître d'ouvrage, lesquelles ne résultent pas de la seule conclusion d'avenants au contrat de maîtrise d'œuvre prolongeant la durée de ses missions. D'autre part, si la société requérante soutient que la prolongation des missions confiées au groupement de maîtrise d'œuvre a " indiscutablement " entraîné la réalisation, de sa part, de diligences supplémentaires indispensables à la réalisation des ouvrages dans les règles de l'art ou " consécutives " à des sujétions imprévues, elle ne l'établit pas en se bornant à lister les difficultés rencontrées durant le chantier ayant conduit à l'allongement de sa durée, sans davantage de précisions sur la nature de ces " diligences " ou sur leur coût. Ainsi, la société requérante ne démontre pas que la " refonte " des plans du bâtiment réhabilité rue d'Artois, l'interruption du chantier le temps de fouilles archéologiques, la " problématique de tenue " des immeubles avoisinant l'ouvrage réhabilité, les défaillances du titulaire du lot " gros œuvre " et les dépôts de bilan, en cours de chantier, de plusieurs autres constructeurs auraient impliqué pour elle la réalisation de prestations non prévues au marché de maîtrise d'œuvre, aux termes duquel la société ABCISS Architectes s'est vue confier les missions de base de la maîtrise d'œuvre, en particulier les missions PRO, ACT, EXE, DET, ainsi que la mission OPC, ou constitueraient pour cette dernière des sujétions imprévues ayant eu pour effet de bouleverser l'économie de son contrat.
8. Il résulte de ce qui précède que la SELARL WRA - Wiart C. et Rouhier P-F, agissant en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL ABCISS Architectes, n'est pas fondée à demander le paiement d'une somme supplémentaire de 91 845 euros HT, assortie des intérêts et de la capitalisation des intérêts, au titre de la prolongation des missions réalisées par cette dernière. Les conclusions indemnitaires des présentes requêtes doivent donc être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par l'OPH Habitat du Littoral.
Sur les frais liés au litige :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'OPH Habitat du Littoral, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, la somme que la société requérante demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la SELARL WRA - Wiart C. et Rouhier P-F, agissant en qualité de liquidateur judiciaire de la SARL ABCISS Architectes, une somme de 3 000 euros au titre des frais exposés par l'établissement public défendeur et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°s 2002603 et 2103672 de la SELARL WRA - Wiart C. et Rouhier P-F, agissant en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL ABCISS Architectes, sont rejetées.
Article 2 : La SELARL WRA - Wiart C. et Rouhier P-F, agissant en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL ABCISS Architectes, versera à l'OPH Habitat du Littoral une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à SELARL WRA - Wiart C. et Rouhier P-F et à l'office public de l'habitat Habitat du littoral.
Délibéré après l'audience du 16 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Stefanczyk, présidente,
M. Babski, premier conseiller,
M. Caustier, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.
Le rapporteur,
Signé
G. CAUSTIER
La présidente,
Signé
S. STEFANCZYK
La greffière,
Signé
D. WISNIEWSKI
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2, 2103672
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026