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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2006562

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2006562

vendredi 29 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2006562
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formationjuge unique (7)
Avocat requérantGUEY-BALGAIRIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 16 septembre 2020, le 1er juin 2022 et le 14 août 2022, la société civile immobilière (SCI) Florriane, représentée par Me Guey, demande au tribunal, à titre principal, de prononcer la décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019 à raison de locaux situés rue Saint Georges à Baralle (Pas-de-Calais), à titre subsidiaire de prononcer la réduction desdites impositions.

Elle soutient que :

- conformément aux stipulations de la convention de collecte et de valorisation des déchets assimilables aux déchets ménagers passée le 1er juin 2017 avec la communauté de communes Osartis Marquion, elle a été soumise à une redevance spéciale au titre de l'année 2017 à raison de locaux situés rue Saint Georges à Baralle et a donc été exonérée de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ;

- l'absence de reprise des locaux sur la liste établie par la communauté de communes Osartis Marquion pour les années ultérieures constitue une simple omission ne faisant pas obstacle à l'exonération ;

- le local occupé par l'auto-école devrait, dès lors qu'il s'agit d'un transfert d'établissement, bénéficier du transfert de la précédente convention et, en conséquence, de l'exonération de taxe d'enlèvement des ordures ménagères ;

- l'exonération est de droit pour l'année 2018 dès lors qu'il s'agit de l'année suivant l'achèvement de la construction ouvrant droit à l'exonération de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ;

- étant fondée à demander la modification du classement des locaux et la réduction corrélative de leur évaluation, à savoir le classement des locaux abritant l'auto-école dans la catégorie " ENS 2 ", elle devrait obtenir la réduction de la base de calcul de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ;

- la taxe d'enlèvement des ordures ménagères procure des recettes manifestement disproportionnées par rapport au montant des dépenses exposées par la collectivité pour assurer ce service ;

- l'activité de l'auto-école ne justifie pas un niveau aussi élevé de taxation.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 mars 2021, le 28 juin 2022, 28 septembre 2022 et le 5 septembre 2023 (ce dernier ayant été communiqué en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative), le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au prononcé d'un non-lieu à statuer partiel à hauteur du dégrèvement prononcé en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les moyens présentés par la SCI Florriane ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 7 octobre 2022, la date de clôture de l'instruction a été fixée au 10 novembre 2022 à 12h.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Paganel en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 15 septembre 2023 :

- le rapport de M. Paganel, magistrat désigné ;

- et les conclusions de Mme Dang, rapporteure publique.

1. La SCI Florianne a été assujettie à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères au titre des années 2018 et 2019 à raison de locaux situés rue Saint Georges à Baralle.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision en date du 24 mars 2021, postérieure à l'enregistrement de la requête, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a prononcé le dégrèvement partiel de la cotisation de taxe d'enlèvement des ordures ménagères à concurrence de 71 euros au titre de l'année 2019. Les conclusions de la requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions :

En ce qui concerne la demande d'exonération :

3. Aux termes du I de l'article 1520 du code général des impôts, applicable aux établissements publics de coopération intercommunales, dans sa version applicable aux années d'imposition en litige : " Les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, dans la mesure où celles-ci ne sont pas couvertes par des recettes ordinaires n'ayant pas le caractère fiscal. () ". Aux termes de l'article 1521 du même code : " I. - La taxe porte sur toutes les propriétés soumises à la taxe foncière sur les propriétés bâties ou qui en sont temporairement exonérées () / III. - 1. Les conseils municipaux déterminent annuellement les cas où les locaux à usage industriel ou commercial peuvent être exonérés de la taxe. La liste des établissements exonérés est affichée à la porte de la mairie. / 2. Les conseils municipaux ont également la faculté d'accorder l'exonération de la taxe ou de décider que son montant est réduit d'une fraction n'excédant pas les trois quarts en ce qui concerne les immeubles munis d'un appareil d'incinération d'ordures ménagères répondant aux conditions de fonctionnement fixées par un arrêté du maire ou par le règlement d'hygiène de la commune. / Les immeubles qui bénéficient de cette exonération ou de cette réduction sont désignés par le service des impôts sur la demande du propriétaire, adressée au maire. La liste de ces immeubles est affichée à la porte de la mairie. L'exonération ou la réduction est applicable à partir du 1er janvier de l'année suivant celle de la demande. / 2 bis. Les conseils municipaux peuvent exonérer de la taxe les locaux dont disposent les personnes assujetties à la redevance spéciale prévue à l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales. Le maire communique à l'administration fiscale, avant le 1er janvier de l'année d'imposition, la liste des locaux concernés. / 3. Les exonérations visées aux 1 à 2 bis sont décidées par les organes délibérants des groupements de communes lorsque ces derniers sont substitués aux communes pour l'institution de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. / 4. Sauf délibération contraire des communes ou des organes délibérants de leurs groupements, les locaux situés dans la partie de la commune où ne fonctionne pas le service d'enlèvement des ordures sont exonérés de la taxe ".

4. Aux termes de l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales : " Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes peuvent instituer une redevance spéciale afin de financer la collecte et le traitement des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14. / Ils sont tenus de l'instituer lorsqu'ils n'ont institué ni la redevance prévue à l'article L. 2333-76 du présent code ni la taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue à l'article 1520 du code général des impôts. () ".

5. En premier lieu, d'une part, si la communauté de communes Osartis Marquion, à laquelle est rattachée la commune de Baralle, a adopté deux délibérations en date des 11 octobre 2017 et 26 septembre 2018 par lesquelles l'établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre a décidé d'exonérer de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères les locaux à usage industriel et les locaux commerciaux figurant sur les listes annexées auxdites délibérations, respectivement au titre des années 2018 et 2019, la SCI Florriane ne figure sur aucune de ces listes et ne saurait donc s'en prévaloir. D'autre part, les circonstances que la société requérante aurait passé le 1er juin 2017 avec la communauté de communes Osartis Marquion une convention " redevance spéciale " au titre de l'année 2017 et que l'exploitant du local à usage d'auto-école aurait bénéficié d'une convention de même nature avant le transfert de son établissement rue Saint Georges à Baralle, ce qui n'est d'ailleurs pas établi, ne confère à la SCI requérante aucun droit à se prévaloir d'une telle convention pour les années d'imposition en litige.

6. En second lieu, la société requérante, en se bornant à alléguer que l'exonération de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères serait de droit pour l'année 2018 consécutive à l'achèvement de la construction, ne justifie aucunement du bien-fondé de l'exonération qu'elle invoque.

En ce qui concerne le caractère disproportionné du produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères :

7. Conformément aux dispositions citées plus haut du I de l'article 1520 du code général des impôts, applicable aux établissements publics de coopération intercommunale, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères n'a pas le caractère d'un prélèvement opéré sur les contribuables en vue de pourvoir à l'ensemble des dépenses budgétaires, mais a exclusivement pour objet de couvrir les dépenses exposées par la commune ou l'établissement de coopération intercommunale compétent pour assurer l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères et non couvertes par des recettes non fiscales. Ces dépenses sont constituées de la somme de toutes les dépenses de fonctionnement réelles exposées pour le service public de collecte et de traitement des seuls déchets ménagers et des dotations aux amortissements des immobilisations qui lui sont affectées, telle qu'elle peut être estimée à la date du vote de la délibération fixant le taux de la taxe. A cet égard, doivent être déduites de ces dépenses, le cas échéant, les dépenses se rapportant aux déchets non ménagers, qui n'ont pas à être financés par la taxe, ainsi que le montant des recettes non fiscales de la section de fonctionnement, telles qu'elles sont définies par les articles L. 2331-2 et L. 2331-4 du code général des collectivités territoriales.

8. En premier lieu, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères présente non le caractère d'une rémunération pour services rendus mais celui d'une imposition à laquelle est normalement assujetti tout redevable de la taxe foncière à raison d'un bien immobilier situé dans une commune où fonctionne un service d'enlèvement des ordures ménagères. Ainsi, le moyen invoqué par la société requérante tiré de ce que l'activité de l'auto-école ne justifie pas le niveau de taxation auquel elle a été assujetti pour le local exploité par l'auto-école, doit être écarté.

9. En second lieu, pour vérifier si le produit de la taxe et, par voie de conséquence, son taux ne sont pas manifestement disproportionnés par rapport au montant des dépenses exposées par la commune ou l'établissement de coopération intercommunale compétent pour assurer l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères et non couvertes par des recettes non fiscales, il appartient au juge de se prononcer au vu des résultats de l'instruction, au besoin après avoir demandé à la collectivité ou à l'établissement public compétent de produire ses observations ainsi que les éléments tirés de sa comptabilité permettant de déterminer le montant de ces dépenses estimé conformément au point 7 ci-dessus.

10. D'une part, il résulte de l'instruction, en particulier du budget primitif pour l'année 2018, que les dépenses du service de collecte et de traitement des services ménagers ont été évaluées à la somme de 4 585 976 euros, comprenant 2 350 363 au titre des charges à caractère général, 452 310 euros au titre des charges de personnel, 1 600 225 euros au titre des autres charges de gestion courante et 183 078,91 euros au titre de la dotation aux amortissements. A ces dépenses doivent être déduites les recettes non fiscales affectées à ce service, soit 97 500 euros comprenant 16 500 euros au titre des ventes de produits résiduels, 79 000 euros de redevance spéciale d'enlèvement des ordures ménagères et 2 000 euros de produits exceptionnels divers qui ne présentent pas un caractère récurrent et ne relèvent d'aucune des catégories de dépenses non fiscales mentionnées aux articles L. 2331-2 et L. 2331-4 du code général des collectivités territoriales. Ainsi, le besoin de financement s'établit à 4 488 476 euros (4 585 976 - 97 500). Les recettes attendues de la TEOM étaient évaluées à la somme de 3 554 964 euros. Le besoin de financement étant supérieur au produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères inscrit dans le budget primitif, le moyen tiré de ce que le taux de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2018 serait manifestement disproportionné au regard des dépenses inscrites au budget ne peut qu'être écarté. La demande de la société requérante doit ainsi être rejetée.

11. D'autre part, il résulte de l'instruction, en particulier du budget primitif pour l'année 2019, que les dépenses du service de collecte et de traitement des services ménagers ont été évaluées à la somme de 4 255 824 euros, comprenant 2 349 414 au titre des charges à caractère général, 401 299 euros au titre des charges de personnel, 1 312 000 euros au titre des autres charges de gestion courante et 193 111,71 euros au titre de la dotation aux amortissements. A ces dépenses doivent être déduites les recettes non fiscales affectées à ce service, soit 89 340 euros au titre de la redevance spéciale d'enlèvement des ordures ménagères. Ainsi, le besoin de financement s'établit à 4 166 484 euros (4 255 824 - 89 340). Les recettes attendues de la TEOM étaient évaluées à la somme de 3 703 064 euros. Le besoin de financement étant supérieur au produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères inscrit dans le budget primitif, le moyen tiré de ce que le taux de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2019 serait manifestement disproportionné au regard des dépenses inscrites au budget ne peut qu'être écarté. La demande de la société requérante doit ainsi être rejetée.

En ce qui concerne la valeur locative des locaux à retenir pour le calcul de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères :

12. En vertu des articles 1521 et 1522 du code général des impôts, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères a pour assiette celle de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Aux termes de l'article 1498 du code général des impôts : " I. - La valeur locative de chaque propriété bâtie ou fraction de propriété bâtie, autres que les locaux mentionnés au I de l'article 1496, que les établissements industriels mentionnés à l'article 1499 et que les locaux dont la valeur locative est déterminée dans les conditions particulières prévues à l'article 1501, est déterminée selon les modalités prévues aux II ou III du présent article. / Les propriétés mentionnées au premier alinéa sont classées dans des sous-groupes, définis en fonction de leur nature et de leur destination. A l'intérieur d'un sous-groupe, elles sont classées par catégories, en fonction de leur utilisation, de leurs caractéristiques physiques, de leur situation et de leur consistance. Les sous-groupes et catégories de locaux sont déterminés par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article 310 Q de l'annexe II de ce code : " Pour l'application du second alinéa du I de l'article 1498 du code général des impôts, les propriétés bâties mentionnées au premier alinéa de ce même I sont classées selon les sous-groupes et catégories suivants : () Sous-groupe II : bureaux et locaux divers assimilables : / Catégorie 1 : locaux à usage de bureaux d'agencement ancien. / Catégorie 2 : locaux à usage de bureaux d'agencement récent. / Catégorie 3 : locaux assimilables à des bureaux, mais présentant des aménagements spécifiques. () Sous-groupe VII : établissements d'enseignement et locaux assimilables : / Catégorie 1 : écoles et institutions privées exploitées dans un but non lucratif. / Catégorie 2 : établissements d'enseignement à but lucratif. () Sous-groupe X : établissements présentant des caractéristiques exceptionnelles : Catégorie 1 : locaux ne relevant d'aucune des catégories précédentes par leurs caractéristiques sortant de l'ordinaire ".

13. Pour la détermination de la valeur locative d'un local professionnel, celui-ci est rattaché à un sous-groupe et à une catégorie, définis en fonction de sa nature et de sa destination, d'une part, et de son utilisation et de ses caractéristiques physiques, d'autre part. Le local est ensuite rattaché à un secteur d'évaluation défini dans le département, qui regroupe des communes ou des parties de communes qui représentent un marché locatif homogène. Les loyers constatés par catégorie de locaux servent de base à l'établissement d'un tarif par mètre carré dans chaque secteur d'évaluation. Le tarif peut être éventuellement minoré ou majoré d'un coefficient de localisation destiné à tenir compte de la situation du local considéré au sein du secteur d'évaluation. Le tarif, multiplié par la surface pondérée de ce local, permet de déterminer sa valeur locative.

14. Il résulte de l'instruction que le bâtiment dont la SCI Florriane est propriétaire, situé ZAL de Baralle à Baralle, est constitué de plusieurs cellules indépendantes abritant des commerces ainsi qu'une auto-école exploitée par la société Idées Concept Formations. Il résulte du compte rendu de visite du géomètre du cadastre que le bâtiment accueillant les locaux assujettis à la taxe foncière sur les propriétés bâties présente les caractéristiques classiques d'une structure implantée au sein d'une zone d'activité telles qu'une structure métallique et des cloisons modulables et que les locaux affectés à l'activité de l'auto-école sont composés d'une salle de cours, de bureaux, de secrétariat et de sanitaires. La piste d'initiation à la conduite de près de 1 500 m² est dotée d'un marquage au sol permanent. Contrairement à ce que fait valoir l'administration fiscale, l'ensemble des locaux, occupés par l'auto-école, constituent une seule et même fraction de propriété au sein d'un ensemble immobilier. Par conséquent, la piste d'initiation n'a pas à être classée dans un sous-groupe différent des locaux dédiés à la formation théorique. De plus, si l'administration fiscale soutient que les locaux entrant dans la catégorie " ENS 2 " doivent s'entendre des écoles poursuivant un but lucratif et dispensant exclusivement un enseignement professionnel, cette interprétation est contraire aux dispositions précitées de l'article 310 Q de l'annexe II du code général des impôts visant dans cette catégorie " les établissements d'enseignement à but lucratif ". Dès lors qu'une auto-école dispense un enseignement de la conduite portant sur diverses connaissances d'ordre pratique et théorique et dont l'objectif est d'instruire et de former les futurs conducteurs, les locaux exploités par elle à cette fin, quand bien même ils ne disposeraient pas de vitrine, entrent dans le sous-groupe VII relatif aux établissements d'enseignement et locaux assimilables puis dans la catégorie 2 portant sur les établissements d'enseignement à but lucratif. Ainsi, la SCI Florriane est fondée à soutenir que les locaux abritant l'auto-école situés ZAL de Baralle, rue Saint Georges à Baralle doivent être rattachés à la catégorie " ENS 2 " pour la valeur locative des locaux à retenir pour le calcul de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et à demander la réduction des cotisations d'imposition en résultant pour les années d'imposition en litige.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge présentées par la SCI Florianne au titre de l'année 2019 à concurrence du dégrèvement prononcé en cours d'instance.

Article 2 : La SCI Florianne est déchargée des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères établies au titre des années 2018 et 2019, à concurrence de ce qui résulte du rattachement des locaux à usage d'auto-école, situés rue Saint Georges à Baralle, au sous-groupe VII " établissements d'enseignement et locaux assimilables " dans la catégorie 2 " établissements d'enseignement à but lucratif " dont la valeur locative sera déterminée, par application à la surface pondérée des locaux, du tarif catégoriel applicable à ce secteur d'évaluation dans le département, après application éventuelle d'un coefficient de localisation.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Florianne, au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord et à la communauté de communes Osartis Marquion.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2023.

Le magistrat désigné,

Signé

M. PAGANEL La greffière,

Signé

A. BEGUE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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