mardi 10 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2006842 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | DHONTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires et des pièces, enregistrés les 25 septembre 2020, 22 juillet 2022, 3 février, 30 mars et 19 mai 2023, Mme A B, représentée par Me Cousin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat à lui verser une somme de 97 334, 86 euros en réparation des différents préjudices qu'elle a subis du fait du développement de la mérule dans l'appartement dont elle est propriétaire au 42/44 rue Léonard Danel à Lille ;
2°) de condamner l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat à lui verser une somme de 800 euros par mois à compter du 27 juin 2022 et jusqu'à la réalisation complète des travaux au titre du préjudice de jouissance ;
3°) de condamner l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat à procéder à des travaux ayant pour objet la réalisation d'une terrasse étanche au niveau de la cour venant au droit du mur mitoyen, la protection verticale du mur, le traitement de la mérule au niveau du mur mitoyen et le cuvelage du sous-sol et du rez-de-chaussée partiel de son appartement dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'humidité au sein de son logement et le développement de la mérule sont dus à l'humidité anormale et persistante du mur, ouvrage public, appartenant à l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat ;
- les travaux prescrits par l'expert judiciaire à l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat n'ont toujours pas été réalisés et doivent l'être avant de traiter la mérule ;
- elle subit un préjudice financier de 800 euros par mois correspondant à la valeur locative de son appartement, soit 67 200 euros entre les mois de juin 2015 à juin 2022 ;
- elle s'est acquittée de la somme de 1 429, 23 euros au titre de l'assurance habitation depuis le 27 juin 2015 ;
- elle s'est acquittée de la somme de 5 903 euros au titre des taxes foncières et d'habitation ;
- elle s'est acquittée de la somme de 814,63 euros au titre des factures d'électricité ;
- elle s'est acquittée de la somme de 1 130 euros au titre des frais de déménagement et de pressing ;
- elle a subi un préjudice de 658 euros en raison du développement de la mérule sur son canapé ;
- elle s'est acquittée de la somme de 200 euros au titre des frais d'huissier ;
- elle a subi un préjudice moral à hauteur de 20 000 euros, dès lors qu'elle a dû travailler davantage.
Par des mémoires en défense et des pièces, enregistrés les 2 et 5 juillet 2021, le 22 août 2022, le 13 mars et le 4 mai 2023, l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat, représenté par Me Deregnaucourt, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer concernant l'injonction à procéder à des travaux, au rejet du surplus des conclusions de la requête, à ce que la SMACL et la SMABTP soient condamnées à le garantir et le relever indemne de toute condamnation, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme B, de la société SMACL et de la société SMABTP au titre de l'article 700 du code de procédure civile et à ce que les entiers dépens soient mis à la charge de Mme B, de la SMACL et de la SMABTP.
Il soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, dès lors que Mme B n'a plus d'intérêt à agir dans la mesure où, la vente de l'appartement ayant été annulée par l'arrêt du 19 janvier 2023 de la cour d'appel de Douai, elle n'est plus propriétaire ;
- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par des mémoires, enregistrés les 5 avril, 28 juin et 1er décembre 2022, la SMACL, représentée par Me Dutat, conclut au rejet des conclusions dirigées à son encontre et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la SA Nexity Lamy au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 juillet 2022 et 10 février 2023, la SA Nexity Lamy, représentée par Me Dhonte, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête, à ce que l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat soit condamné à la garantir et relever indemne des condamnations prononcées contre elle par l'arrêt du 19 janvier 2023 de la cour d'appel de Douai, à ce que l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat soit condamné à lui verser une somme de 6 910 euros, à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SMACL au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et que les entiers dépens soient mis à la charge de l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat.
Elle fait valoir que l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat est responsable des désordres affectant l'appartement de Mme B.
La clôture de l'instruction a été fixée au 30 mai 2023 par une ordonnance du 9 mai 2023.
Un mémoire produit par Mme B a été enregistré le 18 septembre 2023.
La requête a été communiqué à la SMABTP et à Me Malfaisan en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SAS Entreprise Georges Cazeaux qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemée,
- les conclusions de M. Even, rapporteur public,
- et les observations de Me Leuliet, substituant Me Deregnaucourt, représentant l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat et celles de Me Dubus, substituant Me Dhonte, représentant la SA Nexity Lamy.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B est propriétaire d'un appartement situé 42/44 rue Léonard Danel à Lille. Par un courrier du 29 mai 2022, elle a demandé à l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat, propriétaire de l'immeuble voisin de celui où se trouve son appartement, de procéder à des travaux ayant pour objet la réalisation d'une terrasse étanche au niveau de la cour venant au droit du mur mitoyen, la protection verticale du mur, le traitement de la mérule au niveau du mur mitoyen et le cuvelage du sous-sol et du rez-de-chaussée partiel de son appartement et de l'indemniser des préjudices subis. Cette demande a été implicitement rejetée. Mme B demande au tribunal d'enjoindre l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat de réaliser ces travaux sous astreinte et de condamner l'office à lui verser une somme de 800 euros par mois à compter du 27 juin 2022 jusqu'à la réalisation de ces travaux ainsi qu'une somme de 97 334,86 euros en réparation de ses préjudices subis.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité :
2. Le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage n'est pas inhérent à l'existence même de l'ouvrage public ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel.
3. Mme B se prévaut d'un dommage résultant de l'humidité persistante du mur mitoyen entre son appartement et la propriété de l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat qui a contribué au développement d'humidité et d'une mérule dans son appartement. Ce mur appartient, en partie inférieure, à l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat, personne publique, et est affecté au service public du logement. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise judiciaire du 12 décembre 2017 établi par M. C et du rapport d'expertise du 29 janvier 2016 réalisé par M. E du cabinet Géolys, que ce mur était initialement intérieur et a été transformé en mur de fondation avec, d'un côté, un remblai en terre non imperméabilisé et, de l'autre, l'immeuble où se trouve l'appartement de la requérante. Ce remblai en terre est légèrement incliné vers le mur mitoyen contribuant à son humidité persistante, favorisant ainsi le développement de la mérule. Dès lors, eu égard au caractère accidentel du dommage, Mme B est fondée à engager la responsabilité sans faute de l'office public de l'habitat Lille Métropole.
En ce qui concerne les préjudices :
4. En ce qui concerne le préjudice de jouissance, il y a lieu de faire une exacte appréciation de ce préjudice entre les mois de juillet 2015, date de découverte de la mérule par Mme B et à compter de laquelle Mme B a dû se reloger, et de janvier 2023, date de l'arrêt de la cour d'appel de Douai ordonnant la résolution de la vente de l'appartement de Mme B, en l'évaluant à la somme de 72 800 euros.
5. En ce qui concerne le préjudice financier lié à l'assurance habitation, Mme B ne produit des avis d'échéance que pour les années 2015, 2016, 2018, 2019 et 2020. Dès lors, il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice, au regard de ces seules pièces, en l'évaluant à la somme de 1 268,67 euros
6. En ce qui concerne le préjudice financier lié aux taxes foncières et d'habitation, suffisamment justifié par les pièces produites, il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 5 903 euros.
7. En ce qui concerne le préjudice financier lié aux frais d'électricité, il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice, au vu des pièces produites, en l'évaluant à la somme de 1 859,87 euros.
8. En ce qui concerne le préjudice financier lié aux frais de déménagement et de pressing, suffisamment justifié par les différentes factures produites, il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 856, 44 euros.
9. En ce qui concerne le préjudice financier lié aux meubles atteints par la mérule, il n'est pas établi que le canapé a été rendu inutilisable par la mérule. Dès lors, ce préjudice ne peut être indemnisé.
10. En ce qui concerne le préjudice moral, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 2 000 euros.
11. Il résulte de ce qui précède que le montant total du préjudice de Mme B s'élève à la somme de 84 687, 98 euros.
12. Il appartient au juge administratif de prendre, en déterminant la qualité et la forme de l'indemnité par lui allouée, les mesures nécessaires en vue d'empêcher que sa décision n'ait pour effet de procurer à la victime, par suite des indemnités qu'elle a pu ou qu'elle peut obtenir devant d'autres juridictions à raison des conséquences dommageables du même accident, une réparation supérieure au montant total du préjudice subi.
13. Il résulte de l'instruction que la cour d'appel de Douai a indemnisé le préjudice de jouissance, le préjudice financier lié à l'assurance habitation, aux taxes foncières et d'habitation, aux frais d'électricité, aux frais de déménagement et de pressing et aux frais d'huissier, en indemnisant ce dernier préjudice au titre des frais irrépétibles et le préjudice moral à hauteur de 93 050,13 euros. Cette somme couvrant l'intégralité du montant total du préjudice de Mme B tel qu'indiqué au point 11 du présent jugement, il n'y a pas lieu de condamner l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat à verser cette somme à Mme B. Par suite, les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. La personne qui subit un préjudice direct et certain du fait du comportement fautif d'une personne publique peut former devant le juge administratif une action en responsabilité tendant à ce que cette personne publique soit condamnée à l'indemniser des conséquences dommageables de ce comportement. Elle peut également, lorsqu'elle établit la persistance du comportement fautif de la personne publique responsable et du préjudice qu'elle lui cause, assortir ses conclusions indemnitaires de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d'en pallier les effets. De telles conclusions à fin d'injonction ne peuvent être présentées qu'en complément de conclusions indemnitaires. De la même façon, le juge administratif ne peut être saisi, dans le cadre d'une action en responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, de conclusions tendant à ce qu'il enjoigne à la personne publique de prendre les mesures de nature à mettre fin au dommage ou à en pallier les effets, qu'en complément de conclusions indemnitaires.
15. En l'espèce, Mme B n'étant plus propriétaire de son appartement depuis l'intervention de l'arrêt du 19 janvier 2023 de la cour d'appel de Douai ordonnant la résolution de la vente de cet appartement, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées, alors qu'au demeurant, et en tout état de cause, aucune condamnation n'a été prononcée à l'encontre de l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat.
Sur l'appel en garantie :
16. En l'absence de toute condamnation prononcée par le présent jugement, les conclusions aux fins d'appel en garantie présentées par l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires de la SA Nexity Lamy :
17. En l'espèce, par un arrêt du 19 janvier 2023, la cour d'appel de Douai a condamné la SA Nexity Lamy à payer à Mme B la somme de 6 910 euros en réparation de son préjudice matériel en raison de la propagation de la mérule dans son appartement en estimant que la société a commis une faute, dès lors qu'elle n'a pas assuré le suivi des investigations complémentaires concernant la présence ou non d'une mérule.
18. Toutefois, l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat n'étant pas co-auteur de ce dommage, qui résulte de la négligence de la société Nexity Lamy, alors qu'au demeurant il n'est pas établi que l'office public de l'habitat était au courant de la présence d'une mérule dans l'immeuble mitoyen au sien, la SA Nexity Lamy n'est pas fondée à exercer une action subrogatoire à son encontre. Par suite, les conclusions de la SA Nexity Lamy tendant à ce que l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat soit condamné à la garantir et relever indemne des condamnations prononcées contre elle par l'arrêt du 19 janvier 2023 de la cour d'appel de Douai et à ce qu'il soit condamné à lui verser une somme de 6 910 euros ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme B, de l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat, de la SA Nexity Lamy et de la SMACL présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, lesquelles incluent les frais d'huissier.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à l'office public de l'habitat Lille Métropole Habitat, à la SMACL, à la SA Nexity Lamy, à la SMABTP et à Me Malfaisan en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SAS Entreprise Georges Cazeaux.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Fabre, président,
Mme Monteil, première conseillère,
M. Lemée, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2023.
Le rapporteur,
Signé
M. LEMÉE
Le président,
Signé
X. FABRE
La greffière,
Signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026