mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2006875 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GUILMAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 28 septembre 2020, 16 juillet 2021 et 7 février 2022, M. B A, représentée par Me Leuliet, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Tourcoing à lui verser la somme totale de 15 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de la décision du maire de Tourcoing du 16 octobre 2018 prononçant sa révocation ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Tourcoing la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté du 16 octobre 2018 a méconnu le principe du contradictoire dès lors que le rapport disciplinaire du 11 septembre 2014 n'a pas donné lieu à une convocation à un entretien préalable lui permettant de discuter les griefs qui lui sont reprochés dans ce rapport ;
- il a méconnu le délai de convocation de quinze jours devant le conseil de discipline ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'appréciation dès lors que sa mise à la retraite pour invalidité, prévue à compter du 15 mai 2018, faisait obstacle à sa révocation ;
- il est entaché d'erreur dans la matérialité des faits retenus ;
- il est entaché d'une erreur quant à la qualification fautive des faits qui lui sont reprochés ;
- il est entaché de disproportion quant à la sanction qui lui a été infligée ;
- l'illégalité fautive de l'arrêté du 16 octobre 2018 est à l'origine d'un préjudice économique et de troubles dans les conditions d'existence ;
- il est fondé à demander la réparation des préjudices subis à hauteur de 15 000 euros.
Par des mémoires en défense enregistrés les 27 avril et 21 octobre 2021, la commune de Tourcoing, représentée par Me Guilmain, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code pénal ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Horn, rapporteur ;
- les conclusions de M. Groutsch, rapporteur public ;
- et les observations de Me Ghesquière, substituant Me Leuliet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, adjoint territorial du patrimoine, a été employé par la commune de Tourcoing et affecté au musée des Beaux-Arts Eugène Leroy de la ville en qualité d'agent de surveillance et technique depuis le 15 avril 2004. Par un courrier du 7 juin 2018, la directrice des ressources humaines de la commune a informé M. A que le conseil de discipline de la commune de Tourcoing serait saisi d'une proposition de sanction du 4e groupe à son encontre. Par un avis du 29 juin 2018, le conseil de discipline a rendu un avis favorable à la révocation. Par arrêté du 16 octobre 2018, le maire de Tourcoing a révoqué M. A à compter du 1er novembre 2018. Par un courrier du 18 juin 2020, reçu le 29 juin suivant, M. A a demandé à la commune de Tourcoing de lui verser au titre de l'indemnisation des préjudices causés par sa révocation, la somme de 15 000 euros, à la suite duquel une décision implicite de rejet est née du silence gardé par le maire. Par la présente requête, M. A demande la condamnation de la commune de Tourcoing au versement d'une somme de 15 000 en réparation des préjudices résultant de sa révocation.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 4 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'autorité investie du pouvoir disciplinaire informe par écrit l'intéressé de la procédure disciplinaire engagée contre lui, lui précise les faits qui lui sont reprochés et lui indique qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel au siège de l'autorité territoriale et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix. / L'intéressé doit disposer d'un délai suffisant pour prendre connaissance de ce dossier et organiser sa défense. Les pièces du dossier et les documents annexés doivent être numérotés. / A sa demande, une copie de tout ou partie de son dossier est communiqué à l'agent () ". Aux termes de l'article 5 de ce même décret : " Lorsqu'il y a lieu de saisir le conseil de discipline, le fonctionnaire poursuivi est invité à prendre connaissance, dans les mêmes conditions, du rapport mentionné au septième alinéa de l'article 90 de la loi du 26 janvier 1984 précitée et des pièces annexées à ce rapport ".
3. Il ne résulte d'aucun principe ou disposition législative ou réglementaire que l'autorité disciplinaire soit tenue d'inviter l'agent public territorial à un entretien préalable à l'édiction du rapport qui saisit de son cas le conseil de discipline. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que, par un courrier du 7 juin 2018, la commune de Tourcoing a informé M. A que le conseil de discipline de la commune de Tourcoing serait saisi d'une proposition de sanction du 4e groupe à son encontre sur la base notamment d'un rapport disciplinaire du 11 septembre 2014 annexé à ce même courrier. Par ce courrier, la commune a également indiqué au requérant que son dossier individuel pourra être consulté dans les locaux de la direction des ressources humaines de la commune. Il résulte en outre de l'instruction, et notamment d'un procès-verbal de consultation du dossier individuel, que M. A a procédé à cette consultation le 15 juin 2018. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 du décret du 18 septembre 1989, visé ci-dessus : " Le fonctionnaire poursuivi est convoqué par le président du conseil de discipline, quinze jours au moins avant la date de la réunion, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception () ". Le délai de quinze jours, mentionné par ces dispositions constitue pour l'agent concerné une garantie visant à lui permettre de préparer utilement sa défense. Par suite, la méconnaissance de ce délai a pour effet de vicier la consultation du conseil de discipline, sauf s'il est établi que l'agent a été informé de la date du conseil de discipline au moins quinze jours à l'avance par d'autres voies.
5. En l'espèce, si l'accusé de réception versé aux débats par l'administration ne permet pas de vérifier la date de réception du courrier de convocation à la réunion du conseil de discipline du 29 juin 2018, il résulte de l'instruction que le requérant a reçu ladite convocation, le 19 juin 2018, date à laquelle il a signé une attestation de réception de cette convocation, soit moins de quinze jours avant la date de la réunion. Toutefois, par un courrier du 7 juin 2018, la directrice des ressources humaines de la commune a notamment informé M. A que le conseil de discipline de la commune de Tourcoing serait saisi d'une proposition de sanction du 4e groupe à son encontre et qu'il avait la possibilité de se faire assister par le défenseur de son choix de sorte qu'il a été informé de la date du conseil de discipline au moins quinze jours à l'avance par d'autres voies. Par suite, M. A, qui a bénéficié d'un délai de plus de quinze jours pour préparer sa défense, n'est fondé à soutenir que la décision en litige aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière au regard des dispositions citées au point 4.
6. En troisième lieu, la circonstance qu'un agent soit placé en congé de maladie ne fait pas obstacle à l'exercice de l'action disciplinaire à son égard ni, le cas échéant, à l'entrée en vigueur d'une décision de révocation. Il résulte de l'instruction qu'à la date de la révocation du requérant le 16 octobre 2018, ce dernier ne bénéficiait plus du congé de longue durée dont l'échéance était arrivée à son terme le 10 octobre 2018. La circonstance qu'il aurait été placé en retraite pour invalidité à compter de cette date, à la supposer établie, ne faisait pas obstacle à l'édiction et à l'entrée en vigueur dès sa notification de la sanction disciplinaire de révocation qui lui a été infligée.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 29 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale ". Et aux termes de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa version alors en vigueur : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : () Quatrième groupe : () la révocation () ".
8. Il appartient au juge, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire sont matériellement établis, constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
9. Il ressort des termes de la décision de révocation que le maire de la commune de Tourcoing s'est fondé à la fois sur le fait que M. A, à plusieurs reprises, ne s'est pas conformé aux instructions de ses supérieurs hiérarchiques, et sur sa condamnation par un arrêt de la cour d'appel de Douai du 14 septembre 2016 à 4 000 euros d'amende pour des faits de blanchiment d'un véhicule provenant de trafic de stupéfiants.
10. S'agissant des griefs tirés des absences injustifiées et du refus d'obéissance, si le requérant conteste de manière générale la matérialité de ces faits à l'exception du refus d'accompagner une conférencière en 2012 dès lors que la mission venait de lui être retirée, la commune produit un rapport de la directrice des ressources humaines de la commune signé le 11 septembre 2014, qui en fait un recensement particulièrement précis et circonstanciés. Si les absences injustifiées postérieures au 11 octobre 2013, c'est-à-dire celles du 4 juin et 18 octobre 2014, ne sauraient être établies dès lors qu'il est constant que le requérant était en congé de longue durée entre le 11 octobre 2013 et le 10 octobre 2018, il ressort de ce rapport et il n'est pas sérieusement contesté qu'en mars 2005, à plusieurs reprises, il ne s'est pas conformer aux consignes qui lui étaient données en refusant notamment d'accrocher les œuvres à l'emplacement prévu et de débarrasser les emballages ayant servi à leur transport ; le 23 mars 2011, il a laissé une salle du musée sans surveillance ; le 24 mars 2011, il n'a pas exécuté le travail demandé par son supérieur hiérarchique ; les 5, 6, 21 et 22 novembre 2011, ainsi que les 9, 15 et 24 janvier 2012, il n'a pas justifié de son absence au travail ; le 1er et 4 juillet 2013, il n'a pas effectué les missions qui lui étaient demandées. S'agissant des faits de blanchiment, il résulte de l'instruction que la cour d'appel de Douai, par un arrêt du 14 septembre 2016 devenu définitif, a reconnu M. A coupable de " blanchiment d'un véhicule de marque BMW provenant du délit de cession de drogue () que son fils a acheté alors que seule la revente de produit stupéfiant constituait son train de vie ; Attendant qu'en faisant immatriculer cette voiture, l'intime a dissimulé ce bien en faisant accroire qu'il était le propriétaire de ce bien alors que c'était en réalité son fils, trafiquant notoire et dont il connaissait les activités illicites () ". Dès lors que ces faits sont revêtus de l'autorité absolue de chose jugée, leur matérialité est établie. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige est entachée d'erreur dans la matérialité des faits.
11. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article 28 de la loi du 13 juillet 1983, alors applicable : " Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés ". L'article 29 de cette loi dispose, en son premier alinéa, que " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire () ".
12. Les absences injustifiées des 5, 6, 21 et 22 novembre 2011, ainsi que des 9, 15 et 24 janvier 2012, et les refus de se conformer aux consignes de ses supérieurs hiérarchiques en mars 2005, mars 2011 et juillet 2013, matériellement établis, constituent des fautes de nature à justifier une sanction.
13. D'autre part, aux termes de l'article 133-13 du code pénal, dans sa version applicable à la date de la décision contestée : " La réhabilitation est acquise de plein droit à la personne physique condamnée qui n'a, dans les délais ci-après déterminés, subi aucune condamnation nouvelle à une peine criminelle ou correctionnelle : / 1° Pour la condamnation à l'amende ou à la peine de jours-amende après un délai de trois ans à compter du jour du paiement de l'amende ou du montant global des jours-amende, de l'expiration de la contrainte judiciaire ou du délai de l'incarcération prévue par l'article 131-25 ou de la prescription accomplie ; () ". En raison du principe d'indépendance des poursuites disciplinaires et des poursuites pénales, la réhabilitation dont aurait bénéficié M. A, à la supposer établie à la date de sa révocation, ne fait pas obstacle à ce que les faits qui ont servi de base à une condamnation de la juridiction répressive, passée en force de chose jugée au pénal, puissent fonder des sanctions disciplinaires. Ainsi, l'effacement de sa condamnation pénale au bulletin n° 2 de son casier judiciaire est sans incidence sur l'engagement d'une procédure disciplinaire à raison de ces mêmes faits. Il n'est en outre pas contesté que les faits à l'origine de cette condamnation ont fait l'objet d'une couverture par la presse locale mentionnant expressément l'implication du requérant, et notamment d'un article du 6 juin 2014 de la Voix du Nord intitulé " Tourcoing : un responsable sportif impliqué dans un trafic de drogue " et d'un article du même journal du 11 juin 2014 intitulé " Trafic de drogue à Tourcoing : 40 kilos d'héroïne écoulés depuis le quartier de la Bourgogne ". Dans ces conditions, et alors même que la qualité d'agent public du requérant n'aurait pas été mentionnée dans les articles de presse précités, le comportement pénalement sanctionné de M. A a eu pour effet de jeter le discrédit sur l'administration communale et constitue également une faute de nature à justifier une sanction.
14. En sixième lieu, eu égard aux fonctions exercées par le requérant en sa qualité d'agent technique au musée des Beaux-Arts, chargé régulièrement de la logistique et la surveillance d'œuvres d'art, la répétition des faits, même anciens, d'absences injustifiées et de refus d'obéissance auxquels se sont ajoutés la condamnation du requérant par le juge pénal pour blanchiment d'un véhicule provenant du délit de cession de drogue, laquelle a eu pour effet de jeter le discrédit sur l'administration communale, sont de nature à justifier une sanction de révocation. Dans ces conditions, la décision de révocation revêt un caractère proportionné à la gravité du comportement fautif de M. A.
15. Il résulte ce qui précède, qu'en l'absence d'illégalité fautive, les conclusions indemnitaires présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761 1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Tourcoing, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Tourcoing et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la commune de Tourcoing une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Tourcoing.
Délibéré après l'audience du 8 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.
Le rapporteur,
J. HORNLa présidente,
J. FÉMÉNIA
La greffière,
S. MAUFROID
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026