mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2007697 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | juge unique (2) |
| Avocat requérant | SELARL BRUNET VENIEL GUISLAIN LAUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 octobre 2020 et le 29 janvier 2021, M. F B, représenté par Me Brunet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée 48 SI du 12 juin 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour défaut de points et lui a enjoint de restituer celui-ci dans un délai de 10 jours, ainsi que la décision implicite par laquelle il a rejeté son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de prendre une nouvelle décision, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-la décision attaquée ne lui a pas été régulièrement notifiée ;
- il n'est pas établi que la décision attaquée aurait été signée par une personne habilitée ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait, dès lors que le solde de points affecté à son permis de conduire n'était pas nul à la date de son adoption.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et de l'absence de notification des voies et délais de recours sont inopérants ;
- l'autre moyen soulevé par M. B n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Après avoir entendu le rapport de M. A au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée 48 SI du 12 juin 2020, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. F B pour solde de points nul. Dans la présente instance, M. B demande l'annulation de cette décision 48 SI ainsi que de la décision implicite par laquelle le ministre a rejeté son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par une décision du 28 janvier 2020, publié au Journal officiel du 31 janvier 2020, Mme D C, chef du service du fichier national des permis de conduire au ministère de l'intérieur, signataire de la décision attaquée, a reçu délégation à l'effet de signer, au nom du ministre de l'intérieur, tous actes relevant des attributions de la sous-direction de l'éducation routière et du permis de conduire, dont ne sont pas expressément exclues les décisions constatant le caractère invalide des titres de conduite. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit, en tout état de cause, être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, les conditions de notification d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité et ne peuvent, le cas échéant, qu'influer sur l'opposabilité des délais de recours. Dès lors, le moyen tiré de l'absence de mention des voies et délais de recours dans la notification de la décision attaquée, qui au demeurant manque en fait, doit être écarté comme inopérant.
4. En dernier lieu, si M. B se prévaut du fait qu'il a effectué un stage de récupération de points les 30 et 31 août 2019, il résulte des dispositions de l'article R. 223-8 du code de la route qu'un tel stage donne droit à une reconstitution maximale de quatre points, dans la limite du plafond affecté au permis de conduire. Or, il résulte de l'instruction qu'à la date de ce stage, aucune décision de retrait de points n'avait été prise et que le permis de M. B était donc affecté de 12 points. Aucun point supplémentaire ne pouvait donc lui être attribué en raison de ce stage. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit donc être écarté, sans que M. B, qui a décidé de son propre chef de suivre un stage de récupération alors qu'aucun point n'avait été retiré de son permis, ne puisse utilement soutenir que l'administration aurait dû procéder plus tôt à ces retraits.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
P. A
La greffière
signé
M. E
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026