jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2008208 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | THERET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 16 novembre 2020 et 24 septembre 2021, M. C B, représenté par Me Theret, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations primitives d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013 et 2014, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la proposition de rectification est insuffisamment motivée, en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mai 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le moyen soulevé par M. B n'est pas fondé ;
- en tout état de cause, la quotité en litige doit être réduite du montant des intérêts de retard dégrevés à tort par la décision en date du 3 octobre 2018.
Par une ordonnance en date du 21 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 avril 2022.
Les parties ont été informées, par application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'erreur de catégorie d'imposition, le service ayant imposé à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, au titre des années 2013 et 2014, des sommes correspondant à des détournements de fonds réalisés par M. B, salarié non dirigeant de l'association Le Fennec.
Des observations, enregistrées le 22 décembre 2022, ont été présentées pour M. B sur le moyen relevé d'office.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les conclusions de M. Quint, rapporteur public,
Considérant ce qui suit :
1. M. B a fait l'objet d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle sur la période du 1er mars 2013 au 31 décembre 2014. Par proposition de rectification du 31 mars 2016, l'administration fiscale l'a informé de son intention d'imposer dans la catégorie de revenus de capitaux mobiliers au titre des années 2013 et 2014, sur le fondement des dispositions du c. de l'article 111 du code général des impôts, les sommes qu'il avait détournées au préjudice de l'association Le Fennec, dont il était salarié. M. B demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations primitives d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été en conséquence assujetti à l'issue de ce contrôle au titre des années 2013 et 2014, ainsi que des pénalités correspondantes.
Sur les conclusions à fin de décharge :
2. Aux termes de l'article 111 du code général des impôts : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / () / c. Les rémunérations et avantages occultes ".
3. Il résulte de l'instruction, et notamment de la proposition de rectification en date du 31 mars 2016, que M. B, qui exerçait les fonctions de comptable, avait la qualité de salarié de l'association Le Fennec, ne disposait pas de la signature sur les comptes bancaires de celle-ci et n'en était pas le dirigeant. Dans ces conditions, c'est à tort que le service vérificateur a qualifié de rémunérations et avantages occultes les fonds détournés par M. B au préjudice de l'association Le Fennec au cours des années 2013 et 2014 et les a en conséquence taxés entre ses mains à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus distribués, sur le fondement des dispositions précitées du c. de l'article 111 du code général des impôts. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner le moyen qu'il a soulevé au soutien de ses conclusions, M. B est fondé à demander la décharge des cotisations primitives d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013 et 2014, ainsi que des pénalités correspondantes.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État le versement à M. B de la somme qu'il demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : M. B est déchargé des cotisations primitives d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013 et 2014, ainsi que des pénalités correspondantes.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Dang, première conseillère,
- Mme Courtois, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
La rapporteure,
Signé
C. ALe président,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026