jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2008569 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL DETREZ-CAMBRAI AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 26 novembre 2020 et 7 mars 2022, Mme B A, représentée par Me Potié, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " à lui verser la somme de 3 168,29 euros à titre de rappel de rémunération, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date d'exigibilité du traitement ;
2°) de condamner l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " à lui verser la somme de 600 euros à titre de rappel de prime exceptionnelle versée aux agents particulièrement mobilisés pendant l'état d'urgence sanitaire ;
3°) de condamner l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " à lui verser la somme de 2 500 euros en réparation des préjudices subis en raison de la privation de rémunération à laquelle elle a été soumise ;
4°) d'enjoindre à la directrice par intérim de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles ", dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de lui remettre les justificatifs des sommes versées aux organismes sociaux à titre de cotisations sociales obligatoires afférentes à la part de traitement non versée et l'ensemble des documents de fin de contrat rectifiés et mentionnant la réalité du temps de service fait ;
5°) de mettre à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " la somme de 4 350 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- elle n'a pas signé la proposition d'avenant datée du 10 juin 2020, qui ne saurait ainsi produire un quelconque effet juridique à son égard ;
- en lui proposant une telle modification de son contrat, l'administration a méconnu les dispositions de l'article 39-4 du décret du 15 février 1988 ou, à défaut, celles de l'article 41-4 du décret du 6 février 1991 ;
- à défaut de démonstration d'une absence de service fait, elle a droit au paiement de la rémunération contractuellement prévue ;
- les vacations qu'elle effectue en qualité de médecin référent dans un autre établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes sont compatibles avec l'emploi qu'elle occupe au sein de l'établissement défendeur ;
- l'administration ne pouvait effectuer des retenues sur sa rémunération sans avoir préalablement émis un titre exécutoire ;
- elle remplit les conditions prévues par le décret du 12 juin 2020 pour bénéficier de la prime exceptionnelle versée aux agents particulièrement mobilisés pendant l'état d'urgence sanitaire ;
- elle a subi des préjudices moraux et financiers en raison de la privation de rémunération à laquelle elle a été soumise.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 janvier 2022 et 11 avril 2022, l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles ", représenté par Me Detrez-Cambrai, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme A le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable faute pour Mme A d'avoir mis en œuvre la procédure de conciliation préalable obligatoire prévue par l'article 21 de son contrat de travail ;
- la demande de communication d'un exemplaire original du contrat de travail de l'intéressée est dépourvue d'objet, ce document lui ayant été communiqué concomitamment au rejet de sa demande indemnitaire préalable ;
- en tout état de cause, les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 13 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 ;
- le décret n° 2020-711 du 12 juin 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemaire,
- et les conclusions de M. Quint, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été recrutée par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " en qualité de médecin coordonnateur par un contrat à durée indéterminée du 1er octobre 2018. Mme A, qui a démissionné et dont le contrat a pris fin le 31 juillet 2020, demande au tribunal de condamner cet établissement à lui verser diverses sommes auxquelles elle estime avoir droit et en réparation d'un préjudice qu'elle estime avoir subi.
Sur la fin de non-recevoir opposée par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " :
2. Aux termes de l'article D. 312-156 du code de l'action sociale et des familles : " Tout établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes relevant du I de l'article L. 312-1 doit se doter d'un médecin coordonnateur. / () ". Aux termes de l'article 21 du contrat de travail à durée indéterminée conclu le 1er octobre 2018 par Mme A avec l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " pour l'exercice des fonctions de médecin coordonnateur : " Conciliation et recours. / En cas de désaccord sur l'interprétation, l'exécution ou la résiliation du présent contrat les parties s'engagent, préalablement à toute action contentieuse, à soumettre leur différend à deux conciliateurs, l'un désigné par Madame B A parmi les membres du Conseil de l'Ordre, l'autre par la directrice au sein des organisations employeurs ou des associations de directeurs. / Ceux-ci s'efforceront de trouver une solution amiable dans un délai maximum de 3 mois, à compter de la désignation du premier des conciliateurs ".
3. Si le refus de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " de verser à Mme A les sommes qu'elle demande à titre de rappel de rémunération et de prime exceptionnelle, ainsi qu'en réparation d'un préjudice qu'elle estime avoir subi en raison d'une privation de rémunération, constitue un désaccord sur l'exécution du contrat de travail du 1er octobre 2018, les stipulations précitées de l'article 21 de ce contrat ne font pas obstacle par elles-mêmes à ce que l'intéressée saisisse directement le juge administratif de ce désaccord, sans l'avoir soumis au préalable à la procédure de conciliation qu'elles prévoient, en l'absence de dispositions législatives ou réglementaires prévoyant, dans cette hypothèse, l'irrecevabilité de la requête et, en tout état de cause, ces stipulations ne prévoyant pas davantage une telle irrecevabilité. La fin de non-recevoir opposée par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " et tirée de l'irrecevabilité de la requête en l'absence d'engagement préalable de cette procédure de conciliation doit dès lors être écartée.
Sur les conclusions à fin de condamnation :
En ce qui concerne les rappels de rémunération :
4. Aux termes de l'article D. 312-159 du code de l'action sociale et des familles : " Selon la forme juridique de l'établissement, et en fonction du temps de présence du praticien, la rémunération du médecin coordonnateur est fixée : / 1° Pour un établissement public, par référence, selon les cas, soit à la rémunération d'un praticien attaché ou d'un praticien hospitalier, soit à celle d'un médecin territorial hors classe ; / () ". Aux termes de l'article D. 312-159-1 de ce code : " Le médecin coordonnateur signe avec le représentant légal de l'établissement un contrat mentionnant notamment : / 1° Les modalités d'exercice de ses missions définies à l'article D. 312-158 et les moyens appropriés à la réalisation desdites missions au sein de l'établissement ; / 2° Le temps d'activité au titre de la coordination médicale et de l'organisation de la présence du médecin coordonnateur dans l'établissement. Une mention particulière est apportée lorsque le praticien intervient au sein de plusieurs établissements. Lorsque le médecin coordonnateur intervient en tant que médecin traitant au sein du même établissement, il signe le contrat mentionné à l'article R. 313-30-1 ; / 3° L'engagement du médecin coordonnateur qui ne remplirait pas les conditions de qualification pour exercer la fonction de médecin coordonnateur lors de son recrutement de satisfaire aux obligations de formation mentionnées à l'article D. 312-157 et les modalités de prise en charge financière des frais de formation par l'établissement ; / 4° L'encadrement des actes de prescription médicale auprès des résidents de l'établissement ".
5. Il résulte de l'instruction que, par un contrat à durée indéterminée du 29 septembre 2017, Mme A a été recrutée par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Lestrem en qualité de médecin coordonnateur pour une durée hebdomadaire de travail de dix-sept heures et trente minutes. Par le contrat du 1er octobre 2018, Mme A a été recrutée par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " en qualité de médecin coordonnateur pour une durée hebdomadaire de travail de quatorze heures, correspondant à 0,4 équivalent temps plein. Et par un contrat à durée déterminée du 28 février 2020, Mme A a été recrutée à compter du 1er mars 2020 par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes intercommunal de Flandre Intérieure en qualité de médecin référent pour une durée hebdomadaire de trois heures et trente minutes. À compter du 1er mars 2020, Mme A exerçait ainsi ses fonctions dans trois établissements distincts, pour une durée hebdomadaire de travail totale de trente-cinq heures. Il ne résulte pas de l'instruction qu'à compter de cette date, Mme A a exercé des fonctions dans d'autres établissements et qu'elle n'a pas exercé ses fonctions à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " à raison de la durée prévue par son contrat d'engagement, soit 0,4 équivalent temps plein. Dans ces conditions, Mme A est fondée à soutenir que c'est à tort que cet établissement lui a versé, pour la période de mars 2020 à juillet 2020, une rémunération correspondant à 0,3 équivalent temps plein et, par suite, à demander sa condamnation à lui verser une somme correspondant à la différence entre la rémunération à laquelle elle avait droit en application de son contrat de travail et celle qui lui a été versée au titre de cette période, dans la limite d'un montant de 3 168,29 euros. Il y a lieu de renvoyer Mme A devant l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " afin qu'il soit procédé à la liquidation de cette somme.
6. Mme A a droit aux intérêts au taux légal correspondant à la somme mentionnée au point précédent, et ce, à compter du 19 août 2020, date de réception de sa réclamation par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles ".
En ce qui concerne la prime exceptionnelle versée dans le cadre de l'épidémie de covid-19 :
7. Aux termes de l'article 1 du décret du 12 juin 2020 susvisé, relatif au versement d'une prime exceptionnelle aux personnels des établissements et services publics sociaux et médico-sociaux de la fonction publique hospitalière, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique de l'État dans le cadre de l'épidémie de covid-19 : " La prime exceptionnelle prévue à l'article 11 de la loi du 25 avril 2020 susvisée est versée dans les conditions fixées par le présent décret aux personnels ayant exercé leurs fonctions entre le 1er mars et le 30 avril 2020 ". Aux termes de l'article 5 de ce décret : " I. - Peuvent bénéficier de la prime exceptionnelle dans les conditions prévues par le présent décret les agents publics () qui ont exercé leurs fonctions de manière effective, y compris en télétravail, pendant la période de référence définie à l'article 1er dans les établissements ou services mentionnés aux articles 2 et 3 du présent décret. / II. - Par dérogation à l'article 1er du présent décret, les agents contractuels doivent avoir exercé leurs fonctions de manière effective au cours de la période définie au même article, pendant une durée, le cas échéant cumulée, d'au moins 30 jours calendaires équivalents à un temps plein ou complet. Pour l'application de l'alinéa précédent, peuvent bénéficier de la prime exceptionnelle les agents contractuels qui ont exercé dans plusieurs des établissements ou services mentionnés au I sans remplir dans chacun d'entre eux la condition de durée définie à cet alinéa, dès lors qu'ils attestent auprès de leur employeur principal avoir exercé dans ces établissements pendant une durée cumulée d'au moins 30 jours calendaires équivalents à un temps plein ou complet. / () ".
8. Il résulte de l'instruction qu'ainsi qu'il a été dit au point 5, entre le 1er mars 2020 et le 30 avril 2020, Mme A exerçait ses fonctions à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Lestrem pour une durée hebdomadaire de travail de dix-sept heures et trente minutes, à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " pour une durée hebdomadaire de travail de quatorze heures et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes intercommunal de Flandre Intérieure pour une durée hebdomadaire de trois heures et trente minutes. Dans ces conditions, alors que l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Lestrem était son employeur principal au sens de l'article 5 du décret du 12 juin 2020, elle n'est pas fondée à demander la condamnation de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " à lui verser, en application de ces dispositions, la prime exceptionnelle prévue à l'article 11 de la loi du 25 avril 2020 susvisée. Les conclusions à fin de condamnation présentée par Mme A sur ce fondement doivent dès lors être rejetées.
En ce qui concerne la réparation du préjudice subi :
9. Ainsi qu'il a été dit au point 5, l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " a versé à Mme A, au titre de la période de mars 2020 à juillet 2020, une rémunération correspondant à 0,3 équivalent temps plein, inférieure à celle qui lui était due en application de son contrat d'engagement signé le 1er octobre 2018. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral de Mme A résultant de cette faute en lui accordant une somme de 500 euros.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Le présent jugement n'implique pas nécessairement qu'il soit enjoint sous astreinte à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " de remettre à Mme A les justificatifs des sommes versées aux organismes sociaux à titre de cotisations sociales obligatoires afférentes à la part de traitement non versée et l'ensemble des documents de fin de contrat rectifiés et mentionnant la réalité du temps de service fait. Par suite et en tout état de cause, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " le versement à Mme A d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les dispositions de cet article font en revanche obstacle à ce que soit mis à la charge de la requérante, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, le versement à cet établissement de la somme qu'il demande au titre des frais qu'il a exposés.
DÉCIDE :
Article 1er : L'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " versera à Mme A, dans la limite d'un montant de 3 168,29 euros, une somme à titre de rappel de rémunération, calculée selon les modalités décrites au point 5 du présent jugement, avec intérêts au taux légal à compter du 19 août 2020.
Article 2 : L'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " versera à Mme A une somme de 500 euros en réparation du préjudice moral subi.
Article 3 : L'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Les Charmilles ".
Délibéré après l'audience du 15 mai 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Bergerat, première conseillère,
- Mme Courtois, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
S. BERGERATLe président-rapporteur,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026