LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2101085

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2101085

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2101085
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantCABINET BREUVART AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 février 2021 et le 20 décembre 2021, M. B A, représenté par Me Breuvart, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013, 2014 et 2015, ainsi que des prélèvements sociaux et pénalités correspondants ;

2°) de condamner l'Etat aux dépens ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les documents qu'il a remis à l'administration dans le cadre du contrôle dont il a fait l'objet ne lui ont pas été restitués avant la notification de la proposition de rectification.

Par des mémoires en défense enregistrés le 16 août 2021 et le 10 février 2022, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que le moyen soulevé par M. A n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Barre,

- les conclusions de Mme Dang, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a fait l'objet d'un contrôle sur pièces de ses déclarations de revenus des années 2013, 2014 et 2015. Le pôle de contrôle des revenus et du patrimoine de Saint-Omer lui a adressé une demande de renseignements n°754 datée du 19 août 2016 afin qu'il produise des justificatifs en matière de pensions alimentaires, de réductions d'impôt et de revenus fonciers. Le 20 septembre 2016, l'intéressé a remis au service, en mains propres, une partie des documents sollicités. Par une proposition de rectification n° 2120 du 22 décembre 2016, notifiée le 24 décembre suivant, le service a présenté au contribuable des rehaussements en matière de revenus de capitaux mobiliers déclarés au titre des années 2013 et 2014, de pensions alimentaires déclarées au titre des années 2013, 2014 et 2015, de crédit d'impôt pour dépenses environnementales déclaré au titre des années 2014 et 2015 et de revenus fonciers déclarés au titre des années 2013, 2014 et 2015 pour deux immeubles situés respectivement à Saint-Omer (62) et à Aire-sur-la-Lys (62). La réponse aux observations du contribuable n°3926 du 17 août 2017 a maintenu partiellement ces rehaussements. Des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ont été mises en recouvrement le 30 avril 2018. Par un message électronique du 6 mars 2018, M. A a sollicité la remise des pièces qu'il avait apportées au service. Par une réclamation du 14 juin 2018, restée sans réponse, M. A a contesté les impositions supplémentaires mises à sa charge. M. A demande au tribunal de prononcer la décharge de ces impositions.

Sur les conclusions à fin de décharge :

2. Aux termes de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales : " En vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu, l'administration peut demander au contribuable des éclaircissements. Elle peut, en outre, lui demander des justifications au sujet de sa situation et de ses charges de famille, des charges retranchées du revenu net global ou ouvrant droit à une réduction d'impôt sur le revenu en application des articles 156 et 199 septies du code général des impôts, ainsi que des avoirs ou revenus d'avoirs à l'étranger. / L'administration peut demander au contribuable des justifications sur tous les éléments servant de base à la détermination du revenu foncier tels qu'ils sont définis aux articles 28 à 33 quinquies du code général des impôts ainsi que des gains de cession de valeurs mobilières ou de droits sociaux tels qu'ils sont définis aux articles 150-0 A à 150-0 E du même code et des plus-values telles qu'elles sont définies aux articles 150 U à 150 VH du même code. / Elle peut également lui demander des justifications lorsqu'elle a réuni des éléments permettant d'établir que le contribuable peut avoir des revenus plus importants que ceux qu'il a déclarés () ". Il résulte des dispositions précitées que l'administration peut, sur le fondement de celles-ci, demander soit des éclaircissements, c'est-à-dire des commentaires ou informations qui ne peuvent légalement qu'être relatifs à des mentions portées dans les déclarations de revenus souscrites par le contribuable, soit des justifications, c'est-à-dire la production de documents qui ne peuvent légalement concerner que les points limitativement énumérés aux deux premiers alinéas de l'article L. 16, et ne sauraient être exigés sur d'autres points que dans le cas où l'administration a réuni des éléments permettant d'établir que le contribuable peut avoir des revenus plus importants que ceux qu'il a déclarés.

3. Il résulte de l'instruction, d'une part, que l'administration a réintégré dans le revenu imposable de M. A des revenus de capitaux mobiliers, des pensions alimentaires, des intérêts d'emprunt déduits par l'intéressé au titre des revenus fonciers 2013 et 2015, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères afférente à un immeuble situé à Saint-Omer (62) déduite par le requérant de ses revenus fonciers au titre de l'année 2014, la taxe foncière afférente à un immeuble situé à Aire-sur-la-Lys déduite par M. A de ses revenus fonciers au titre des années 2013 et 2014, le crédit d'impôt afférent aux dépenses environnementales déclarées au titre des années 2014 et 2015, la taxe foncière afférente à l'immeuble situé à Saint-Omer déduite aux titres des années 2013 à 2015, les dépenses de travaux sur ces mêmes immeubles sur cette même période, les intérêts d'emprunt déduits des revenus fonciers de l'année 2014, ainsi que les frais d'administration et de gestion déclarés au titre des années 2014 et 2015. D'autre part, il est constant que, dans le cadre d'un contrôle dont il a fait l'objet, M. A a remis au service, le 20 septembre 2016, des documents relatifs à ses revenus, qui ne lui ont été restitués que le 16 février 2021, postérieurement à la notification du redressement contesté. Toutefois, il résulte également de l'instruction que ces documents ont servis de fondement aux seuls rehaussements afférents à la reprise de crédit d'impôt pour dépenses environnementales au titre des années 2014 et 2015, à la réintégration du montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties afférente à l'immeuble situé à Saint-Omer déduit aux titres des années 2013 à 2015, à la réintégration des dépenses de travaux sur ces mêmes immeubles sur cette même période, à la réintégration des intérêts d'emprunt déduits des revenus fonciers de l'année 2014 et à la réintégration des frais d'administration et de gestion déclarés au titre des années 2014 et 2015, les autres chefs de redressement étant uniquement fondés sur, alternativement, l'absence de production des pièces justificatives sollicitées par l'administration ou des documents antérieurement détenus par le service. Dans ces conditions, M. A, qui n'a été privé de la possibilité de contester utilement le redressement qui lui a été notifié que s'agissant des chefs de redressement fondés sur les documents non-restitués, est seulement fondé à demander la réduction des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013, 2014 et 2015, ainsi que des prélèvements sociaux et pénalités correspondants, qu'à concurrence de ce qui résulte de la reprise de crédit d'impôt pour dépenses environnementales au titre des années 2014 et 2015, à la réintégration du montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties afférente à l'immeuble situé à Saint-Omer déduit aux titres des années 2013 à 2015, à la réintégration des dépenses de travaux sur ces mêmes immeubles sur cette même période, à la réintégration des intérêts d'emprunt déduits des revenus fonciers de l'année 2014 et à la réintégration des frais d'administration et de gestion déclarés au titre des années 2014 et 2015.

Sur les frais liés au litige :

4. En l'absence de dépens de l'instance, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est déchargé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013, 2014 et 2015, ainsi que des prélèvements sociaux et pénalités correspondants, à concurrence de ce qui résulte de la reprise de crédit d'impôt pour dépenses environnementales déclaré au titre des années 2014 et 2015, à la réintégration du montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties afférente à l'immeuble situé à Saint-Omer déduit aux titres des années 2013 à 2015, à la réintégration des dépenses de travaux sur ces mêmes immeubles sur cette même période, à la réintégration des intérêts d'emprunt déduits des revenus fonciers de l'année 2014 et à la réintégration des frais d'administration et de gestion déclarés au titre des années 2014 et 2015.

Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Paganel, président,

Mme Célino, première conseillère,

Mme Barre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.

La rapporteure,

Signé

C. BARRE

Le président,

Signé

M. PAGANEL La greffière,

Signé

A. BEGUE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions