mardi 23 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2101651 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LEUPE VERHOEVEN DHORNE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 4 mars 2021, 7 août et 7 septembre 2023, la commune de Loon-Plage, représentée par Me Robert, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner solidairement la SELARL Jérôme Allais en sa qualité de mandataire liquidateur de la SARL Green Concept, la SELARL Ruffin Mandataires et associés en sa qualité de mandataire de la SARL Etablissements Savreux, la SARL Atelier Nervures, la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais et la SARL Les Fontainiers de Paris et in solidum la SARL Hydratec et la SASU Littoral Espaces Verts à lui verser la somme totale de 434 219, 01 euros en réparation de son préjudice subi ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la SARL Green Concept, de la SARL Atelier Nervures, de la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais, de la SARL Les Fontainiers de Paris, de la SARL Hydratec et de la SASU Littoral Espaces Verts la somme de 8 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le maire est compétent pour ester en justice ;
- la responsabilité décennale de la SARL Green Concept, de la SARL Atelier Nervures, de la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais, de la SARL Les Fontainiers de Paris, de la SARL Etablissements Savreux de la SARL Hydratec et de la SASU Littoral Espaces Verts doit être engagée conformément au rapport d'expertise ;
- elle a subi un préjudice de 434 219, 01 euros comme l'a évalué l'expert ;
- la somme de 434 219, 01 euros doit être répartie selon les deux groupements solidaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2021, la SARL Green Concept, représentée par Me Khayat, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'elle soit condamnée à payer la somme de 22 275, 66 euros à la commune de Loon-Plage et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge solidaire de la commune de Loon-Plage et des autres parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle fait valoir que :
- les deux désordres identifiés par l'expert ne sont pas de sa responsabilité ;
- seul le dysfonctionnement du bio-filtre est susceptible d'engager sa responsabilité à hauteur de 22 275, 66 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 février 2022 et 18 juillet 2023, la SARL Hydratec, représentée par Me Vacheron, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que soient condamnées la SARL Atelier Nervures, la SELARL Ruffin Mandataires et associés en sa qualité de mandataire de la SARL Etablissements Savreux, la SARL Les Fontainiers de Paris, la SASU Littoral Espaces Verts, la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais, la SELARL Jérôme Allais en sa qualité de mandataire liquidateur de la SARL Green Concept et la SARL Green Concept à la relever et garantir de toutes les condamnations qui pourraient être prononcées contre elle et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la commune de Loon-Plage au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- sa responsabilité ne saurait être engagée, dès lors qu'elle n'est pas à l'origine des travaux qui sont la cause des désordres ;
- son appel en garantie est fondé, dès lors que la responsabilité des différentes sociétés appelées en garantie a été reconnue par l'expert ;
- le chiffrage des préjudices par l'expert est erroné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2023, la SARL Atelier Nervures, représentée par Me Houyez, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que soient condamnées la SARL Green Concept, la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais, la SARL Les Fontainiers de Paris, la SARL Hydratec et la SASU Littoral Espaces Verts à la garantir et relever indemne de toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la commune de Loon-Plage ou, à défaut, de toute partie succombante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les désordres ne peuvent lui être imputés ;
- le groupement de maîtrise d'œuvre n'était pas solidaire ;
- le chiffrage des préjudices par l'expert n'est pas justifié et est erroné ;
- son appel en garantie contre les autres membres du groupement de maîtrise d'œuvre et contre les autres intervenants au marché est fondé, dès lors que le rapport d'expertise a retenu leur responsabilité dans l'origine des désordres.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2023, la SASU Littoral Espaces Verts, représentée par Me Ferrand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la commune de Loon-Plage au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors qu'il n'est pas établi que le maire avait compétence pour ester en justice ;
- sa responsabilité ne peut être recherchée pour les deux désordres relevés par l'expert.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2023, la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais, représentée par Me Papiachvili, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que soient condamnées la SARL Green Concept, la SARL Hydratec, la SARL Atelier Nervures, la SARL Les Fontainiers de Paris et la SASU Littoral Espaces Verts à la garantir et relever indemne de toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la commune de Loon-Plage au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle fait valoir que :
- le désordre étant visible au moment de la réception de l'ouvrage et en l'absence de réserve de la part de la commune de Loon-Plage, la commune ne peut engager une action en responsabilité sur le fondement de la garantie décennale ;
- elle n'a pas commis de faute ;
- sa responsabilité ne saurait être solidaire avec celle des autres intervenants.
Par un courrier du 7 septembre 2023, les parties ont été invitées à produire, dans le délai d'un mois, un mémoire récapitulatif, en application du deuxième alinéa de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, reprenant les conclusions et les moyens qu'elles entendaient, à l'issue de l'instruction, soumettre au tribunal et ont été informées que les conclusions et moyens qui ne seraient pas repris dans le mémoire récapitulatif seraient réputés abandonnés et qu'à défaut de production du mémoire récapitulatif dans le délai imparti, elles seraient réputées s'être désistées de leur requête ou de leurs conclusions incidentes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2023, la SELARL Jérôme Allais en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL Green Concept, représentée par Me Leupe, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que la créance de la commune au passif de la SARL Green Concept soit limitée à la somme de 22 275, 66 euros et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge solidaire de la commune de Loon-Plage et des autres parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle fait valoir que :
- les deux désordres identifiés par l'expert ne sont pas de sa responsabilité ;
- seul le dysfonctionnement du bio-filtre est susceptible d'engager sa responsabilité à hauteur de 22 275, 66 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 octobre 2023, la SARL Hydratec, représentée par Me Vacheron, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que soient condamnées la SARL Atelier Nervures, la SELARL Ruffin Mandataires et associés en sa qualité de mandataire de la SARL Etablissements Savreux, la SARL Les Fontainiers de Paris, la SASU Littoral Espaces Verts, la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais, la SELARL Jérôme Allais en sa qualité de mandataire liquidateur de la SARL Green Concept et la SARL Green Concept à la relever et garantir de toutes les condamnations qui pourraient être prononcées contre elle et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la commune de Loon-Plage au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- sa responsabilité ne saurait être engagée, dès lors qu'elle n'est pas à l'origine des travaux qui sont la cause des désordres ;
- sa responsabilité solidaire ne peut pas non plus être engagée, dès lors que seule la SARL Etablissements Savreux a participé aux travaux à l'origine du désordre ;
- son appel en garantie est fondé, dès lors que la responsabilité des différentes sociétés appelées en garantie a été reconnue par l'expert ;
- le chiffrage des préjudices par l'expert est erroné.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 et 9 octobre 2023, la SASU Littoral Espaces Verts, représentée par Me Ferrand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la commune de Loon-Plage au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors qu'il n'est pas établi que le maire avait compétence pour ester en justice ;
- sa responsabilité ne peut être recherchée pour les deux désordres relevés par l'expert, dès lors qu'aucune faute ne peut lui être reprochée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2023, la SARL Atelier Nervures, représentée par Me Houyez, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que soient condamnées la SARL Green Concept, la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais, la SARL Les Fontainiers de Paris, la SARL Hydratec, la SARL Etablissements Savreux et la SASU Littoral Espaces Verts à la garantir et relever indemne de toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la commune de Loon-Plage ou, à défaut, de toute partie succombante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les désordres ne peuvent lui être imputés ;
- le groupement de maîtrise d'œuvre n'était pas solidaire ;
- le chiffrage des préjudices par l'expert n'est pas justifié et est erroné ;
- son appel en garantie est fondé contre les autres membres du groupement de maîtrise d'œuvre et contre les autres intervenants au marché, dès lors que le rapport d'expertise a retenu leur responsabilité dans l'origine des désordres.
Un mémoire produit par la commune de Loon-Plage a été enregistré le 19 octobre 2023 et non communiqué.
La clôture de l'instruction a été fixée au 20 octobre 2023 par une ordonnance du 7 septembre 2023.
La requête a été communiqué à la SARL Les Fontainiers de Paris et à la SELARL Ruffin Mandataires et associés en sa qualité de mandataire de la SARL Etablissements Savreux qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu :
- l'ordonnance n° 1700549 du 6 avril 2017 par laquelle le président du tribunal a ordonné une expertise et désigné M. A en qualité d'expert ;
- l'ordonnance n° 1700549 du 24 octobre 2017 par laquelle le président du tribunal a étendu les opérations d'expertise à la compagnie Axa France IARD ;
- le rapport d'expertise déposé au greffe du tribunal le 27 mars 2019 ;
- l'ordonnance du 11 juin 2019 taxant les frais de l'expertise à la somme de 27 205,34 euros ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemée,
- les conclusions de M. Even, rapporteur public,
- et les observations de Me Robert représentant la commune de Loon-Plage, celles de Me Bourel, substituant Me Houyez, représentant la SARL Atelier Nervures et celles de Me Ferrand représentant la SASU Littoral Espaces Verts.
Une note en délibéré, présentée par la commune de Loon-Plage, a été enregistrée le 22 décembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Loon-Plage a décidé la construction d'une aire de baignade biologique. La maîtrise d'œuvre a été confiée à un groupement solidaire composé de la SARL Green Concept, de la SARL Atelier Nervures, de la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais et de SARL Les Fontainiers de Paris. Le lot unique du marché a été attribué à la SARL Etablissements Savreux, mandataire du groupement solidaire composé d'elle-même et de la SARL Hydratec. Après réception de l'ouvrage, un contrat de maintenance, de nettoyage et d'entretien de la baignade a été attribué à la SASU Littoral Espaces Verts. Des désordres sont apparus au mois de septembre 2016 en raison d'une baisse anormale et rapide des eaux de baignade due à une fuite d'eau. Par une ordonnance du 6 avril 2017, M. A a été désigné en qualité d'expert afin de déterminer les causes et les origines de ces désordres. Le rapport de M. A a été déposé le 20 mars 2019. La commune de Loon-Plage demande au tribunal de condamner solidairement la SARL Green Concept, la SARL Atelier Nervures, la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais et la SARL Les Fontainiers de Paris et in solidum la SARL Hydratec et la SASU Littoral Espaces Verts à lui verser la somme totale de 434 219, 01 euros en réparation de son préjudice subi.
Sur la requête de la commune de Loon-Plage :
2. Aux termes de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative : " Le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction peut demander à l'une des parties de reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours, en l'informant que, si elle donne suite à cette invitation, les conclusions et moyens non repris seront réputés abandonnés. En cause d'appel, il peut être demandé à la partie de reprendre également les conclusions et moyens présentés en première instance qu'elle entend maintenir. / Le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction peut en outre fixer un délai, qui ne peut être inférieur à un mois, à l'issue duquel, à défaut d'avoir produit le mémoire récapitulatif mentionné à l'alinéa précédent, la partie est réputée s'être désistée de sa requête ou de ses conclusions incidentes. La demande de production d'un mémoire récapitulatif informe la partie des conséquences du non-respect du délai fixé. ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. () ".
3. La commune de Loon-Plage a été invitée par le tribunal, par lettre notifiée à son conseil par l'intermédiaire de l'application informatique Télérecours le 7 septembre 2023, à produire un mémoire récapitulatif dans un délai d'un mois, faute de quoi, elle serait réputée s'être désistée de sa requête. Le conseil de la commune de Loon-Plage a accusé réception de cette demande le 11 septembre 2023. Le délai d'un mois qui a été imparti à la requérante est venu à expiration sans qu'un mémoire récapitulatif soit produit. Le mémoire produit par la commune de Loon-Plage antérieurement à la demande de production d'un mémoire récapitulatif ne peut être regardé comme un mémoire récapitulatif au sens des dispositions précitées de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, en l'absence de demande du tribunal en ce sens, et ne rend donc pas sans objet la demande postérieure de production d'un mémoire récapitulatif. Au demeurant, le mémoire récapitulatif produit par la commune de Loon-Plage le 19 octobre 2023, soit postérieurement à l'expiration du délai d'un mois pour produire un tel mémoire, n'est qu'un simple copier-coller du mémoire enregistré le 7 août 2023, comme l'a indiqué son conseil à l'audience, ce qui ne peut être regardé, dès lors, comme une circonstance particulière justifiant de ne pas donner acte de son désistement, alors même que la clôture de l'instruction a été fixée à une date postérieure à celle de l'expiration du délai pour produire un mémoire récapitulatif. Dans ces conditions, la commune de Loon-Plage doit, en vertu des dispositions précitées de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, être réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête.
Sur les conclusions incidentes de la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais :
4. La SAS Verdi Nord Pas-de-Calais a été invitée par le tribunal, par lettre notifiée à son conseil par l'intermédiaire de l'application informatique Télérecours le 7 septembre 2023, à produire un mémoire récapitulatif dans un délai d'un mois, faute de quoi, elle serait réputée s'être désistée de ses conclusions incidentes. Le conseil de la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais ayant accusé réception de cette demande le 16 octobre 2023, il doit être réputé avoir reçu communication le 11 septembre 2023, en application des dispositions précitées de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative. Le délai d'un mois qui a été imparti à cette partie est venu à expiration sans qu'un mémoire récapitulatif ne soit produit. Dans ces conditions, la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais doit, en vertu des dispositions précitées de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, être réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions incidentes.
Sur les conclusions incidentes de la SELARL Jérôme Allais en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL Green Concept, de la SARL Hydratec et de la SARL Atelier Nervures :
5. En l'absence de toute condamnation prononcée par le présent jugement, les conclusions incidentes présentées par la SELARL Jérôme Allais en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL Green Concept, par la SARL Hydratec et par la SARL Atelier Nervures doivent être rejetées.
Sur les dépens :
6. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".
7. Les frais d'expertise ont été liquidés et taxés à la somme de 27 205, 34 euros par une ordonnance du magistrat désigné de ce tribunal du 11 juin 2019. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de les mettre à la charge définitive de la commune de Loon-Plage au titre des dépens de l'instance.
Sur les frais liés au litige :
8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Loon-Plage la somme demandée par la SELARL Jérôme Allais en sa qualité de liquidateur judiciaire de la SARL Green Concept, par la SARL Hydratec, par la SASU Littoral Espaces Verts et par la SARL Atelier Nervures au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la commune de Loon-Plage.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions incidentes présentées par la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais.
Article 3 : Les frais d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 27 205,34 euros, sont mis à la charge définitive de la commune de Loon-Plage.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Loon-Plage, à la SARL Atelier Nervures, à la SAS Verdi Nord Pas-de-Calais, à la SARL Les Fontainiers de Paris, à la SARL Hydratec, à la SASU Littoral Espaces Verts, à la SELARL Ruffin Mandataires et associés en sa qualité de mandataire de la SARL Etablissements Savreux et à la SELARL Jérôme Allais en sa qualité de mandataire liquidateur de la SARL Green Concept.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Fabre, président,
Mme Monteil, première conseillère,
M. Lemée, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. LEMÉE
Le président,
Signé
X. FABRE
Le greffier,
Signé
A. DEWIÈRE
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026