LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2101895

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2101895

mardi 21 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2101895
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL DETREZ-CAMBRAI AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 mars 2021 et 24 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Detrez-Cambrai, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 août 2020 par lequel la maire d'Hélesmes a fixé le montant annuel de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise à 12 000 euros ;

2°) d'annuler la décision implicite du 13 janvier 2021 par laquelle la maire d'Hélesmes a rejeté son recours gracieux ;

3°) d'enjoindre à la commune d'Hélesmes de régulariser sa situation à compter du 1er octobre 2020 en lui versant les sommes dont il a été privé, soit 1 083,33 euros par mois, augmentées des intérêts au taux légal et de leur capitalisation ;

4°) de mettre à la charge de cette commune la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête n'est pas tardive ;

- les conclusions tendant au versement des sommes qu'il aurait dû percevoir ont fait l'objet d'une demande préalable le 12 novembre 2020 ;

- l'arrêté du 20 août 2020 est entaché d'une erreur de droit dès lors que la modification de son régime indemnitaire ne remplissait pas les conditions posées à l'article 3 du décret n° 2014-513 ;

- la commune n'a pas, à l'occasion de cet arrêté, porté d'appréciation sur sa manière de servir et n'établit au demeurant pas ses allégations tenant à une dégradation de celle-ci ;

- cet arrêté ne peut être regardé comme portant abrogation de l'arrêté du 1er mars 2017.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 juin et 10 août 2023, la commune d'Hélesmes, représentée par Me Fréger, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 20 août 2020 sont tardives ;

- les conclusions tendant au versement d'une somme d'argent, en ce compris le versement des intérêts avec anatocisme, sont irrecevables dès lors qu'elles constituent une injonction à titre principal et qu'elles n'ont pas fait l'objet d'une liaison préalable du contentieux ;

- les moyens soulevés dans la requête sont infondés.

La clôture d'instruction a été fixée au 4 septembre 2023 par une ordonnance du 18 août 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 ;

- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Piou,

- les conclusions de Mme Allart, rapporteure publique,

- et les observations de Me Fréger, représentant la commune d'Hélesmes.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a été recruté en qualité de directeur général des services au sein de la commune d'Hélesmes à compter du 1er avril 2002. A la suite de la mise en place du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP), il s'est vu notifier un arrêté du maire du 1er mars 2017 fixant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise à 25 000 euros par an. Par un nouvel arrêté du 20 août 2020, la maire de cette commune a décidé de ramener le montant de cette indemnité à la somme de 12 000 euros par an à compter du 1er octobre 2020. Par un courrier reçu le 13 novembre 2020, M B a sollicité le retrait de cet arrêté, demande implicitement rejetée le 13 janvier 2021. Par la présente requête, l'intéressé demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 20 août 2020 ainsi que la décision du 13 janvier suivant portant rejet de son recours administratif.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / Le délai prévu au premier alinéa n'est pas applicable à la contestation des mesures prises pour l'exécution d'un contrat ".

3. En premier lieu, il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé.

4. La seule production par la commune d'Hélesmes d'une attestation d'une agente municipale établie le 14 juin 2023 indiquant avoir vainement tenté de notifier à M. B l'arrêté litigieux le 20 août 2020, lequel aurait alors refusé de signer, ne suffit pas, en l'absence de tout élément de nature à corroborer cette version des faits, à établir une date certaine de notification. Il ressort en revanche des pièces du dossier que l'arrêté a été transmis par voie postale, accompagné d'un courrier du 14 septembre 2020 et posté le 15 septembre 2020. Il en résulte que le recours gracieux reçu par la commune le 13 novembre suivant, soit nécessairement dans le délai de recours de deux mois suivant la réception de l'arrêté, a été de nature à proroger le délai de recours contentieux. Ce recours gracieux a été implicitement rejeté le 13 janvier 2021. Par suite, la requête introduite le lundi 15 mars 2021 n'était pas tardive. La fin de non-recevoir opposée par la commune doit, dès lors, être écartée.

5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a, par son courrier reçu le 13 novembre 2020, sollicité le versement de la part de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise dont il estimait avoir été privé, assortie des intérêts et de leur capitalisation. Cette seconde fin de non-recevoir, tirée de l'absence demande préalable, doit par suite, en tout état de cause, être écartée.

6. En troisième lieu, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. B sont l'accessoire de ses conclusions à fin d'annulation. La troisième fin de non-recevoir opposée par la commune, tirée de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'injonction présentées à titre principale, doit, par suite, également être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

7. D'une part, aux termes de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 portant disposition statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa version alors en vigueur : " Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics fixent les régimes indemnitaires, dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat. / Ces régimes indemnitaires peuvent tenir compte des conditions d'exercice des fonctions, de l'engagement professionnel et, le cas échéant, des résultats collectifs du service. / Lorsque les services de l'Etat servant de référence bénéficient d'une indemnité servie en deux parts, l'organe délibérant détermine les plafonds applicables à chacune de ces parts et en fixe les critères, sans que la somme des deux parts dépasse le plafond global des primes octroyées aux agents de l'Etat () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 6 septembre 1991 pris pour l'application du premier alinéa de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " I.- Le régime indemnitaire fixé par les assemblées délibérantes des collectivités territoriales et les conseils d'administration de leurs établissements publics pour les différentes catégories de fonctionnaires territoriaux ne doit pas être plus favorable que celui dont bénéficient les fonctionnaires de l'Etat exerçant des fonctions équivalentes () ". Et, aux termes de l'article 2 de ce décret : " L'assemblée délibérante de la collectivité ou le conseil d'administration de l'établissement fixe, dans les limites prévues à l'article 1er, la nature, les conditions d'attribution et le taux moyen des indemnités applicables aux fonctionnaires de ces collectivités ou établissements ". Il résulte des dispositions de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 et du décret du 6 septembre 1991 qu'il revient à l'assemblée délibérante de chaque collectivité territoriale de fixer elle-même la nature, les conditions d'attribution et le taux moyen des indemnités bénéficiant aux fonctionnaires de la collectivité, sans que le régime ainsi institué puisse être plus favorable que celui dont bénéficient les fonctionnaires de l'Etat d'un grade et d'un corps équivalents au grade et au cadre d'emplois de ces fonctionnaires territoriaux.

8. Aux termes de l'article 2 du décret du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et l'engagement professionnel dans la fonction publique d'Etat : " Le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise est fixé selon le niveau de responsabilité et d'expertise requis dans l'exercice des fonctions. / Les fonctions occupées par les fonctionnaires d'un même corps ou statut d'emploi sont réparties au sein de différents groupes au regard des critères professionnels suivants : / 1° Fonctions d'encadrement, de coordination, de pilotage ou de conception ; / 2° Technicité, expertise, expérience ou qualification nécessaire à l'exercice des fonctions ; / 3° Sujétions particulières ou degré d'exposition du poste au regard de son environnement professionnel. / Le nombre de groupes de fonctions est fixé pour chaque corps ou statut d'emploi par arrêté du ministre chargé de la fonction publique et du ministre chargé du budget et, le cas échéant, du ministre intéressé. / Ce même arrêté fixe les montants minimaux par grade et statut d'emplois, les montants maximaux afférents à chaque groupe de fonctions et les montants maximaux applicables aux agents logés par nécessité de service. / Le versement de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise est mensuel ". Et aux termes de son article 3 : " Le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise fait l'objet d'un réexamen : / 1° En cas de changement de fonctions ; / 2° Au moins tous les quatre ans, en l'absence de changement de fonctions et au vu de l'expérience acquise par l'agent ; / 3° En cas de changement de grade à la suite d'une promotion ". Aux termes de la délibération du conseil municipal d'Hélesmes du 17 mars 2017 portant modification de la délibération relative à la mise en place du RIFSEEP : " La part fonctionnelle fixée par l'autorité territoriale peut varier selon le niveau de responsabilités, le niveau d'expertise ou les sujétions auxquelles les agents sont confrontés dans l'exercice de leurs missions. Le montant individuel dépend du rattachement de l'emploi occupé par un agent à l'un des groupes fonctionnels (). Ce montant fait l'objet d'un réexamen : / en cas de changement de fonctions ou d'emploi ; / en cas de changement de grade ou de cadre d'emplois à la suite d'une promotion, d'un avancement de grade ou de la nomination suite à la réussite d'un concours ; / au moins tous les quatre ans en fonction de l'expérience acquise par l'agent () ".

9. D'autre part, aux termes de l'article L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () l'administration peut, sans condition de délai : / 1° Abroger une décision créatrice de droits dont le maintien est subordonné à une condition qui n'est plus remplie () ".

10. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 1er mars 2017, le maire d'Hélesmes a fixé le montant individuel de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise de M. B à la somme de 25 000 euros par an. Un tel arrêté, qui a créé des droits au profit de l'intéressé, ne constitue pas une décision conditionnelle, susceptible de faire l'objet d'une abrogation dans les conditions prévues à l'article L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, la manière de servir de l'agent est sans incidence sur le montant de cette indemnité, qui tient compte uniquement du niveau de responsabilité et d'expertise requis dans l'exercice des fonctions. Il n'est en outre pas contesté que l'intéressé n'a ni changé de fonction ou d'emploi, ni de grade ou de cadre d'emploi. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que les sujétions induites par le poste occupé par M. B auraient été limitées ou réduites dans des proportions de nature à justifier une baisse du montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise. Dans ces conditions, la maire d'Hélesmes ne pouvait légalement réduire le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise attribuée à l'intéressé. Le requérant est, par suite, fondé à soutenir que l'arrêté du 20 août 2020 est entaché d'une erreur de droit.

11. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 20 août 2020 en litige doit être annulé ainsi que, par voie de conséquence, la décision implicite du 13 janvier 2021 portant rejet du recours gracieux présenté par M. B.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / () ".

13. Le présent jugement implique nécessairement que la commune d'Hélesmes régularise la situation administrative de M. B et qu'elle lui verse les sommes dont il a été irrégulièrement privé à compter du 1er octobre 2020. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

14. Par ailleurs, l'intéressé a droit, ainsi qu'il le demande, aux intérêts au taux légal à compter du 13 novembre 2020, date de réception par la commune d'Hélesmes de sa demande de paiement.

15. La capitalisation des intérêts a été demandée dès le 13 novembre 2020. A cette date, il n'était pas dû une année d'intérêts. En ce cas, cette demande ne prend effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. Il y a, par suite, lieu de faire droit à la demande du requérant présentée à ce titre à compter du 13 novembre 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les frais liés au litige :

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Hélesmes une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens. En revanche, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. B, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune d'Hélesmes la somme qu'elle réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté de la maire d'Hélesmes du 20 août 2020 fixant le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise de M. B est annulé.

Article 2 : La décision implicite du 13 janvier 2021 par laquelle la maire d'Hélesme a rejeté le recours gracieux présenté par M. B est annulée.

Article 3 : Il est enjoint à la commune d'Hélesmes de régulariser la situation de M. B et de lui verser les sommes dont il a été privé au titre de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise à compter du 1er octobre 2020, assorties des intérêts au taux légal à compter du 13 novembre 2020. Les intérêts échus à la date du 13 novembre 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 4 : La commune d'Hélesmes versera à M. B une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Les conclusions de la commune d'Hélesmes présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune d'Hélesmes.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Leguin, présidente,

M. Borget, premier conseiller,

Mme Piou, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.

La rapporteure,

Signé

C. PIOU

La présidente,

Signé

A-M. LEGUINLa greffière,

Signé

C. CALIN

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions