mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2101901 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | ERNST & YOUNG, SOCIETE D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 mars 2021, 6 novembre 2023 et 5 février 2024, l'association Comité d'organisation Foire Corso, représentée par Me Troussière, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la demande de paiement du 18 janvier 2021 émise par le centre des finances publiques d'Hautmont à son encontre ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler l'ordre de reversement du 11 janvier 2021 émis par le maire de la commune d'Hautmont pour un montant de 90 000 euros à son encontre et l'ordre de reversement du même jour émis par le maire de la commune d'Hautmont pour un montant de 110 000 euros à son encontre ;
3°) de prononcer la décharge totale de la somme de 200 000 euros ;
4°) de mettre à la charge de la commune d'Hautmont la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la demande de paiement :
- elle est entachée d'incompétence de son émetteur ;
- elle est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle ne comporte aucune mention permettant d'identifier son auteur ;
- elle est entachée d'un vice de forme dès lors que les bases de liquidation de la créance ne sont pas indiquées ;
- elle ne présente pas de caractère exécutoire ;
- la créance n'est pas fondée dès lors que la subvention versée a été utilisée pour la réalisation des fêtes " Hautmont Belle Ile " et " Hautmont Capitale de Noël " par l'association Tour des Sites ;
En ce qui concerne les ordres de reversement :
- ils n'ont pas été notifiés au débiteur en méconnaissance des dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- ils sont entachés d'un vice de forme dès lors que les bases de liquidation de la créance ne sont pas indiquées ;
- la créance n'est pas fondée dès lors que la subvention versée a été utilisée pour la réalisation des fêtes " Hautmont Belle Ile " et " Hautmont Capitale de Noël " par l'association Tour des Sites.
Par des mémoires en défense et des pièces, enregistrés les 5 octobre 2021, 4 janvier 2024 et 22 février 2024, non communiquées, la commune d'Hautmont, représentée par Me Pinot, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de l'association Comité d'organisation Foire Corso au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens de légalité externe dirigés contre la demande de paiement sont inopérants ;
- les autres moyens soulevés par l'association Comité d'organisation Foire Corso ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée au centre des finances publiques d'Hautmont et à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord qui n'ont pas produit de mémoire.
Par un courrier du 30 août 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître de la contestation de la demande de paiement, qui constitue un acte de poursuite.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le livre des procédures fiscales ;
- l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemée,
- les conclusions de M. Even, rapporteur public,
- les observations de Me Troussière représentant l'association Comité d'organisation Foire Corso et celles de Me Charon, substituant Me Pinot, représentant la commune d'Hautmont.
Considérant ce qui suit :
1. Le 31 janvier 2020, une convention d'objectifs pour l'année 2020 a été signée entre la commune d'Hautmont et l'association Comité d'organisation Foire Corso qui a pour objet d'organiser, de développer et de promouvoir un certain nombre de manifestations dans la commune d'Hautmont dont Hautmont Belle-Ile en juin et le marché de Noël. Cette convention a pour objet de préciser les modalités d'organisation des fêtes biannuelles réalisées par l'association sur le territoire de la commune ainsi que les obligations de service public que la commune entend voir respectées et les conditions dans lesquelles elle apporte son concours à leur réalisation. L'article 6 de cette convention prévoit que, afin de compenser les obligations de service public, notamment la gratuité et l'attractivité des tarifs, la commune d'Hautmont contribue financièrement pour un montant prévisionnel maximal de 778 400 euros. La commune a versé deux acomptes à l'association d'un montant total de 200 000 euros pour les mois de février et mars 2020. Par des courriers des 6 août et 4 septembre 2020, la commune a demandé à l'association requérante des justificatifs de la bonne utilisation de l'acompte d'un montant total de 200 000 euros. Par un courrier du 7 décembre 2020, la commune d'Hautmont a mis en demeure l'association Comité d'organisation Foire Corso de justifier des prestations financées grâce aux acomptes dans un délai de trois semaines. Le 11 janvier 2021, le maire de la commune d'Hautmont a émis un ordre de reversement d'un montant de 90 000 euros à l'encontre de l'association Comité d'organisation Foire Corso. Le même jour, le maire de la commune d'Hautmont a émis un ordre de reversement d'un montant de 110 000 euros à l'encontre de l'association Comité d'organisation Foire Corso. Le 18 janvier 2021, le centre des finances publiques d'Hautmont a émis un ordre de paiement d'un montant de 200 000 euros à l'encontre de l'association Comité d'organisation Foire Corso. Par la présente requête, l'association Comité d'organisation Foire Corso demande au tribunal d'annuler, à titre principal, la demande de paiement et, à titre subsidiaire, les ordres de reversement et de la décharger de l'obligation de payer la somme de 200 000 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
A titre principal, en ce qui concerne la demande de paiement :
2. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. () ". Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : () Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution. "
3. Il résulte des termes mêmes des dispositions de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales que la contestation par le débiteur d'un acte de poursuite délivré en vue du recouvrement d'une créance non fiscale d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public local, lorsque cette contestation porte sur la régularité en la forme de l'acte ou bien sur l'obligation au paiement, le montant de la dette compte tenu des paiements effectués ou l'exigibilité de la somme réclamée, relève de la compétence du juge de l'exécution.
4. L'association Comité d'organisation Foire Corso demande l'annulation de la demande de paiement du 18 janvier 2021 émise par le centre des finances publiques d'Hautmont à son encontre pour le recouvrement de créances liées à la contribution financière de la commune d'Hautmont pour l'organisation des fêtes biannuelles. De telles conclusions se rapportent à la contestation d'un acte de poursuite délivré en vue du recouvrement d'une créance non fiscale d'une collectivité territoriale, dont il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître. Elles doivent, par suite, être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
A titre subsidiaire, en ce qui concerne les ordres de reversement :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public vaut notification de ladite ampliation. () "
6. Le défaut de notification d'une décision administrative est sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de l'absence de notification des deux ordres de reversement contestés doit être écarté comme inopérant.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". L'indication de ces bases doit être faite, soit dans le titre lui-même, soit par référence à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
8. En l'espèce, les deux ordres de reversement indiquent notamment " SUBVENTION COMITE FOIRE CORSO Versement n° 1 " et " SUBVENTION COMITE FOIRE CORSO Versement n° 2 " respectivement. Ces seules mentions, permettant aisément de comprendre les bases de la liquidation, sont suffisantes. Le moyen tiré du vice de forme doit être écarté.
9. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 2 Description des actions menées et des obligations de service public mises à la charge de l'association de la convention d'objectifs pour l'année 2020 signée entre la commune d'Hautmont et l'association Comité d'organisation Foire Corso : " L'association s'engage, à son initiative et sous sa responsabilité, à mettre en œuvre un programme d'actions concernant la conception, la gestion, l'organisation et la promotion des fêtes " Hautmont Belle Ile " et " Hautmont Capitale de Noël " sur le territoire de la commune d'Hautmont. / Ces actions comportent les obligations de service public suivantes : / - la réalisation de deux fêtes par an, en juin et à noël ; / - l'accès de tous les habitants de la commune, sans discrimination ; / la promotion, à travers les fêtes, de l'image de la commune d'Hautmont ; / - la valorisation du patrimoine de la ville à travers les manifestations ; / - la gratuité des manifestations et animations ou l'application de tarifs très attractifs afin d'attirer sur la commune d'Hautmont un maximum de personnes. () ". Aux termes de l'article 6 Conditions de détermination de la compensation financière de cette convention : " Afin de compenser les obligations de service public, notamment la gratuité et l'attractivité des tarifs, la commune contribue financièrement pour un montant prévisionnel maximal de 778 400 € pour la durée d'exécution de la convention, équivalent à 95 % du montant total estimé des coûts éligibles. / Ces contributions financières seront versées à l'association sous réserve de l'application des conditions suivantes : / - le respect par l'association des obligations mentionnées dans la présente convention ; / - la vérification par la commune que le montant de la contribution n'excède pas le coût des obligations de service public attachées à l'organisation des fêtes. " Aux termes de l'article 7 Modalités de versement de la contribution financière : " [La contribution financière] sera versée selon l'échéancier suivant : / - pour l'exercice 2020 : / 1er acompte : 90 000 € en février / 2nd acompte : 110 000 € en mars () Solde : le montant correspondra à la différence des versements réellement effectués et le montant de la subvention votée au titre de l'année en cours. " Aux termes de l'article 8 Utilisation de la subvention : " L'association affectera l'intégralité des concours financiers accordées par la commune, à la compensation des obligations de service publics tels que définies à l'article 2. ". Aux termes de l'article 10 Contrôle de la commune : " La commune contrôle annuellement et à l'issue de la convention que la contribution financière n'excède pas le coût des obligations de service public mises à la charge de l'association. () ". Enfin, aux termes de l'article 11 Sanctions : " En cas d'inexécution ou de modification substantielle du programme d'actions ou de non mise en œuvre des obligations de service public, la commune peut soit exiger le reversement de tout ou partie des sommes déjà versées au titre de la présente convention, soit diminuer ou suspendre le montant de la subvention, après examen des justificatifs présentés par l'association et avoir préalablement entendu ses représentants. () ".
10. En l'espèce, il est constant que ni la fête " Hautmont Belle Ile ", ni la fête " Hautmont Capitale de Noël " ne se sont tenues en 2020 en raison de la crise sanitaire. Ainsi, en l'absence de réalisation des obligations de service public mentionnées à l'article 2 précité de la convention d'objectifs, la commune d'Hautmont pouvait, en principe, exiger le reversement des sommes déjà versées au titre de cette convention conformément aux stipulations précitées de l'article 11, sous réserve des sommes qui auraient dû être effectivement engagées pour la préparation de ces évènements. Si l'association Comité d'organisation Foire Corso se prévaut des frais engagés par l'association Tour des sites à qui elle a confié par un contrat la conception, l'organisation et la promotion des fêtes biannuelles d'Hautmont, toutefois, elle ne justifie ni avoir elle-même engagé des frais, ni, par les seules pièces produites, de la réalité des frais qu'aurait engagés l'association Tour des sites. Dans ces conditions, l'association Comité d'organisation Foire Corso ne justifiant pas avoir réalisé les obligations fixées par l'article 2 de la convention d'objectifs, elle n'est pas fondée à soutenir que la commune d'Hautmont ne pouvait émettre deux ordres de reversement tendant au recouvrement des deux premiers acomptes de la contribution financière. Le moyen doit donc être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que l'association Comité d'organisation Foire Corso n'est pas fondée à demander l'annulation des deux ordres de reversement.
Sur les conclusions à fin de décharge :
12. En l'absence d'annulation des deux ordres de reversement, l'association Comité d'organisation Foire Corso n'est pas fondée à demander à être déchargée de la somme de 200 000 euros mise à sa charge par la commune d'Hautmont.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Hautmont, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par l'association Comité d'organisation Foire Corso au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'association Comité d'organisation Foire Corso une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune d'Hautmont et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions dirigées contre la demande de paiement du 18 janvier 2021 sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de l'association Comité d'organisation Foire Corso est rejeté.
Article 3 : L'association Comité d'organisation Foire Corso versera à la commune d'Hautmont une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association Comité d'organisation Foire Corso, à la commune d'Hautmont, au centre des finances publiques d'Avesnes-sur-Helpe et à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Fabre, président,
Mme Monteil, première conseillère,
M. Lemée, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. LEMÉE
Le président,
Signé
X. FABRE
Le greffier,
Signé
A. DEWIÈRE
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026