jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2103883 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | DELATTRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mai 2021 et 26 août 2021, la société civile immobilière (SCI) 2H Immo devenue la SCI 2Y Immo, représentée par Me Delattre, demande au tribunal :
1°) la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016 et des pénalités correspondantes, et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2016, et des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat, outre les dépens, la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- pour déterminer la taxe sur la valeur ajoutée selon le régime de la marge, le service a omis de prendre en compte en déduction du prix de vente, une facture de travaux de viabilisation de l'entreprise CDF BAT du 6 décembre 2015 d'un montant global de 8 950 euros, soit 4 854 euros en base, au prorata des surfaces viabilisées ;
- l'administration a commis une erreur dans le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée selon le régime de la marge, en ne déduisant pas la somme de 4 573 euros de rappels de droits d'enregistrement et de pénalités à la suite de la rectification de la valeur vénale du terrain qu'elle a acquis le 9 janvier 2015, somme à proratiser en fonction de la surface des terrains viabilisés ;
- l'administration a commis une erreur dans le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée selon le régime de la marge, en ne déduisant pas les frais de représentation fiscale facturés aux acquéreurs par le notaire instrumentaire à hauteur de 3 322 euros ;
- l'administration a omis de déduire de la base imposable à l'impôt sur les sociétés, la somme de 4 573 euros de rappels de droits d'enregistrement et de pénalités ;
- un redressement de taxe sur la valeur ajoutée effectué sur la marge ne peut être constitutif d'un profit sur le Trésor ;
- elle entend se prévaloir sur ce dernier point des énonciations des paragraphes 30 et 40 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques, sous la référence BOI-CF-PGR-30-40-20 ;
- l'administration a omis de déduire de la base imposable à l'impôt sur les sociétés, les frais de représentation fiscale facturés aux acquéreurs par le notaire instrumentaire à hauteur de 3 322 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la SCI 2H Immo ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jaur, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Courtois, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société 2H Immo devenue la société 2Y Immo, qui a pour activité l'achat et revente de terrains à bâtir, avec ou sans travaux de viabilisation ou de lotissement, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2016 ont été mis à sa charge, selon la procédure de rectification contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales en ce qui concerne l'impôt sur les sociétés et selon la procédure de taxation d'office en ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée. Par une proposition de rectification du 27 juillet 2017, en l'absence de comptabilité de la société 2H Immo, le service vérificateur a d'une part, soumis la société à la taxe sur la valeur ajoutée, qui devait être liquidée sur le prix total des cessions, à raison de la revente de deux terrains à bâtir réalisée les 21 janvier 2016 et 28 février 2016 et d'autre part, réintégré au résultat imposable au titre de l'impôt sur les sociétés de l'exercice clos en 2016, les revenus déclarés initialement par la SCI de l'ensemble de ses propriétés bâties et non bâties non soumises à l'impôt sur les sociétés, le montant des ventes réalisées les 21 janvier 2016 et 28 février 2016 et le profit sur le Trésor auxquels elle a déduit les charges. Par une réclamation préalable du 28 décembre 2017, la société 2H Immo a demandé la décharge de ces impositions. La réclamation a donné lieu à une décision d'acceptation partielle de réduction du montant des droits de taxe sur la valeur ajoutée, le 1er avril 2021, le service vérificateur ayant accepté que la taxe due soit liquidée selon le régime de la marge prévu à l'article 268 du code général des impôts. La société 2H Immo demande au tribunal de prononcer la décharge des impositions restant à sa charge, ainsi que des pénalités correspondantes.
Sur les conclusions tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2016 :
2. D'une part, aux termes de l'article 268 du code général des impôts : " S'agissant de la livraison d'un terrain à bâtir (), si l'acquisition par le cédant n'a pas ouvert droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée, la base d'imposition est constituée par la différence entre : / 1° D'une part, le prix exprimé et les charges qui s'y ajoutent ; / 2° D'autre part, selon le cas : / a) soit les sommes que le cédant a versées, à quelque titre que ce soit, pour l'acquisition du terrain ou de l'immeuble ; / b) soit la valeur nominale des actions ou parts reçues en contrepartie des apports en nature qu'il a effectués. () ".
3. D'autre part, aux termes du 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : / ()° aux taxes sur le chiffre d'affaires, les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevables des taxes ; ".
En ce qui concerne les frais de viabilisation :
4. Il résulte de l'instruction que la société 2H Immo a acquis le 9 janvier 2015 au prix de 55 000 euros deux parcelles de terrain sises rue du Chevalier de la Barre à Hergnies (parcelle E 2600 d'une surface de 2 859 m2, et parcelle E 2603 d'une surface de 421 m2). Après la division en trois lots, deux d'entre eux ont été vendus comme terrains à bâtir en 2016. Le premier (parcelle E 2634 d'une superficie de 6 ares 55 ca) pour 48 000 euros le 21 janvier 2016. Le second (parcelle E 2633 d'une superficie de 6 ares 14 ca) pour 32 000 euros le 28 février 2016. Dans son mémoire en réplique, la société requérante demande la réduction de la base du rappel de taxe sur la valeur ajoutée à hauteur d'un montant de 4 854 euros, correspondant, au prorata des surfaces des terrains viabilisés, aux travaux facturés par la société CDF BAT, d'un montant total de 8 950 euros, le 6 décembre 2015.
5. En application des dispositions précitées de l'article 268 du code général des impôts, seuls les frais et charges exposés par le contribuable pour l'acquisition du bien peuvent être pris en compte pour la détermination du second terme de la différence sur laquelle est assise l'imposition en litige. Par suite, la SCI 2H Immo n'est pas fondée à demander la prise en compte, pour la détermination du prix de revient des terrains cédés, les frais de viabilisation qui lui ont été facturés par la société CDF BAT pour un montant total de 8 950 euros.
En ce qui concerne les droits d'enregistrement :
6. Aux termes de l'article 269 du code général des impôts : " 1. Le fait générateur de la taxe se produit : / a) Au moment où la livraison, l'acquisition intracommunautaire du bien ou la prestation de services est effectué ; / () / 2. La taxe est exigible : / a) Pour les livraisons et les achats visés au a du 1 (), lors de la réalisation du fait générateur () ".
7. Il résulte de l'instruction et notamment de la décision de dégrèvement partiel du 1er avril 2021 que dans le calcul de la base d'imposition de la taxe sur la valeur ajoutée en litige, l'administration fiscale a retenu comme sommes à déduire que la société 2H Immo a versées, à quelque titre que ce soit, pour l'acquisition des deux parcelles de terrain sises rue du Chevalier de la Barre à Hergnies, la somme de 55 000 euros correspond au prix d'acquisition et les droits d'enregistrement de 3 194 euros. Il résulte de la proposition de rectification du 27 juillet 2017 que le service de vérification a rectifié la valeur vénale de ces deux parcelles de terrain, en la portant à 124 640 euros et a, en conséquence, rehaussé les droits d'enregistrement de 4 112 euros auxquels s'ajoutent des pénalités à hauteur de 461 euros. Toutefois, la mise en recouvrement de ces droits supplémentaires d'enregistrement est intervenue, nécessairement, après le 27 juillet 2017, soit postérieurement au fait générateur de la taxe en cause, consistant en la livraison des deux terrains, concomitamment aux actes de cession des 26 janvier et 28 février 2016. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que l'administration a commis une erreur dans le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée selon le régime de la marge, en déduisant seulement le montant de 3 194 euros acquitté au titre des droits d'enregistrement correspondant à l'acquisition des deux terrains.
En ce qui concerne les frais de représentation fiscale :
8. La société 2H Immo, qui, ayant été taxée d'office, supporte la charge de la preuve, ne justifie pas de ce qu'elle aurait supporté, lors de l'acquisition, des frais de représentation fiscale de 1 661 euros pour chaque terrain. En particulier, elle ne précise pas la nature de ces frais, ne produit pas la facture qui les aurait mentionnés et la seule mention de ces frais comme étant supportés par le vendeur, c'est-à-dire elle, dans les déclarations de plus-value de cessions, ne suffit pas à justifier de leur paiement.
9. Il résulte de ce qui précède que la société 2H Immo n'est pas fondée à demander la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2016.
Sur les conclusions tendant à la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016 :
En ce qui concerne la déduction des droits d'enregistrement du résultat imposable :
10. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts, dans sa rédaction alors en vigueur, rendu applicable à l'impôt sur les sociétés par l'article 209 du même code : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment : () 4° () les impôts à la charge de l'entreprise, mis en recouvrement au cours de l'exercice () et, pour les rappels de taxe sur la valeur ajoutée afférents à des opérations au titre desquelles la taxe due peut être totalement ou partiellement déduite par le redevable lui-même, du montant de la taxe déductible (). 2. Les sanctions pécuniaires et pénalités de toute nature mises à la charge des contrevenants à des obligations légales ne sont pas admises en déduction des bénéfices soumis à l'impôt () ".
11. Il résulte de l'instruction d'une part, de la proposition de rectification du 27 juillet 2017 que le service de vérification a déterminé à la hausse la valeur vénale de parcelles de terrain acquises par la société 2H Immo le 9 janvier 2015, à 124 640 euros et a, en conséquence, réhaussé les droits d'enregistrement de 4 112 euros et rajouté des pénalités à hauteur 461 euros, soit un montant global de 4 573 euros, et d'autre part, de la réponse aux observations du contribuable du 28 septembre 2017 et de l'avis de mise en recouvrement en cause, que l'administration fiscale a déduit les droits d'enregistrement du calcul du bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2016, à hauteur de 4 461 euros. Par suite, alors que les pénalités ne sont pas admises en déduction, le moyen selon lequel les rappels de droits d'enregistrement n'auraient pas été déduits du bénéfice imposable, manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne le profit sur le Trésor :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales : " En cas de vérification simultanée des taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées, de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, le supplément de taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées afférent à un exercice donné est déduit, pour l'assiette de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, des résultats du même exercice () ".
13. Lorsqu'un contribuable a fait l'objet de rectifications en matière d'impôts sur les bénéfices et de taxe sur la valeur ajoutée, ses bases d'imposition à l'impôt sur les sociétés peuvent être rehaussées d'un "profit sur le Trésor" chaque fois que le droit qui lui est ouvert, de déduire de ces bases la taxe sur la valeur ajoutée rappelée aboutirait, à défaut de la constatation à due concurrence d'un tel profit, à ce que le contribuable soit imposé à l'impôt sur les sociétés sur une assiette plus réduite que celle sur laquelle il aurait été imposé s'il avait acquitté régulièrement la taxe sur la valeur ajoutée.
14. Il résulte de l'instruction que le vérificateur a rappelé la taxe sur la valeur ajoutée afférente à deux plus-values réalisées par la société requérante qui avait encaissé les produits de ces ventes sans reverser la taxe sur la valeur ajoutée correspondante, de sorte qu'elle avait, à hauteur du montant de la taxe, compris dans le prix de vente, constaté une créance sur ses clients, contrairement à ce qu'elle soutient. Il résulte de la décision prise sur la réclamation préalable de la société que le montant du rappel de taxe sur la valeur ajoutée déduit de son résultat imposable a été maintenu à hauteur du montant résultant de la réponse aux observations du contribuable, soit 11 090 euros, soit un montant supérieur au montant du profit sur le Trésor constaté, soit 9 203 euros, et supérieur au montant définitif du rappel de taxe sur la valeur ajoutée, soit 6 533 euros. La déduction de ce rappel de taxe du résultat de la société, conformément à l'article L. 77 du livre des procédures fiscales, par une société dont la comptabilité est tenue hors taxe, a eu nécessairement pour conséquence de générer une diminution de la base imposable et donc un profit indu sur le Trésor, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que la société exerce une activité de marchand de biens relevant du régime de la taxe sur la valeur ajoutée calculée sur la marge commerciale, en vertu des dispositions combinées du 6° de l'article 257 et de l'article 268 du code général des impôts. Par suite, l'administration était en droit de taxer un profit sur le Trésor.
15. En second lieu, à supposer que la société 2H Immo ait entendu se prévaloir des énonciations des paragraphes 30 et 40 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques, sous la référence BOI-CF-PGR-30-40-20, ils ne comportent aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application par le présent jugement.
En ce qui concerne les frais de représentation fiscale :
16. Ainsi qu'il a été dit au point 8, la société 2H Immo, qui supporte la charge de la preuve s'agissant d'une charge qu'elle entend déduire de son résultat imposable, ne justifie pas avoir supporté les frais de représentation fiscale dont elle se prévaut.
17. Il résulte de tout de ce qui précède que les conclusions de la requête, y compris celles présentées au titre des dépens, nul dépens n'ayant été engagé dans cette instance fiscale, et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI 2H Immo est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la civile immobilière 2Y Immo et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Riou, président,
- Mme Jaur, première conseillère,
- Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
A. JaurLe président,
Signé
J.-M. Riou
La greffière,
Signé
S. Ranwez
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026