vendredi 19 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2104314 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CLAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 juin 2021, Mme B A, représentée par Me Clay, doit être regarde comme demandant au tribunal d'annuler le titre exécutoire émis le 2 avril 2021 à son encontre par le centre communal d'action sociale de la commune de Lille pour un montant total de 5 420,55 euros.
Elle soutient que :
- le titre exécutoire est insuffisamment motivé ;
- elle ne dispose pas des ressources financières suffisantes pour procéder au remboursement de la somme demandée.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 septembre 2022, le centre communal d'action sociale de la commune de Lille conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable à titre principal en ce qu'elle méconnaît les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative dès lors qu'elle ne formule aucune conclusion et que les moyens soulevés ne sont pas identifiés ;
- subsidiairement, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 17 novembre 2022 par une ordonnance du 16 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Borget, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Allart, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, agente social, a exercé les fonctions d'auxiliaire de vie à temps partiel au sein d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du centre communal d'action sociale (CCAS) de Lille. Par un arrêté du 23 juillet 2019, elle s'est vue accorder un congé de longue maladie pour quatre périodes de six mois à compter du 18 janvier 2018, avec maintien de son traitement intégral du 18 janvier 2018 au 17 janvier 2019 inclus, puis traitement réduit de moitié pour la période restante. Par un arrêté du 13 janvier 2021, son congé de longue maladie a été renouvelé pour la période du 18 janvier 2020 au 17 janvier 2021. Le 2 avril 2021, un titre exécutoire a été émis à son encontre pour un montant de 5 420,55 euros. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de ce titre exécutoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du titre exécutoire émis à son encontre n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
3. En second lieu, Mme A ne peut utilement faire valoir à l'appui de la contestation du titre exécutoire en litige qu'elle ne dispose pas des capacités financières suffisantes pour procéder au règlement de la somme réclamée. Au surplus, il résulte de l'instruction que la requérante s'est acquittée, le 6 avril 2022, de la somme réclamée.
4. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation du titre exécutoire émis à son encontre par le CCAS de la commune de Lille le 2 avril 2021.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au centre communal d'action sociale de la commune de Lille.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Leguin, présidente,
M. Borget, premier conseiller,
Mme Piou, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. BORGET
La présidente,
Signé
A-M. LEGUIN La greffière,
Signé
S. SING
La République mande et ordonne préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026