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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2104398

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2104398

mercredi 5 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2104398
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantSCP GRILLET DARE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 juin 2021 et 27 juin 2022, Mme B A, représentée par la SELARL Grillet Dare, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner le centre hospitalier de Sambre Avesnois à lui verser la somme de 21 240,91 euros, dont 8 500 euros à titre de provision, en réparation des préjudices qu'elle a subis lors de sa prise en charge par cet établissement ;

2°) de déclarer le jugement opposable à la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Sambre Avesnois, outre les dépens, la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité du centre hospitalier de Sambre Avesnois est engagée en raison des fautes médicales commises lors du traitement de ses dents 11, 21, 31, 32, 33, 41, 42 et 43 et du manquement à son obligation d'information ;

- il en est résulté un préjudice patrimonial d'un montant de 11 054,91 euros, dont 8 500 euros à titre de provision, au titre des dépenses de santé ;

- il en est également résulté des préjudices extrapatrimoniaux d'un montant total de 10 186 euros, qui se décompose comme suit :

* Déficit fonctionnel temporaire : 3 186 euros ;

* Souffrances endurées : 4 000 euros ;

* Préjudice esthétique temporaire : 3 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2022, le centre hospitalier de Sambre Avesnois, représenté par Me Segard, qui s'en remet à la sagesse du tribunal quant à sa responsabilité, conclut :

1°) à la limitation à 3 834 euros de la somme versée à la requérante ;

2°) à la limitation à 1 200 euros de la demande présentée par Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- le déficit fonctionnel temporaire sera évalué à 1 534 euros ;

- les souffrances endurées seront indemnisées à hauteur de 1 800 euros ;

- le préjudice esthétique permanent sera évalué à 500 euros ;

- l'indemnisation des dépenses de santé actuelles sera rejetée en l'absence de certitude quant à la réalisation de ses soins dentaires.

La procédure a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut qui n'a pas produit de mémoire.

Par une ordonnance du 29 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2022.

Vu :

- l'ordonnance n° 1704686 du 18 juillet 2017, par laquelle le président du tribunal administratif de Lille a ordonné une expertise et désigné le docteur C, en qualité d'expert ;

- le rapport d'expertise déposé au greffe du tribunal le 28 décembre 2017 ;

- l'ordonnance n° 1704686 du 2 janvier 2018 par laquelle le président du tribunal administratif de Lille a liquidé et taxé à la somme de 914,80 euros, les frais de l'expertise réalisée par le docteur C ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bruneau,

- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique,

- les observations de Me Veermesch-Bocquet substituant Me Segard, représentant le centre hospitalier de Sambre Avesnois.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, qui présentait un état dentaire altéré, s'est vu proposer, le 9 avril 2013, par un chirurgien-dentiste, praticien du centre hospitalier de Sambre Avesnois, l'extraction des incisives centrales gauche et droite et la pose de deux implants dentaires en position 11 et 21 avec la mise en place d'une prothèse amovible. L'intéressée a subi l'intervention chirurgicale prévue au centre hospitalier de Sambre Avesnois le 6 juin 2013 consistant en l'extraction des dents 11 et 21, la pose de deux implants et une greffe osseuse. A la fin de l'année 2013 et au début de l'année 2014, Mme A a bénéficié de la pose de couronnes pour les dents 31, 32, 41, 42 et 43, lesquelles ont été au préalable dévitalisées. Le 24 février 2014, il a été constaté l'absence d'intégration des implants. Mme A a alors présenté une gêne esthétique et fonctionnelle.

2. Par un courrier du 18 octobre 2016, Mme A a présenté une demande indemnitaire préalable auprès du centre hospitalier de Sambre Avesnois, qu'il a expressément rejetée par un courrier du 2 décembre 2016. Par une requête enregistrée le 23 mai 2017, Mme A a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Lille d'un référé-expertise. Par une ordonnance n° 1704686 du 18 juillet 2017, le président du tribunal administratif de Lille a ordonné une expertise et désigné le docteur C, chirurgien-dentiste, en qualité d'expert. Ce dernier a déposé au greffe du tribunal son rapport d'expertise le 28 décembre 2017. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de Sambre Avesnois à lui verser la somme totale de 21 240,91 euros en réparation des préjudices subis lors de sa prise en charge par cet établissement de santé.

Sur la responsabilité du centre hospitalier de Sambre Avesnois :

En ce qui concerne le manquement à l'obligation d'information :

3. Aux termes de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. () Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel. () En cas de litige, il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen () ".

4. Il résulte du rapport d'expertise, et il n'est pas contesté, que la patiente a été informée que le traitement sera réalisé en deux temps, l'extraction et la pose d'un greffon dans un premier temps puis la pose de deux implants dans un second temps, et y a consenti. Il résulte cependant des conclusions expertales, et il n'est pas davantage contesté, que Mme A n'a pas été informée de ce que le traitement serait finalement effectué en une seule fois, lors de l'intervention programmée le 6 juin 2013. Il résulte ainsi de l'instruction que Mme A n'a bénéficié d'aucune information quant au changement du plan de traitement. Dans ces conditions, en omettant d'informer la patiente sur cette modification, le centre hospitalier de Sambre Avesnois a manqué à son devoir d'information.

En ce qui concerne les fautes médicales :

5. Aux termes de l'article L. 1110-5 du code de la santé publique : " Toute personne a, compte tenu de son état de santé et de l'urgence des interventions que celui-ci requiert, le droit de recevoir, sur l'ensemble du territoire, les traitements et les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées. Les actes de prévention, d'investigation ou de traitements et de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté. () ". En vertu du I de l'article L. 1142-1 de ce code : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".

6. En premier lieu, il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise, que si l'indication d'extraction des dents 11 et 21 était justifiée ainsi que le traitement en deux phases initialement prévu, la réalisation in fine du traitement proposé en seul temps était radiologiquement compliquée et ne permettait pas de positionner dans de bonnes conditions les deux implants et d'obtenir leur ostéointégration. Dès lors, le centre hospitalier de Sambre Avesnois a commis une faute médicale, laquelle est de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier, ce qu'il ne conteste pas.

7. En second lieu, il résulte également de l'instruction, notamment des conclusions expertales concernant les dents 31, 32, 33, 41 et 42 pour lesquelles Mme A a sollicité leur remplacement par des couronnes à des fins esthétiques, que les dents 31, 32, 41 et 42 ont été dévitalisées alors même qu'elles étaient saines et que leur traitement canalaire n'était pas complet, ce qui est à l'origine d'un dépassement de la pâte. Il résulte par ailleurs du rapport d'expertise que les prothèses concernant les dents 31, 32, 33, 41 et 42 ne sont ni adaptées ni étanches. La dévitalisation de dents saines et la pose de couronnes sur des dents dont le traitement canalaire a été incomplet, révèlent une attitude non conforme aux règles de l'art et aux données acquises de la science médicale. Dès lors, le centre hospitalier de Sambre Avesnois a commis des fautes médicales de nature à engager la responsabilité de l'établissement de santé, ce qu'il ne conteste pas davantage.

8. En dernier lieu, la requérante soutient que le centre hospitalier de Sambre Avesnois a commis une faute concernant la dent 43. S'il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise et des factures produites par la requérante, qu'une couronne lui a été posée sur la dent 43 le 26 septembre 2020, il ne résulte cependant pas de l'instruction que l'établissement de santé a traité cette dent lors de la prise en charge litigieuse. Il ne résulte pas davantage du rapport d'expertise qu'un manquement aurait été commis par le centre hospitalier lors du traitement ultérieur de cette dent. Dès lors, la responsabilité du centre hospitalier de Sambre Avesnois doit être écartée concernant la dent 43.

9. Il résulte de ce qui précède que Mme A est fondée à soutenir que la responsabilité du centre hospitalier de Sambre Avesnois doit être engagée en raison du défaut d'information et des fautes médicales qui ont été commises sur les dents 11, 21, 31, 32, 33, 41 et 42 lors de sa prise en charge par cet établissement de santé.

Sur l'évaluation des préjudices :

10. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise, que la consolidation de l'état de santé de Mme A, concernant ses dents n° 11 et n° 21, doit être fixée au 29 août 2016. En revanche, s'agissant des dents n° 33 et n° 42, ainsi que, implicitement mais nécessairement, pour les trois autres dents en cause, à savoir les 31, 32 et 41, l'expert, en raison de la nécessité d'une pose d'une prothèse d'usage, a estimé que la consolidation n'était pas acquise, la date de consolidation ne pouvant être fixée que lorsque les traitements auront été repris et les prothèses d'usage posées.

En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :

S'agissant des dépenses de santé :

11. En premier lieu, Mme A invoque un montant de frais médicaux restant à sa charge, s'élevant à la somme totale de 2 554,91 euros correspondant, selon elle, à cinq devis relatif à des couronnes sur les cinq dents 31, 32, 33, 41 et, 42. La requérante, en produisant des documents établis par sa mutuelle les 14, 26 et 29 mai 2020 et 2 juin 2020 corroborés par des certificats médicaux concernant des soins sur la dent 33 réalisés les 11, 25 et 30 mai 2020 ainsi que le 26 septembre 2020, justifie d'un reste à charge d'un montant total de 1 227,68 euros (5,06 + 190,74 + 515,62 + 516,26) qu'il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier défendeur.

12. En second lieu, le juge saisi de conclusions indemnitaires peut accorder une provision au créancier qui l'a saisi d'une demande indemnitaire lorsqu'il constate qu'un agissement de l'administration a été à l'origine d'un préjudice et qu'il est en mesure de fixer un montant provisionnel dont il peut anticiper qu'il restera inférieur au montant total qui sera ultérieurement défini.

13. Mme A sollicite le versement d'un montant de 8 500 euros, qu'elle qualifie de provision sans avoir présenté ces conclusions au juge des référés et sans demander d'expertise, correspondant aux dépenses de santé futures des dents 31, 32, 41 et 42. Si la requérante produit dans la présente instance deux devis établis les 18 et 19 mars 2021 dont le montant restant à sa charge s'élèverait à 7 107,48 euros (6 462,48 + 645), il résulte de l'instruction que par un courrier du 11 décembre 2020, son chirurgien-dentiste l'informait que le retraitement total des dents 31, 32, 41 et 42 n'était pas médicalement préconisé en l'absence de pathologie et était très risqué en ce qu'il pourrait engendrer une fracture de la racine, laquelle imposerait l'extraction de la ou des dents concernées. Lui préconisant davantage une chirurgie osseuse, son chirurgien-dentiste ne lui a d'ailleurs pas établi de devis. Dès lors, eu égard au risque encouru et à l'incertitude quant à la réalisation de ces soins, les dépenses de santé dont se prévaut Mme A, en dépit de l'expertise les présentant comme nécessaires, présentent un caractère purement éventuel. Elles ne peuvent, par suite, donner lieu au versement d'une provision. Dans l'hypothèse où des soins, imputables aux manquements du centre hospitalier défendeur, deviendraient nécessaires, Mme A pourrait en demander l'indemnisation au centre hospitalier et, en cas de rejet de cette demande, saisir, si elle s'y croyait fondée, le tribunal.

14. Il résulte de ce qui précède qu'il incombe au centre hospitalier de Sambre Avesnois de verser à Mme A seulement la somme de 1 227,68 euros au titre des dépenses de santé.

En ce qui concerne les préjudices extra patrimoniaux :

S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :

15. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise, que Mme A a subi un déficit fonctionnel temporaire, qui a été évalué par l'expert à 10 % pendant la période allant du 6 juin 2013 au 29 août 2016, soit 1 181 jours. En retenant un taux journalier d'indemnisation de 15 euros, il sera fait une juste appréciation du déficit fonctionnel temporaire de la victime, entièrement imputable aux fautes commises par le centre hospitalier, en le fixant à la somme de 1 771,50 euros (15 x 1 181 x 0,10).

S'agissant des souffrances endurées :

16. Il résulte du rapport d'expertise que Mme A a enduré des souffrances consécutives aux fautes commises par le centre hospitalier de Sambre Avesnois. L'expert les a évaluées à 1,5 sur une échelle de 7. Par référence au barème de l'ONIAM, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 1 800 euros.

S'agissant du préjudice esthétique temporaire :

17. Il résulte du rapport d'expertise que Mme A a subi un préjudice esthétique temporaire en raison des fautes commises par le centre hospitalier. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en le fixant à 1 400 euros.

18. Il résulte de tout ce qui précède que le montant total des préjudices subis par Mme A du fait des fautes commises par le centre hospitalier de Sambre Avesnois s'élève à 6 199,18 euros.

Sur la déclaration de jugement commun et opposable à la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut :

19. Aux termes des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () L'intéressé ou ses ayants droit doivent indiquer, en tout état de la procédure, la qualité d'assuré social de la victime de l'accident ainsi que les caisses de sécurité sociale auxquelles celle-ci est ou était affiliée pour les divers risques. Ils doivent appeler ces caisses en déclaration de jugement commun ou réciproquement. A défaut du respect de l'une de ces obligations, la nullité du jugement sur le fond pourra être demandée pendant deux ans, à compter de la date à partir de laquelle ledit jugement est devenu définitif, soit à la requête du ministère public, soit à la demande des caisses de sécurité sociale intéressées ou du tiers responsable, lorsque ces derniers y auront intérêt () ". En application de ces dispositions, il incombe au juge administratif, saisi d'un recours indemnitaire de la victime contre une personne publique regardée comme responsable de la faute, de mettre en cause les caisses auxquelles la victime est ou était affiliée.

20. Il n'appartient pas au juge administratif de déclarer le présent jugement opposable à la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut, cette dernière ayant été régulièrement mise en cause dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées en ce sens par la requérante doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

En ce qui concerne les dépens :

21. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ".

22. Par une ordonnance n° 1704686 du 2 janvier 2018, le président du tribunal a liquidé et taxé le montant des frais de l'expertise du docteur C à la somme de 914,80 euros. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre les frais d'expertise à la charge définitive du centre hospitalier de Sambre Avesnois.

En ce qui concerne les frais exposés et non compris dans les dépens :

23. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Sambre Avesnois le versement à Mme A d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier de Sambre Avesnois est condamné à verser à Mme A la somme de 6 199,18 euros.

Article 2 : Les frais de l'expertise du docteur C liquidés et taxés à la somme de 914,80 euros par une ordonnance du président du tribunal administratif du 2 janvier 2018 sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Sambre Avesnois.

Article 3 : Le centre hospitalier de Sambre Avesnois versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au centre hospitalier de Sambre Avesnois et à la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut.

Copie en sera adressée au docteur C, expert.

Délibéré après l'audience du 14 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Riou, président,

M. Fougères, premier conseiller,

Mme Bruneau, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet2023.

La rapporteure,

signé

M. Bruneau

Le président,

signé

J.-M. Riou

La greffière,

signé

I. Baudry

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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