jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2105139 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juin 2021, M. A B, représenté par Me Ruef, demande au tribunal :
1°) de condamner l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise à lui verser la somme de 19 625,89 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés annuels entre le 1er août 2017 et le 31 décembre 2020 ;
2°) de condamner l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise à lui verser la somme de 11 721 euros en réparation du préjudice résultant de " l'irrégularité fautive des contrats signés depuis 2077 et notamment de la perte des congés payés " ;
3°) de condamner l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise à lui verser la somme de 2 386,06 euros en réparation du préjudice résultant de la retenue de rémunération du 16 mars 2020 au 11 mai 2020, ainsi que la somme de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence ;
4°) de mettre à la charge de l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il occupe depuis le 1er août 2007 un emploi permanent à temps non complet d'animateur d'ateliers d'arts plastiques de sorte que son contrat de travail à durée déterminée doit être requalifié de contrat à durée indéterminée depuis le 2 août 2013 ;
- il a droit à l'indemnité compensatrice de congés payés de 10 % prévue par l'article 8 du décret n° 91-155 du 6 février 1991 entre le 1er août 2007 et le 31 décembre 2020 ou entre le 1er avril 2016 et le 31 décembre 2020 si la prescription quadriennale s'applique ;
- l'absence de paiement des congés payés constitue une faute dont il est fondé à demander réparation ;
- pendant le confinement du 16 mars 2020 au 11 mai 2020, il a été privé de toute rémunération ; cette absence de rémunération lui a causé un préjudice financier et des troubles dans ses conditions d'existence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2022, l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise, représenté par Me Segard, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les conclusions tendant à la compensation de la rémunération sur la période du 16 mars 2020 au 11 mai 2020 sont tardives et par suite irrecevables ;
- la créance dont se prévaut M. B au titre de l'indemnité des congés payés est prescrite ;
- la demande d'indemnisation du préjudice subi par M. B résultant de la perte de congés payés non rémunérés est en partie prescrite ;
- M. B avait la qualité de vacataire, et non d'agent contractuel de droit public ;
- l'indemnité de congé payé est prise en compte dans la rémunération de M. B.
Par un mémoire, enregistré le 9 novembre 2023, M. B déclare se désister purement et simplement de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Courtois,
- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le désistement de M. B est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B le versement à l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise de la somme qu'il demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Courtois, première conseillère,
- Mme Jaur, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé
C. COURTOISLe président,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026