jeudi 7 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2105510 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL WIBLAW |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 9 juillet 2021 et 6 septembre 2022, M. A B, représenté par la SELARL Wiblaw, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la réduction de l'obligation de payer résultant de la mise en demeure émise le 11 février 2021 par le comptable public du service des impôts des particuliers de Tourcoing pour le recouvrement de la somme totale de 37 176,53 euros correspondant au reliquat des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2005 et 2006, ainsi qu'aux pénalités s'y rapportant ;
2°) de prononcer la réduction, à hauteur de 7 253,31 euros, de l'obligation de payer la somme de 52 182,90 euros procédant de deux saisies administratives à tiers détenteur du 11 février 2021 et par voie de conséquence la mainlevée partielle, à concurrence du même montant, desdites saisies ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- d'une part, conformément à l'article 1256 du code civil alors en vigueur et faute de pouvoir préciser l'affectation du règlement, le paiement partiel de 8 249,47 euros résultant de la saisie-attribution opérée le 1er octobre 2010 devait être imputé, à concurrence de 6 078,43 euros, sur la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu établie au titre de l'année 2005 et, à concurrence de 2 171,04 euros, sur la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu établie au titre de l'année 2006 ; d'autre part, le comptable public a, à tort, imputé les sommes appréhendées par la saisie-attribution du 1er octobre 2010 sur des majorations d'assiette ou de recouvrement lesquelles constituent des sanctions et non des intérêts au sens des dispositions de l'article 1254 du code civil de sorte que, compte tenu des dégrèvements prononcés le 31 janvier 2011, le solde restant dû par lui au titre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2005 et 2006 ne peut excéder 27 926,53 euros ;
- en retenant un montant de frais de poursuites de 14 571,65 euros dans les deux saisies administratives à tiers détenteur du 11 février 2021, le comptable public a méconnu l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du 19 avril 2018 par lequel le tribunal administratif de Montreuil, statuant sur l'obligation de payer résultant d'une précédente mise en demeure qui lui avait été adressée, a retenu que le montant total des frais de poursuite, avant imputation des versements effectués, ne pouvait excéder la somme de 3 339 euros ;
- l'administration ne justifie d'aucun acte de poursuites susceptible d'engendrer des frais autres que la somme de 3 339 euros, au sens de l'article 1912 du code général des impôts et de l'article 415 de l'annexe III à ce code ;
- il entend se prévaloir, sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations du paragraphe n° 40 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous les références BOI-REC-PART-10-20-10.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2022, et un mémoire enregistré le 15 septembre 2022 et non communiqué, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 6 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 septembre 2022.
En application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, l'instruction a été rouverte pour les éléments demandés en vue de compléter l'instruction par lettre du 26 octobre 2023.
Un mémoire, présenté pour M. B, a été enregistré le 21 novembre 2023.
Un mémoire, présenté par le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, a été enregistré le 30 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Courtois,
- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande au tribunal, d'une part, de prononcer la réduction de l'obligation de payer résultant de la mise en demeure émise le 11 février 2021 par le comptable public du service des impôts des particuliers de Tourcoing pour le recouvrement de la somme totale de 37 176,53 euros correspondant au reliquat des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2005 et 2006, ainsi qu'aux pénalités s'y rapportant, et, d'autre part, de prononcer la réduction, à hauteur de 7 253,31 euros, de l'obligation de payer la somme de 52 182,90 euros procédant de deux saisies administratives à tiers détenteur du 11 février 2021 et par voie de conséquence la mainlevée partielle, à concurrence du même montant, desdites saisies.
Sur l'imputation du produit de la saisie-attribution :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 1253 du code civil, alors en vigueur : " Le débiteur de plusieurs dettes a le droit de déclarer, lorsqu'il paye, quelle dette il entend acquitter ". Ces dispositions n'imposent pas aux comptables publics d'inviter les contribuables à faire connaître lesquelles de leurs dettes fiscales ils entendent acquitter au moyen des sommes perçues par voie de recouvrement forcé.
3. Aux termes de l'article 1254 du code civil, dont les dispositions, désormais reprises à l'article 1343-1 de ce code, sont applicables au présent litige : " Le débiteur d'une dette qui porte intérêt ou produit des arrérages ne peut point, sans le consentement du créancier, imputer le paiement qu'il fait sur le capital par préférence aux arrérages ou intérêts : le paiement fait sur le capital et intérêts, mais qui n'est point intégral, s'impute d'abord sur les intérêts ". En outre, aux termes de l'article 1256 du même code, applicable au présent litige : " Lorsque la quittance ne porte aucune imputation, le paiement doit être imputé sur la dette que le débiteur avait pour lors le plus d'intérêt d'acquitter entre celles qui sont pareillement échues ; sinon, sur la dette échue, quoique moins onéreuse que celles qui ne le sont point. / Si les dettes sont d'égale nature, l'imputation se fait sur la plus ancienne ; toutes choses égales, elle se fait proportionnellement ". Au sens de ces dernières dispositions, qui sont applicables aux dettes d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, l'ancienneté d'une telle dette s'apprécie d'après la date de mise en recouvrement de cet impôt. En outre, en l'absence d'imputation indiquée par le contribuable pour ses versements, l'imputation en présence de dettes de même ancienneté doit être proportionnelle.
4. Il résulte clairement de l'instruction, et en particulier du bordereau de situation du 16 janvier 2012 et de la décision du directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord du 28 janvier 2019, que, à la suite d'une saisie-attribution opérée le 1er octobre 2010, le comptable public a procédé au recouvrement d'une somme de 8 249,47 euros, qu'il a affectée au règlement des intérêts se rapportant à la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu établie au titre de l'année 2005, puis au règlement de cette imposition et des majorations correspondantes infligées à M. B. Le contribuable n'ayant pas indiqué celles de ses dettes fiscales qu'il entendait acquitter au moyen de la somme recouvrée, le comptable public, qui n'avait pas à l'inviter à exprimer un choix, était tenu d'imputer cette somme sur les dettes fiscales conformément aux dispositions précitées des articles 1254 et 1256 du code civil, alors en vigueur.
5. D'une part, il est constant que M. B, qui ne conteste pas avoir reçu une copie de l'avis à tiers détenteur au moyen duquel le comptable public a fait procéder à la saisie-attribution intervenue le 1er octobre 2010 pour un montant de 8 249,47 euros, n'a pas fait connaître au comptable public, au vu de cet avis, ses préférences quant à l'imputation de ce paiement partiel, ce qu'il avait la possibilité de faire, contrairement à ce qu'il soutient.
6. D'autre part, les dispositions précitées de l'article 1254 du code civil imposant au comptable public d'affecter toute somme recouvrée, d'abord, au règlement des intérêts, puis au règlement des impositions correspondantes, ainsi que des majorations qui en constituent les accessoires, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'administration fiscale aurait dû imputer la somme de 8 249,47 euros proportionnellement au règlement des seules cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu établies au titre des années 2005 et 2006, alors même que ces impositions ont été mises en recouvrement le même jour et qu'elles présentent ainsi la même ancienneté, pour l'application de l'article 1256 de ce code.
7. Enfin, si le comptable public était tenu, en application des dispositions combinées des articles 1254 et 1256 du code civil, d'imputer proportionnellement la somme de 8 249,47 euros sur les intérêts correspondant aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu établies au titre des années 2005 et 2006, qui présentaient la même ancienneté, ainsi qu'il a été dit au point précédent, puis sur ces impositions et leurs accessoires, la circonstance qu'il ait commis une erreur quant à l'imputation de cette somme en l'affectant, ainsi qu'il a été dit au point 4, au règlement des intérêts se rapportant à la seule cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu établie au titre de l'année 2005, puis au règlement de cette imposition et des majorations correspondantes, est par elle-même sans incidence sur le bien-fondé de l'obligation de payer résultant de la mise en demeure émise le 11 février 2021 par le comptable public du service des impôts des particuliers de Tourcoing, et en particulier sur le montant de la dette de M. B, lequel a estimé le solde restant dû au titre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu 2005 et 2006 à la somme de 27 926,53 euros, en imputant des dégrèvements accordés le 31 janvier 2011 à hauteur de 1 186 euros qui ne concernaient pas les majorations de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu établies au titre des années 2005 et 2006.
8. En second lieu, M. B n'est pas fondé à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations du paragraphe n° 40 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous les références BOI-REC-PART-10-20-10, qui ne comportent aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application par le présent jugement.
Sur les frais de poursuite :
9. Aux termes de l'article 1912 du code général des impôts : " 1. Les frais de poursuites mis à la charge des redevables au titre des produits recouvrés par le comptable public chargé du recouvrement sont calculés par application d'un pourcentage qui ne peut excéder 5 % du montant total des créances dont le paiement leur est réclamé, dans la limite de 500 euros. Un décret en Conseil d'Etat fixe, pour chaque catégorie d'acte, le tarif des frais applicables et les modalités d'application du présent alinéa. / Les frais accessoires aux poursuites sont fixés par décret. / 2. Ces frais sont recouvrés par le comptable public chargé du recouvrement des produits mentionnés au 1. ". Aux termes de l'article 396 C de l'annexe II à ce code, pris pour l'application des dispositions précitées de l'article 1912 : " Le pourcentage mentionné au 1 de l'article 1912 est fixé à : / a) 3 % pour un commandement de payer ; / b) 5 % pour une saisie portant sur des biens meubles corporels ou incorporels ; / c) 2,5 % pour une opposition sur saisie antérieure ; / d) 1,5 % pour une signification de vente ou l'apposition d'affiches ; / e) 1 % pour un inventaire des biens saisis ou pour un procès-verbal de vente. / Les frais de saisie sont ramenés à 1 % : / 1° En cas de saisie interrompue par un versement immédiat du redevable auprès de l'huissier ou du comptable mentionné à l'article 396 B ; / 2° Lorsque le redevable s'acquitte du montant de sa dette dans le délai d'un jour franc à compter de la saisie. / Les frais mis à la charge des redevables comportent un minimum par acte fixé respectivement à 7,5 euros pour le commandement de payer et à 15 euros pour les autres actes de poursuite ".
10. Il résulte de l'instruction que les saisies administratives à tiers-détenteur du 11 février 2021 font état de frais d'un montant global de 14 571,65 euros, qui comprennent, en réalité, au regard du bordereau de situation du 10 mai 2021, des frais de poursuites à hauteur de 4 873 euros et des intérêts moratoires d'un montant de 9 698,65 euros. Toutefois, ce bordereau fait apparaître des acomptes payés à hauteur de 3 347 euros sur des frais de poursuites et un reste dû de 1 526 euros. Dans ces conditions, contrairement à ce que soutient l'administration fiscale, il n'est pas établi que le service des impôts des particuliers de Tourcoing a annulé des frais de poursuite à hauteur de 3 979,34 euros, correspondant à la décharge accordée par le tribunal administratif de Montreuil par le jugement n° 1644556 du 19 avril 2018 à la suite de la décision d'admission partielle de la réclamation de M. B du 10 mai 2021. En outre, il résulte de cette décision que les frais de poursuite exigibles devaient être limités à la somme de 3 339 euros, l'administration fiscale ne justifiant d'aucun acte de poursuite postérieur à ce jugement et donnant lieu à des frais en application des dispositions précitées de l'article 1912 du code général des impôts et de l'article 396 C de l'annexe II à ce code. Par suite, M. B est fondé à soutenir que c'est à tort que, par les saisies administratives à tiers détenteur du 11 février 2021, l'administration lui a réclamé le paiement d'une somme de 4 873 euros au titre des frais de poursuites, soit une somme supplémentaire de 1 534 euros par rapport au montant de 3 339 euros retenu par le tribunal administratif de Montreuil.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander, à concurrence de la somme de 1 534 euros, la décharge de l'obligation de payer les frais de poursuites qui lui ont été réclamés par les saisies administratives à tiers détenteur du 11 février 2021. Il appartiendra à l'administration d'en tirer les conséquences qui s'imposent en ce qui concerne l'imputation des paiements effectués par M. B.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. En premier lieu, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, le versement de la somme que M. B demande au titre des frais qu'il a exposés.
13. En second lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative qu'une personne publique qui n'a pas eu recours au ministère d'avocat peut néanmoins demander au juge son application au titre des frais spécifiques exposés par elle à l'occasion de l'instance. Les conclusions présentées ce titre par l'État, qui ne fait pas état précisément des frais qu'il aurait exposés pour défendre à l'instance, doivent dès lors être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : M. B est déchargé de l'obligation de payer la somme de 1 534 euros, qui lui a été réclamée par les saisies administratives à tiers détenteur qui lui ont été adressées le 11 février 2021 au titre des frais de poursuites.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 8 février 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Courtois, première conseillère,
- Mme Jaur, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.
La rapporteure,
Signé
C. COURTOISLe président,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026