LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2105966

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2105966

mercredi 15 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2105966
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantSCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2021, Mme B D, représentée par Me Ingelaere, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Carvin à lui verser la somme de 44 794,35 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'accident survenu le 1er avril 2016 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Carvin la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité de la commune de Carvin est engagée à raison du défaut d'entretien normal de la voie publique résultant de la surélévation de 5,5 à 7,5 cm des dalles du trottoir de l'avenue Montaigne ;

- la commune avait connaissance du danger représenté par ces dalles, lequel n'était pas signalé ;

- il en résulte des préjudices qui se décomposent comme suit :

* des dépenses de santé actuelles ;

* assistance par tierce personne temporaire : 416 euros ;

* déficit fonctionnel temporaire : 378,35 euros ;

* souffrances endurées : 4 000 euros ;

* préjudice moral : 10 000 euros ;

- elle a perdu l'enfant dont elle était enceinte consécutivement à cet accident et a droit au versement de la somme de 30 000 euros en réparation de ce préjudice.

Par un mémoire, enregistré le 18 août 2021, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de l'Artois demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Carvin à lui verser la somme de 891,53 euros au titre des débours qu'elle a exposés pour son assurée, Mme D, assortie des intérêts au taux légal à compter du jugement à intervenir ;

2°) de condamner la commune de Carvin à lui verser l'indemnité forfaitaire de gestion.

Elle soutient que les débours qu'elle a exposés ont pour origine l'accident dont a été victime Mme D, son assurée, le 1er avril 2016 et s'élèvent à la somme de 891,53 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 mars 2022, la commune de Carvin, représentée par Me Vamour, conclut :

1°) au rejet de la requête ;

2°) au rejet des conclusions de la CPAM de l'Artois ;

3°) à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la défectuosité des dalles de trottoir et le lieu de l'accident ne sont pas établis ;

- la défectuosité des dalles ne constitue pas un défaut d'entretien normal ;

- la chute de la requérante, qui connaissait les lieux qu'elle empruntait quotidiennement, résulte de son inattention ;

- le lien de causalité entre la défectuosité du trottoir et les préjudices invoqués n'est pas établi ;

- à titre subsidiaire, les prétentions indemnitaires de la requérante sont excessives, l'indemnisation du déficit fonctionnel temporaire devant être limitée à la somme de 246,75 euros, celles de l'assistance par tierce personne et des dépenses de santé actuelles, des souffrances morales et du préjudice moral devant être rejetées ;

- les conclusions de la CPAM de l'Artois doivent être rejetées à défaut de lien de causalité entre le dommage invoqué et l'ouvrage public.

Par une ordonnance du 20 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 novembre 2022.

Vu :

- l'ordonnance n° 1706691 du 20 octobre 2017, par laquelle le président du tribunal a ordonné une expertise à la demande de Mme D et a désigné le docteur A C, en qualité d'expert ;

- le rapport d'expertise établi par le Dr C et déposé au greffe du tribunal le 22 décembre 2017 ;

- l'ordonnance n°1706691 du 8 janvier 2018 par laquelle les frais et honoraires de l'expertise confiée au docteur C ont été liquidés et taxés à la somme de 800 euros ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lançon,

- les conclusions de Mme Bruneau, rapporteure publique,

- les observations de Me Ringuez, substituant Me Ingelaere, avocat de Mme D,

- les observations de Me Sule, substituant Me Vamour, représentant la commune de Carvin.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D expose s'être tordu la cheville, le 1er avril 2016, sur le trottoir de l'avenue Montaigne à Carvin (62) alors qu'elle accompagnait sa fille à l'école maternelle, en trébuchant contre les dalles surélevées par l'effet des racines des arbres bordant l'avenue. Par une lettre du 4 avril 2016, elle a demandé à la commune de Carvin de l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de sa chute. Sa demande ayant été rejetée, Mme D demande au tribunal de condamner la commune de Carvin à lui verser la somme de 44 794,35 euros en réparation des préjudices résultant de sa chute du 1er avril 2016.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Il appartient à l'usager, victime d'un dommage survenu sur un ouvrage public, de rapporter la preuve du lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage dont il se plaint. La collectivité en charge de l'ouvrage public doit alors, pour que sa responsabilité ne soit pas retenue, établir que l'ouvrage public faisait l'objet d'un entretien normal ou que le dommage est imputable à la faute de la victime ou à un cas de force majeure.

3. Il résulte de l'instruction, en particulier des éléments concordants issus du courrier du service des urgences du centre hospitalier de Seclin du 1er avril 2016, des courriers de Mme D adressés à la commune de Carvin, de l'attestation d'une témoin directe des faits et des conclusions expertales, que la requérante a trébuché, le 1er avril 2016, sur les dalles du trottoir bordant l'avenue Montaigne de la commune de Carvin qui présentaient des surélévations par l'effet des racines des arbres existant, d'une hauteur variable de 5,5 cm à 7,5 cm. Selon un rapport des services techniques de la commune de Carvin, établi le 9 mai 2016, ces défectuosités étaient connues de la collectivité qui avait été alertée par une autre usagère victime d'une chute, sans toutefois procéder à une intervention pour y remédier en raison de " l'ampleur des travaux " alors même qu'elle notait qu'aucun panneau ne signalait les déformations du trottoir. Dans ces circonstances, la responsabilité de la personne publique est engagée au titre du défaut d'entretien de l'ouvrage. Cependant, l'intéressée connaissait les lieux pour les emprunter régulièrement afin d'accompagner son enfant à l'école, comme c'était le cas le jour de l'accident. Dès lors, la faute d'inattention de la victime doit être regardée comme ayant contribué, à hauteur de 50%, à la réalisation du dommage.

Sur les préjudices :

4. En premier lieu, eu égard aux conclusions expertales et en l'absence de contestation sur ce point, il y a lieu de fixer la date de consolidation de l'état de santé de Mme D au 31 mai 2016.

5. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que pour la période allant du 1er avril 2016 au 26 avril 2016, période au cours de laquelle Mme D portait une botte plâtrée, l'état de santé de la requérante a nécessité une assistance par tierce personne non spécialisée à hauteur d'une heure par jour. Afin de tenir compte des congés payés et des jours fériés prévus par l'article L. 3133-1 du code du travail, il y a lieu, ainsi que le prévoit le référentiel de l'ONIAM, de calculer l'indemnisation sur la base d'une année de 412 jours, ainsi que sur la base d'un taux horaire moyen de rémunération tenant compte des charges patronales et des majorations de rémunération pour travail du dimanche, fixé à 15 euros pour une aide active non spécialisée. La somme exposée durant cette période doit être évaluée à un montant total de 220,11 euros ((15x (412/365) x 26) x 0,5), après application du taux d'imputabilité défini au point 3. Par suite, l'indemnisation due au titre de l'assistance par une tierce personne à titre temporaire doit être fixée à cette somme qui sera mise à la charge de la commune de Carvin.

6. En troisième lieu, il résulte de l'instruction, en particulier du rapport de l'expert, que Mme D a présenté un déficit fonctionnel temporaire, en lien avec l'accident dont elle a été victime, de 50% du 1er avril 2016 au 26 avril 2016, de 25% du 27 avril 2016 au 2 mai 2016 et de 10% du 3 mai 2016 au 30 mai 2016. Dès lors, en retenant un taux journalier d'indemnisation de 15 euros, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi par la requérante au titre du déficit fonctionnel temporaire en l'évaluant à la somme de 129,75 euros [((26 x 15 x 0,50) + (6 x 15 x 0,25) + (28 x 15 x 0,10) x 0,50), après application du taux défini au point 3, qui sera versée par la commune de Carvin.

7. En quatrième lieu, il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées, évaluées par l'expert à 2 sur une échelle de 0 à 7 compte tenu de la douleur physique et des " troubles émotionnels " consécutifs à l'accident, en les fixant, selon le barème de l'ONIAM, à la somme de 1 572 euros dont 786 euros seront mis à la charge de la commune de Carvin, après application du taux de 50%.

8. En cinquième lieu, Mme D n'est pas fondée à demander l'indemnisation d'un préjudice moral, qu'elle ne justifie pas, distinct des souffrances endurées évaluées précédemment.

9. En sixième lieu, si Mme D demande l'indemnisation du préjudice résultant de la perte de son enfant dont elle était enceinte depuis quatre semaines, il résulte de l'instruction, en particulier des conclusions de l'expert, que cet évènement dramatique est sans lien avec l'accident survenu le 1er avril 2016. Par suite, la requérante n'est pas fondée à demander une indemnisation à ce titre.

10. Il résulte de ce qui précède que la commune de Carvin doit être condamnée à verser à Mme D la somme totale de 1 135,86 euros.

Sur les conclusions présentées par la CPAM de l'Artois :

11. En premier lieu, la CPAM de l'Artois exerce sur les réparations dues au titre des préjudices subis par Mme D le recours subrogatoire prévu par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale. Il résulte de l'instruction, en particulier du relevé définitif de ses débours, établi le 18 août 2021, qu'elle a exposé, pour le compte de Mme D, son assurée, des frais d'hospitalisation les 1er avril 2016 et 26 avril 2016 pour un montant de 168,13 euros, des frais médicaux du 1er avril 2016 au 31 mai 2016 pour un montant de 595,12 euros, des frais pharmaceutiques du 1er avril 2016 au 4 avril 2016 pour un montant de 103,88 euros et des frais d'appareillage le 1er avril 2016 pour un montant de 24,40 euros. Ainsi, les dépenses de santé engagées en lien avec l'accident dont la requérante a été victime s'élèvent à la somme globale de 445,77 euros (891,53 x 0,50), compte tenu du taux d'imputabilité de 50% défini précédemment. Cette somme sera mise à la charge de la commune de Carvin.

12. En second lieu, aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte () ". Il résulte de ces dispositions que, d'une part, lorsqu'ils sont demandés, et quelle que soit la date de la demande, les intérêts des indemnités allouées sont dus à compter du jour où la demande de réclamation de la somme principale est parvenue à la partie débitrice ou, à défaut, à compter de la date d'enregistrement au greffe du tribunal administratif des conclusions tendant au versement de cette indemnité.

13. Il n'y a pas lieu de préjuger d'une difficulté d'exécution du présent jugement. Par suite, les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Artois tendant à ce que son indemnisation soit assortie des intérêts à compter de la date du présent jugement, ainsi qu'elle le demande expressément, ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :

14. Aux termes du neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la Caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 € et d'un montant minimum de 91 €. " Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 118 € et 1 191 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2024. "

15. En application des dispositions citées ci-dessus, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Carvin, le versement de la somme de 148,59 euros (445,77 / 3) euros à raison des frais engagés par la caisse primaire d'assurance maladie de l'Artois pour obtenir le remboursement des prestations servies à son assurée.

En ce qui concerne les frais d'expertise :

16. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. /L'Etat peut être condamné aux dépens ".

17. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal administratif, liquidés et taxés à la somme de 800 euros, pour moitié à la charge de Mme D, pour moitié à la charge de la commune de Carvin.

En ce qui concerne les frais exposés et non compris dans les dépens :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme D, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Carvin demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Carvin une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme D et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La commune de Carvin est condamnée à verser à Mme D une somme de 1 135,86 euros.

Article 2 : La commune de Carvin est condamnée à verser à la CPAM de l'Artois une somme de 445,77 euros.

Article 3 : La commune de Carvin versera à la CPAM de l'Artois la somme de 148,59 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Article 4 : Les frais et honoraires, liquidés et taxés à la somme de 800 euros, sont mis, pour moitié, à la charge de Mme D, pour moitié, à la charge de la commune de Carvin.

Article 5 : La commune de Carvin versera à Mme D une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D, à la commune de Carvin, et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Artois.

Délibéré après l'audience du 24 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Riou, président,

M. Fougères, premier conseiller,

Mme Lançon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.

La rapporteure,

signé

L.-J. Lançon

Le président,

signé

J.-M. RiouLa greffière,

signé

J. Vandewyngaerde

La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions