mercredi 29 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2106732 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | CARRÉ-PAUPART |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 décembre 2023, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Artois, qui exerce l'activité de recours contre tiers pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte d'Opale, représentée par Me Berny, demande au tribunal administratif de rectifier pour erreur matérielle le jugement n° 2106732 du 29 novembre 2023 par lequel il a, notamment, condamné le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte d'Opale la somme de 91 020,19 euros au titre de ses débours, qu'elle a exposés pour le compte de Mme A, assortie des intérêts à compter du 19 septembre 2022, capitalisés à la date du 19 septembre 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 741-11 du code de justice administrative : " Lorsque le président du tribunal administratif () constate que la minute d'une décision est entachée d'une erreur ou d'une omission matérielle non susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, il peut y apporter, par ordonnance rendue dans le délai d'un mois à compter de la notification aux parties, les corrections que la raison commande. / La notification de l'ordonnance rectificative rouvre, le cas échéant, le délai d'appel ou de recours en cassation contre la décision ainsi corrigée. / Lorsqu'une partie signale au président du tribunal administratif () l'existence d'une erreur ou d'une omission matérielle entachant une décision, et lui demande d'user des pouvoirs définis au premier alinéa, cette demande est, sauf dans le cas mentionné au deuxième alinéa, sans influence sur le cours du délai d'appel ou de recours en cassation ouvert contre cette décision. ".
2. Le jugement n° 2106732 du 29 novembre 2023, au point 42 de ses motifs, fait droit à la demande de la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte d'Opale tendant à ce que la somme mise à la charge du centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer soit assortie des intérêts à compter du 19 septembre 2022. Or l'article 2 du dispositif a omis d'assortir le montant de la condamnation à indemniser la caisse qu'il prononce des intérêts et de mentionner leur point de départ. Cette omission matérielle est dépourvue de toute incidence sur le raisonnement adopté pour déterminer le montant du préjudice.
3. Il y a lieu de rectifier cette omission matérielle en application des dispositions visées ci-dessus de l'article R. 741-11 du code de justice administrative, conformément au dispositif ci-dessous.
O R D O N N E
Article 1er : A la fin de la première phrase de l'article 2 du dispositif du jugement n°2106732 sont ajoutés les mots " assortie des intérêts à compter du 19 septembre 2022 ", le reste de l'article 2 étant inchangé.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Artois et à l'Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Copie pour information sera adressée à la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte-d'Opale.
Fait à Lille, le 11 décembre 2023.
Le président
signé
Christophe HERVOUET
Pour expédition conforme,
la greffière
2 REM
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
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01/06/2026